SCÈNE IV
MAHOMET, AYESHA.
AYESHA, calme et froide.
Prophète, me voici.
Que voulais-tu de moi ?
J'avais l'âme inquiète A ton sujet; j'ai craint...
AVESHA, avec indifférence.
Que craignais-tu, Prophète ?
J'ai craint quelque danger pour toi.
AVESHA, avec étoniiement.
Pour moi ! Comment?
Un rêve que j'ai fait. Oui ; mais en ce moment Je n'en conserve plus qu'une conluse image.
[Les yeux fixés sur elle.)
C'était dans le désert, au milieu d'un orage; Un goutTre tout à coup s'ouvrait devant tes pas... Safvvan te sauvait...
(A part.)
Elle ne pâlit pas I Non !
AVESHA, avec calme.
Prophète, ton rêve est cliose naturelle Safwan m'a sauvée un jour.
Je me rappelle.
— Aujourd'hui, n as-tu pas quelque pressentiment?
AYESHA.
Aucun.