ACTE TROISIEME
Mon esprit t'appartient, ma force se soumet; Qu'ordonnes-tu de moi pour la nouvelle guerre?
Tu me suivras, ainsi que tu l'as fait naguère; Les cavaliers Ansars suivront Ali demain, Omar rassemblera les tribus del'Yénien.
— Quant à toi, Safwan...
AYESIIA, à part.
Safwan !
Je te donne Les Arabes bédouins à commander. Personne Ne le peut mieux que toi; je veux des hommes sûrs. Plus que jamais! Demain tu quitteras ces murs; Non, ce soir! L'ennemi, se risquant dans nos plaines, Aborde à mes côtés les cohortes romaines. C'est le plus grand honneur, Safwan; c'est aussi Le péril le plus grand, tu le sais.
SAFWAN.
Oui; merci, Prophète !
AYESHA, à part.
Hélas!
MAHOMET, à la foulo.
Croyants, la grande œuvre guerrière.
Commençons-la...
LA VOIX DU MUEZZIN, au dehors.
Louange à Dieul
Par la prière :
Du côté de la Mecque inclinons tous le front; Louange à Dieu!
LA FOULE, prosternée.
Louange à Dieu!
Suivez -moi donc!
{Sofia, immobile à droite, regarde le défilé. Hassan et Hafsa vont à elle, et la scène suivante se passe sur le devant, en aparté, pendant le défilé lent du cortège.)
IIAFSA, à Sofia.
Eli bien, tu vois, il part... il nous échappe. Juive!
SOFIA
Non! — Mais tu m'as promis, Hafsa, quoi qu'il arrive, De m' obéir en tout.
HAFSA
Tu peux compter sur moi.
HASSAN
Sur nous deux.
IIAFSA.
Mais s'il part tout est perdu!