SCENE lY
Les Mêmes, HâFSA, HASSAN.
IIAFSA.
Arrête !
Tu ne dois rien à Dieu, ni Heurs, ni chants de fête. Car ce qu'il te gardait dans ta propre maison, Mahomet, c'est la honte et c'est la traliison !
La honte ?
H^FSA.
Oui, oui ! ma voix, que nul ne fera taire. Accuse devant tous Ayesha d'adultère !
ABOU-BECKER
Tu mens, femme, tu mens !
IIAFSA.
Elle se défendra, Mais d'abord, le Propliète est juste, il m'entendra.
HASSAN
Oui, Prophùtc, et voici le nuiu de son complice : Sai'wan.
MAHOMET, s'éIoi;^nniit vivoinent de SaSvon et lu main pn'ie à tirer son poignard.
Sai'wan !
ABOU-BECKEll, lui retenant le bras.
Prophète !
"(.Mahomet reprend un air. impassib'e.) IIAFSA.
Fais justice !
C'est i)Our elle que tu m'as chassée. A son tour! Je dénonce leur vil et criminel amour !
AB0U-BECKEI5.
Tais-toi !
MAHOMET, froidon.ent, à Hafsa.
Tu peux parler.
ABOU-BECKER
Quoi ! tu veux qu'on l'écoute ?
Cette femme est jalouse et se venge...
HAFSA
Oui, sans doute !
Oui, mon âme, mon cœur et mon esprit broyés