‹ Mahomet; drame en cinq actes, en versChapitre 38 sur 83 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

ABOU-BECKER

C'est prendre l)ieiî du soin pour quelque Cdurtisane.

SOFL\, liondissnnt sous routrage.

Ah! pour que l'on m'insulte ai-je eu peur de mourir Mon nom est Solia, du pays des Nadhyr, Prophétesse des Juifs!

(a Mahomet.)

Propiiète, pour ta gloire, Respectant mon malheur, honore ta victoire.

C'est plus que ton malheur qui sera respecté. Oui ! — J'aime ta nohlesse ainsi que ta Ijcauté : Sofia, Sofia, c'est toi la Sulamite!

Pour toi j'exerce donc mon pouvoir sans limite ; Le Koran est ici d'accord avec mes vœux; Solla, lu seras ma femme, je le veux.

ABOU-BECKER

Quoi! le Prophète aralje épouser une Juive!

MAHOMET, avec violence.

Assez !

ABOU-BECKER, s'inclinant.

Que Dieu nous iiarde!

Assez! Quoi qu'il arrive, Je veux ce que je veux, prouvant k tous ainsi

Ou'Âyeslia sur mon cœur ne règne pas ici.

(a la foil.'. I

Devant cette nouvelle épouse du Prophùte Inclinez-vous, et puis qu'à nous suivre on s'apprête.

— Ayeslia, je connais ta raison et ton cœur: Tu feras hou accueil à ta nouvelle snmr.

AVKSIIA, avec un cnlme presque indifférent.

Uni, maître.

Donne-lui place dans ta litière.

AYKSHA.

Oui, maître.

MAHOMET, ù part.

Elle n'est pas jalouse, elle si lière!

(i'est étranjj:e 1

(Uiiul, voyant le soleil qiii coinnipnce à poindre.)

Croyants, l'aube naît : à genoux!

C'est le soleil! Louange à Dieu! Relevez-vous. En marche maintenant, en marche pourMédine!

(.Montrant la litière.)

— Solia, c'est la place qu'ici on te destine.

HAESA, a part, à Hassan.

Oui donc nous vengera \'

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