SCENE II
BÉLAL, Le MOADMF.M (erieur clps pri.'res publiques) ;
puis ABOU-BliCKlili; La Foule.
BELAL, soitant de la mosquée.
Vous qui croyez, venez, venez à la prière ! Venez, venez !
(La îoule entre de toutes parts et se ran^e sur Ir-s marches de la mosquée.) BELAL, montrant l'horizon.
Voici la famille guerrière Oui rentre dans nos murs! Vaincus ou triomi)hants, Recevons dans nos bras frères, pères, enfants ; Honorons le Très-Haut dont le regard disperse Les cohortes de Rome et les triljus de Perse, Ou prouvons, si le sort a tralii nos soldais. Que la patrie au moins ne les trahira pas ! Croyants, prosternez-vous !
Abou-BecUer, précédé des troniptf.ps ipii éclatent en fanfares de triompha, arrive par l'escalier qui descend vers la ville.)
ABOU-BECKER
Louange à Dieu! Louange !
Debout, vous qui priez ! Dieu ngus sert, Dieu nous ve^ge, Mais le combat fut dur jusqu'au dernier moment, Notre triomphe, hélas ! fut paye chèrement. Et pour l'éternité la nuit perdrait ses voiles
Si de nos héros morts Dieu faisait des étoiles ! Le Propliète lui-même, au milieu des Romains Se jetant pour sauver Safwan de leurs mains, Et dans leurs rangs épais portant son aigle noire, A par ce grand efiort décidé la vicloiro.
LA FOULE
Allalil Gloire au Propliète !
ABOU-BECKLR.
A Safwan aussi, Car il s'est bien hattu. — Silence! Les voici !
(Précédé des clairons qui sonnent, Mnliomot entre soutenant Safwnn; son escorte se ninge sur les de^^-rés de la mosquée; à droite un groupe de femmes, parmi lesquelles Aveslia.)