‹ Mahomet; drame en cinq actes, en versChapitre 37 sur 83 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

A mes transports pourquoi te inoutrer si rebelle, Et ra'oublier toujours lorsque je me souviens ?

Je suis noire, mais belle;

Mon bien-aimé, reviens!

Hier je te cliercliais, les gardes m'ont blessée; Sans toi, dans ma maison me voici de retour.

Reviens, ta fiancée

Attend et meurt d'amour !

(Sofia se rnppiocbe de Mahomet).

Le voici! Répandez les roses sur ma couclie

Et les fleurs du pommier et la myrrhe et l'encens;

Un seul mot de sa bouche

Ranime tous mes sens.

Il est la (leur des champs et le lis des vallées, Mais plus beau que le lis et plus doux que la fleur.

Nos haleines mêlées,

Viens dormir sur mon cœur!

J'ai goLité la douceur de dormir à ton ombre; Que d'autres ennemis viennent à moi s'offrir,

Que m' i m i )0 r le le u r n (j m 1 1 re ?

J'aime : je peux mourir!

(Elle s'arrête et s'é oigne de .Mahomet qui la suit des yeux, va vers le rocher, s'i agenouille et y pose sa tète.)

Allons, Abou-Becker, frappe à présent!

Arrête!

ABOL-BECKER.

C'est ma part du butin, et je veux cette tête!

Ton droit, je le connais... mais tu connais la loi :

(AUnnt vers Sofia.)

Elle t'appartenait...

(La couvrant de son mnntenu vcrl).

Elle n'est plus à toi; Mon manteau la protège, et ta main infidèle Se sécherait soudain si tu l'approchais d'elle.

ABOL -BECKER.

Prophète, j'obéis.

SOFIA, à pnrt.

Courage encore! Allons!

0 vengeance! ô devoir! que vos chemins sont longs!

(Ployant un genou devant Mahomet. )

Merci, merci. Prophète! Et maintenant ordonne. Quand dois-je te quitter?

Moi que je t'aljandonne, Que j'attire sur toi quelque nouveau danger! Non, femme, jusqu'au b(mt je veux te protéger, Te conduire à Médine.

ABOU-BECKER

Elle?

Qui me condamne?

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