‹ Mahomet et la CoranChapitre 39 sur 50 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Grandeur de Mahomet ; comparé à Moïse ; Mahomet est le seul dans l'histoire qui ait été tout à la fois fondateur d'empire, fondateur de religion, législateur et poëte. — Il faut respecter le Mohométisme en tant que religion monothéiste ; fanatisme mahométan ; ses conquêtes ont été fécondes ; génie arabe à Damas, à Bagdad, en Espagne; rôle scientifique des Arabes; leur philosophie peu originale; leurs historiens et leurs géographes ; arabesques, architecture; la Chevalerie inventée par les Arabes ; part qu'on doit faire à 3Iahomet dans tous ces développements et ces progrès ; influence littéraire et morale du Coran, — Le génie arabe obligé de quitter son j;is berceau pour dominer et grandir ; l'Arabie ne garde que lesYilles

saintes; discordes déplorables des peuples chrétiens et des peuples musulmans ; rapports des deux religions ; identité de croyances; les trois religions monothéistes. — Jugements divers sur le Mahomélisme : M. William Muir et M. Gustave Weii.

Je voudrais terminer cette étude sur le prophète de l'Arabie par une appréciation générale non pas de Mahomet lui-même, dont j'ai assez parlé, mais* du Mahométisme. C'est le Mahométisme qui a suscité la nation arabe, et lui a procuré, dans l'histoire du monde, une place que, sans cette décisive influence, elle n'aurait jamais occupée.

D'après tout ce qui précède, on peut aisément juger Matiomet ; et, pour ma part, je n'iiésite pas à le classer dans les premiers rangs parmi les plus grands hommes. Il a été tout à la fois révélateur d'une religion, organisateur d'un peuple el fondateur d'un empire, qui a subjugué avec une rapidité merveilleuse une immense partie de la terre. Sans parler du poëte, il a été tout ensemble prophète, législateur et conquérant. Dans les annales humaines, il est le seul à avoir revêtu ces trois caractères éminents ; et il a également réussi dans ses dogmes, dans ses lois et dans ses guerres. Les circonstances sans doute l'ont aidé, ainsi que je l'ai fait voir, et comme l'a très-bien dit Voltaire :

« Le tour de l'Arabie était enfin venu ; »

Mais Mahomet a eu la fortune, vainement tentée par bien d'autres, de substituer le monothéisme à l'idolâtrie, de réunir en corps de nation toutes ces hordes vagabondes, et de leur assurer un rôle qu'elles n'eussent jamais joué s'il n'eût été leur initiateur religieux, leur législateur et leur chef.

Il n'y a guère qu'un seul homme dont on puisse rapprocher Mahomet : c'est Moïse, le prophète hébreu, agissant dans les mêmes lieux à peu près, sur des peuples et des mœurs fort analogues, mais ayant l'avantage d'avoir paru le premier et vingt-deux siècles auparavant. Moïse aussi a créé une religion, dont Mahomet a beaucoup emprunté; il a créé aussi un

peuple dont rindestructible organisation a bravé tous les revers, et qui semble capable de braver même l'action éternelle du temps, à qui tout cède. Mais Moïse n'a point acquis un vaste empire par le glaive ; et les conquêtes que son peuple a pu faire sous sa conduite ou après lui ne comptent pas, réduites à quelques déserts un peu moins arides que les autres. Les Juifs ont exterminé leurs voisins les plus proches ; mais en fait ils n'ont jamais rien possédé qu'un imperceptible territoire, et Tempire qu'ils rêvent est encore tout entier dans les ténèbres d'un avenir impossible.

Ce n'est pas d'ailleurs une critique que l'on doive adresser à Moïse ; et il n'y a point à regretter pour lui de n'avoir pas eu à verser ces torrents de sang qui •sont le prix de la gloire \ulgaire. La sienne a été plus haute, et l'étendue de son véritable empire n'en a pas souffert. Sa domination est toute morale. Mais quelle grandeur n'a-t-elle pas ? Avoir préparé par le judaïsme les germes essentiels de la foi chrétienne et ceux du Mahométisme, sans se confondre ni dans l'une ni dans l'autre, où trouver dans l'histoire des hommes tant de bienfaits, tant d'originalité, tant de constance? Quand la tradition représente Moïse entouré des feuxd'Horeb et de Sinaï, elle ne se trompe point, et ces métaphores suffisent à peine pour égaler l'éclat d'un tel nom, et les splendeurs impérissables d'un tel génie. Devant la majesté de cette figure, j'avoue que celle de Mahomet semble s'évanouir; et Mahomet lui-même, dans sa modestie et sa loyauté, eût été le premier à le recon-

naître ; car, parmi les personnages qu'il cite, et sur lesquels il s'appuie, il n'en est pas qu'il vénère plus que Moïse, et dont il invoque plus souvent les exemples et le témoignage ^

Mais tout inférieur que peut être Mahomet, la justice veut qu'on ait pour son oeuvre à peu près le même respect qu'il a eu pour celle d'autrui, et qu'on ne la juge pas, comme on Ta fait trop souvent, avec une dédaigneuse ironie, qui fait plus de tort à ceux qui se la permettent qu'à celui contre qui elle est dirigée. Il y a aujourd'hui dans trois parties du monde plus de cent millions de musulmans, et voilà douze cents ans passés que leur religion règne sur une bonne partie de l'Asie, de l'Afrique et même de l'Europe. A moins de traiter avec une légèreté aveugle cette portion considérable de l'humanité, qui a cependant à peu près les mêmes idées que nous sur Dieu et sa providence, il faut bien prendre au sérieux un fait aussi vaste et aussi durable. Le Mahométisme n'est pas près de disparaître ; et pour faciliter les rapports qu'on a nécessairement avec lui, il faut tâcher de le comprendre dans tout ce qu'il a de vrai et de bon, et de ne pas l'exclure, malgré ses défauts trop réels, de cette bien»

1 Le Coran revient à tout instant sur l'histoire de Moïse ; il raconte dix fois sa vie tout entière, sa naissance, son péril sur les eaux du Nil, ses prodiges à la cour du Pharaon, ses luttes contre l'idolâtrie des Hébreux, ses entrevues avec Jéhovah, son courage dans le désert, ses souffrances et sa mort. Mahomet se plaît à retracer ce grand portrait, où il retrouve une partie de sa propre figure et de sa destinée ; voir plus loin, dans les Extraits du Coran, le chapitre sur les Prophètes.

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veillance universelle que recommande la charité chrétienne.

Je reconnais d'ailleurs sans peine que la manière dont l'islamisme s'est annoncé au monde n'était pas faite pour lui concilier cette tolérance qu'on doit réclamer aujourd'hui en sa faveur. A peine le peuple arabe a-t-il été réuni et organisé sous son prophète, et sous sa loi nouvelle, qu'il s'est précipité sur toutes les contrées voisines avec une fureur de fanatisme et de combats que rien ne dépasse dans l'histoire des invasions. En moins d'un siècle, des succès aussi prodigieux par leur étendue que par leur rapidité rendent la race musulmane maîtresse de toute la péninsule arabique, de la Syrie, de la Perse, de l'Inde occidentale, de l'Egypte, du nord entier de l'Afrique, de l'Espagne, du midi de la France, et d'une grande partie des bords de la Méditerranée. C'est tout à la fois une frénésie de prosélytisme et de pillage. Mais comme c'est au fond l'enthousiasme rehgieux qui l'emporte, le torrent dépose quelque chose après qu'il est passé et qu'il s'est écoulé. Les barbares, qui avaient envahi trois ou quatre siècles auparavant l'empire romain dégénéré, n'avaient pensé d'abord qu'à tout dévaster pour jouir de tout. Une vengeance trop légitime les avait provoqués, et ils l'assouvissaient avec une cruauté d'esclaves révoltés qui a laissé un impérissable souvenir d'horreur. Sans que la conquête musulmane ait été exempte de ces souillures, elle a été cependant civilisatrice parce qu'elle a été surtout religieuse ; et

c'est pour convertir les peuples, bien plus encore que pour les dépouiller, que l'islamisme a entrepris les courses furieuses qui l'ont tout à coup transporté si loin de son berceau ^

Il est difficile de deviner ce que serait devenue la France, et peut-être aussi l'Europe, sans la victoire de Charles -Martel (bataille de Tours, 752), bien qu'il n'y ait point à croire que ni l'une ni l'autre eussent gagné à devenir musulmanes. Mais il est certain que les Arabes, quoique moins disciplinés que les Franks, vainqueurs et héritiers de la tactique romaine, leur étaient supérieurs sous bien des rapports ; et, quelques siècles plus tard, c'était aux sciences et aux écoles de l'islamisme que l'Europe chrétienne allait devoir la moitié de ses lumières. Au onzième et au douzième siècle, l'Espagne, livrée aux Maures, instruisait le reste du monde^ après s'êtreinstruite elle-même aux monuments delà Grèce. Si la scolastique n'avait point eu les sources arabes, il est sûr qu'elle n'eût pas fait de si rapides progrès ; et la renaissance d'Albert le Grand et de saint Thomas aurait pu se faire attendre encore bien longtemps.

C'est donc là un caractère qui distingue les conquêtes arabes de bien d'autres; et il serait peu équi-

1 On peut juger par le fanatisme actuel des populations musul= nianes de ce que devait être le fanatisme des premiers temps ; et pour ce qui nous regarde plus particulièrement, l'Algérie a dû nous prouver tout récemment quelle ardeur y ù conservée la foi mahomélane après trente ans de conquête. 11 paraît bien probable que le signal de la dernière insurrection est parti de la Mecque.

table de les confondre soit avec celles des barbares nos ancêtres, soit avec celles de Gengis-Khan ou de Timour. Celles-là n'ont été qu'une suite d'effroyables désordres; le carnage et le butin étaient les seuls objets des envahisseurs, et il n'est resté après eux que ruine et que deuil. Les Arabes, au contraire, ont semé partout des germes heureux, qui sont devenus féconds en d'autres mains que les leurs.

n ne faut pas d'ailleurs exagérer, comme on l'a fait souventS l'originalité du génie arabe et les services qu'il a rendus. C'est peut-être sous les Ommiades, à Damas en Syrie, non loin des écoles grecques, qu'a commencé pour les musulmans la culture des sciences et des lettres. Mais c'est surtout à Bagdad, sous les Abassides, qu'elles se sont développées et. qu'elles ont jeté tout leur éclat. Elles étaient toutes empruntées à celles de la Grèce, par l'intermédiaire de fidèles traductions, et elles durent peut-être aussi quelque chose à ce ciel qui jadis avait si bien inspiré les Chaldéens. De Bagdad, quoique à une grande dislance, la conquête arabe les a fait pénétrer en Espagne, où l'Europe, curieuse d'apprendre, venait les chercher dès le neuvième siècle. Cordoue, à l'autre extrémité du monde alors connu, remplaça bientôt la fastueuse Bagdad, qui s'énervait dans le luxe ; et, quand la dy-

* C'est une critique qu'on peut adresser peut-être assez justement

à M. A. Spreng-er. L'éloge quïl fait de rinlluence arabe au moyen

âge dépasse certainement la mesure, quoique cette inllucnce ait été

, considérable. Voir l'ouvrage de M. A. Sprenger, Das Leben iind die

Lelire des MoJiammad, t. I, prclacc, p. 2 et suiv.

naslie abbasside s'éteignait peu à peu sur les rives du Tigre et de PEuphrateS l'intelligence arabe était encore dans toute sa fleur sur celles du GuadalquiYir ; Averrhoès professait là où étaient nés, raille ans avant lui, Sénéque et Lucain.

Les savants ne sont pas d'accord sur la part qui revient en propre aux Arabes dans leurs travaux; presque toujours on leur attribue trop ou trop peu ; et, comme ils ont beaucoup reçu, il n'est pas facile de voir ce qu'ils ont ajouté à l'iiéritage. Mais ce que l'on ne peut refuser d'abord à leurs princes, c'est d'avoir favorisé, par leur protection et même par leurs exemples, ce développement tout nouveau de l'esprit arabe, que rien jusque-là n'avait fait soupçonnera En second lieu, on est assez généralement unanime pour reconnaitre que les Arabes ont fait des progrès réels en astronomie, en mathématiques, en médecine, et qu'ils ne s'en sont pas tenus à ce qu'ils avaient appris d'Euclide et d'Archiméde, d'Hipparque et de Ptolémée, d'ïïippocrate el de Galien^ Ils ont été les seuls, pen-

1 La dynaslie des Abbassides, inaugurée en 750, était en pleine décadence moins de deux siècles après, lorsque les califes se donnèrent des maîtres eu créant les tondions iVémir-al-omrah , assez pareilles à celles des grands-vizirs. Elle fut chassée de Bagdad, quand cette ville tomba au pouvoir d'Houlagou, petit-fils de Gengis-Klian (1258); et elle se réfugia en Egypte, où elle subsista encore très-obscurément pendant près de trois cents ans, jusqu'à la conquête turque.

^ On peut ciier des princes qui ont cultivé et protégé les sciences depuis les premiers Abbassides jusqu'à Oloug-Beg, le petit-fils de Tamerlan, au quinzième siècle.

^ Voir les ouvrages' de M. L. A. Sédillot, Des sciences malhémati-

dant plusieurs siècles, à maintenir et à pouvoir développer la tradition grecque dans ces nobles sciences ; et tandis que notre moyen âge, livré à Fanarcliie et au désordre incessant, pouvait à peine comprendre les tliéories anciennes, loin d'y ajouter, les Arabes inventaient des méthodes nouvelles de calcul et perfectionnaient l'art de guérir.

Leur philosophie n'est pas très-originale; elle s'est bornée presque entièrement à suivre Aristote, qu'elle a parfois défiguré. Mais à cette école sévère elle a su beaucoup acquérir. Sans cette règle et ce joug du péripalétisme,Tesprit arabe n'aurait jamais atteint par luimême cette rigueur et celte exactitude nécessaires à la culture heureuse des sciences. Aristote l'a discipliné, comme il l'a fait pour tant d'autres; et, s'il a eu des élèves plus glorieux, il n'en a pas eu dans notre Occident de plus précoces ni de plus appliqués. Aristote régnait, sans susciter les moindres ombrages, dans les écoles de Bagdad et de Séville, trois siècles au moins avant qu'il ne régnât dans les nôtres. Mais ici encore, si la conquête arabe a été prompte et impétueuse, elle n'a pas été non plus de longue durée. L'Europe, héritant un peu plus tard de ces lumières, îes a successivement portées au point où nous les voyons aujourd'hui ; dans tous les pays de foi musulmane, elles se sont éteintes après avoir brillé quelques instants, comme ces plantes exotiques qui ne peuvent

gués chez les Grecs et les Orientaux, et sa préface aux Prolégomènes des tables astronomiques d'Oloug-Begip. xxv).

JUGEMENT SUR LE MAlIOMÉTiSME. 219-

^ivre longtemps et s'acclimater sur une terre étrangère. Les Arabes ont \u périr, dans leurs mains, les sciences dont ils avaient les premiers rallumé le flambeau mourant ; et comme la philosophie, quoique trèsindépendante de toute oppression, n'avait pas jeté parmi eux des racines assez profondes, tout le reste de leur intelligence s'en est ressenti. Le tronc commun recevant une nourriture peu abondante et peu substantielle, les rameaux se sont peu à peu desséchés, et ils ont fini par mourir. Il n'était pas donné à l'Arabie de pouvoir jamais produire ni des Descartes ni des Newton, quoique pour sa part elle ait contribué à préparer les voies où ils ont marché.

Quand on sait ce qu'a été l'histoire entre les mains des Grecs et des Romains, sans compter les modernes, on est peu disposé à beaucoup admirer les historiens arabes; mais en prenant d'autres points de comparaison, on aurait grand tort de les mépriser. L'Asie entière, y compris l'Inde et la Chine, tout intelligentes qu'elles sont, n'a jamais pu s'élever à la conception de l'histoire ; et les annales de ces peuples, quand ils ont essayé d'en avoir, sont si informes et si puériles qu'on n'y peut même surprendre les germes d'une future amélioration. Les faits y sont mal choisis, obscurs et mal classés; ce sont comme les bégayements et les récits incohérents de l'enfance. Les historiens arabes sont bien supérieurs ; et sans qu'ils aient encore toute la maturité désirable, ils comprennent du moins aussi bien que nous l'utilité et la dignité de la

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science qui cherche à fixer, par de durables (ableaux, tout ce qui, dans le passé, mérite l'attention des hommes et peut les instruire. Il suffit de lire, par exem- ■ pie, les ouvrages d'un Maçoudi, d'un Aboulféda, d'un Ibn Khaldoun ', pour senlir sur-le-champ que, si l'on n'est pas tout à fait avec eux dans la sphère des histo- 1 riens de l'antiquité grecque et romaine, on est bien moins encore dans la sphère ordinaire de l'Orient. Ils approchent de nous; et, un pas de plus, ils seraient presque à notre niveau, s'ils avaient à peindre nos — sociétés occidentales, au lieu des sociétés désordonnées au milieu desquelles ils vivent. La culture de la géographie se lie intimement à celle de l'iiisloire et à celle de Fastronomie. Aussi les géographes arabes, sans avoir beaucoup dépassé les Grecs, ont-ils, en suivant leurs traces, étendu et complété leurs connaissances, en ce qui concerne certaines parties du monde oriental.

A côté de la philosophie et des sciences, le seul art dans lequel aient excellé les Arabes, c'est l'architecture. Par suite d'une assez étrange superstition, les autres arts leur étaient à peu près complètement interdits. En défendant de représenter Dieu ou la personne humaine sous aucune forme % la religion pro-

* Voir pour Ibn Khaldoun, en particulier, les traductions de M. de Slane, dans le tome XIX des Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque impériale.

2 II est assez probable que Maliomet, en imaginont ou en autorisant cette interdiction, a voulu prévenir et combattre le retour de l'idolâtrie parmi les tribus qu'il avait eu tant de peine à convertir. Mais

semait la peinture et la sculpture. La défense a été respectée, et c'est là ce qui a produit dans l'architecture arabe ce genre particulier d'ornements qui n'est qu'à elle, et où elle n'a jamais été surpassée. L'imagination mutilée en un sens s'est donné carrière dans un autre ; mais le tort irrémédiable des arabesques est d'être sans vie ; et l'élégance n'y peut point racheter la froideur inanimée à laquelle elles sont condamnées, en dépit du mouvement et des contours qu'elles se donnent. La représentation de la nature est abseate de l'art arabe aussi bien que celle de l'homme et des animaux \

C'est une question très-déhcale et très-controversée que de savoir ce que l'architecture gothique a dû à l'architecture des Arabes "et des Sarrasins. Mais en laissant de côté ce problème, tout intéressant qu'il peut être pour nous, on ne saurait nier que le génie arabe n'ait montré, sous ce rapport, une grande ori-

les détails que j'ai donnés plus haut, p. 135, prouvent que la sculpture et la peinture n'étaient pas éirangères aux Arabes avant l'Islam. * On est tout étonné, quand on voyage dans la haute Egypte, de voir sur les admirables monuments que l'on rencontre presque toutes les têtes des personnages défigurées de la manière la plus méconnaissable ; elles ont toutes été martelées ; et comme cette mutilation se répète presque parlent et sur presque toutes les figures, il est clair qu'elle a été systématique. C'est à la conquête arabe qu'on doit la reprocher. Par dévotion, les musulmans ont effacé, autant qu'ils l'ont pu, les traits des visages; en poussant la piété plus loin, ils auraient tenté de détruire tout, si cette barbarie eût élé possible. Les Perses sous Cambyse l'avaient déjà commencée quinze siècles auparavant. Mais l'Egypte était si riche, qu'elle a pu sufhre à toutes ces dévas'.ations et qu'elle est toujours pleine de trésors.

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ginalité. Sans doute le contact avec Fart grec et l'art égyptien a dû l'inspirer; et l'on peut douter que, sans ces exemples fécondants, les constructions informes de la Gaaba eussent pu se changer si vite en ces mosquées et ces palais légers et gracieux qu'on retrouve dans toutes les contrées musulmanes, depuis l'Inde et la Perse jusqu'à Grenade, Cordoue et Séville. Mais tout en profitant des leçons de l'Kgypte et de la Grèce, rarchitecture arabe a mis à tout ce qu'elle a produit son cachet propre, et elle s'est si bien distinguée de ses maîtres qu'elle doit prendre place auprès d'eux.

Ce ne sont pas là de médiocres mérites. On pourrait y ajouter celui de la poésie que les Arabes n'ont cessé de cultiver depuis Mahomet, comme ils la cultivaient avant lui. Leurs poètes n'ont pas l'admirable goût des poètes de la Grèce et de Rome, et ils n'ont jamais approché de la perfection dans cette mesure qui peut rendre les œuvres classiques, en en ftiisant d'im.périssables modèles. Mais pour n'avoir pas cette rare valeur, la poésie arabe est loin d'être sans prix ; et dans l'histoire lyrique de l'esprit humain, elle a sa place bien marquée et son rang encore assez élevé.

Enfin c'est au génie arabe qu'on doit rapporter la chevalerie, qui, passée de chez eux en Europe, a beaucoup contribué à y adoucir les mœurs et à y faire naître la politesse et le respect des femmes. Née sous la tente, entretenue par les habitudes de la vie errante du désert, embellie par la passion des vers naturelle à toute cette race de poêles, la chevalerie commença

chez les Arabes, et produisit parmi ces farouches guerriers une foule de héros, dont les Abencerrages ont été plus tard le type accompli quoiqu'un peu trop raffiné. Au commerce des Arabes et à leur imitation, les rudes seigneurs de notre moyen âge amollirent leurs grossières habitudes ; et les chevaliers, sans rien perdre de leur bravoure, connurent des sentiments plus délicats, plus nobles et plus humains. Il est' douteux que le christianisme seul, tout bienfaisant qu'il était, les leur eût inspirés; peut-être même cettegalanlerie, avec les dangers séduisants qu'elle fait naître, est -elle peu d'accord avec la pureté chrétienne. Mais la chevalerie, passagère et superficielle comme elle a dû l'être, bientôt même romanesque et frivole, n'a pas été cependant sans utilité, sans charme et sans éclat. On doit féliciter les Arabes de cette aimable invention, qui ne devait pas leur survivre ; c'est comme une fleur née sous leurs brûlants climats, et qui perd bientôt sa grâce et son parfum sous des cieux moins cléments, où elle avait été transplantée ^

11 résulte donc de cet ensemble de labeurs intellectuels que le génie arabe n'a été ni dépourvu, ni stérile. Il n'a pas eu la splendeur immortelle et l'inépuisable fécondité de quelques autres ; mais il n'a point été inutile à l'humanité ; et à un certain moment, c'est lui qui a tenu le spectre que le monde ancien laissait échapper, avant que le monde nouveau ne sût

• Voir Herder, Idées sur la philosophie de Vhistoire de Vhumanité, livre XX, cli. ii, partie m, p. MO, de la traduction de M. Edgar Quinet.

le ressaisir. Un tel service ne peut être ni oublié, ni rabaissé, et il suffit à la gloire des Arabes. J'ajoute que cette gloire appartient aussi à Mahomet, et qu'il faut la faire remonter jusqu'à lui. Je vois deux motifs considérables à lui rendre cette justice. D'abord, il est évident que, sans lui et son action toute-puissante, jamais l'Arabie n'eût été unie; jamais elle n'aurait acquis cette concentration de forces qui, son unité étant faite, se sont répandues avec une énergie irrésistible dans les conquêtes du sabre et celles de l'intelligence. Dieu, il est vrai, n'a pas permis à cette race de sortir de limites assez restreintes ; mais chaque peuple a les siennes ; et la carrière qu'a fournie le peuple arabe, grâce à l'impulsion que Mahomet lui avait imprimée, est encore assez vaste et assez belle. Parmi les nations qui comptent dans l'histoire, il en est peu qui aient un si noble lot, et c'est à l'Islam que l'Arabie le doit, parce que l'Islam lui a donné une religion, une destinée commune, un centre d'activité, et l'on pourrait presque dire une patrie, si jamais peuple asiatique pouvait en avoir une.

En second lieu, Mahomet a directement agi sur l'esprit arabe par le Coran ; et c'est le Coran qui a conféré à l'influence du prophète cette durée nécessaire à toutes les grandes choses. Comme code religieux, il faut le laisser pour ce qu'il est ; et j'ai signalé ses lacunes aussi bien que ses qualités. Mais il faut remarquer, en dehors du dogme, que le Coran est le premier livre qu'aient eu les Arabes, et qu'il estreslésansau-

cune comparaison le plus beau qu'ils aient jamais produit. SansleCoran, devenu l'inspirateur d'un perpéluel enthousiasme, en même temps que le régulateur de la foi, les Arabes n'auraient jamais ressenti ni surtout employé ces ardeurs qui en ont fait pendant quelque temps l'effroi, l'admiration et l'école des autres peuples. Si, à bien des égards, il est difficile de défendre le Coran, sous ce rapport, il faut le mettre à côté de la Bible et de l'Évangile ; il a communiqué tous ses feux il l'âme des Arabes ; il les a transportés dans des régions de la pensée que sans lui ils n'eussent jamais connues, et quand on adore si pieusement les œuvres de Dieu, on est bien près de chercher à les comprendre avec l'aide et les procédés de la science. Le Coran a déplus ce grand avantage d'être un modèle accompli de style, du moins pour ceux auxquels il s'adressait ; et en épurant les esprits par cet attrait délicat delà forme, il les disposait aux sérieuses éludes et à de plus profonds travaux.

Mais ce qu'il y a de singulier, c'est que l'Arabie elle-même ne devait pas être le théâtre de cette gloire nouvelle. On dirait qu'elle s'est contentée de devenir l'inviolable asile de la foi musulmane. La Mecque et Médine sont restées les Villes saintes ; et, même jusqu'à ce jour, les infidèles sont demeurés bannis de cette terre sacrée. Ce n'est qu'au prix de leur vie qu'ils essayeraient de visiter et de souiller le Haram. Mahomet en avait chassé les idolâtres ; mais il est peu probable que, dans sa pensée, l'interdiction portât

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aussi loin, et qu'avec les idolâtres il proscrivît aussi le genre humain. C'est là, sans doute, une conséquence imprévue que le fanatisme a tirée du Coran, ainsi que tant d'autres non moins surprenantes. Mais qu'elle vînt ou non du prophète, il en résultait que ni la Mecque niMédine ne pouvaient ê(re les capitales de l'empire, privilège dont leur situation même devait les exclure. C'est ainsi que la vénération religieuse suhsistant pour elles, aussi ardente à cette heure qu'elle l'était il y a plus de vingt siècles, la puissance temporelle a dû nécessairement se déplacer, émigrant des déserts arabiques pour se transporter dans les contrées un peu plus hospitalières de la Syrie et de la Perse. Elle n'a pu même se maintenir longtemps dans ces régions, et, dès le xm^ siècle, l'empire arabe proprement dit mourait avec la dynastie des Abbassides. Les successeurs directs de Mahomet n'avaient duré que quelques générations. Des races plus fortes devaient succéder aux Arabes, si promptement affaiblis après les excès de leur énergie passagère. Mais le lien religieux, à défaut du lien politique, devait survivre, renouvelé chaque année par le pèlerinage aux lieux saints ; et la possession seule de la Mecque devint le signe de la suprématie, si ce n'est de l'autorité, parmi les nations musulmanes. 11 n'en a pas fallu davantage pour assurer, plus tard, à la Turquie, une supériorité qui n'est que nominale, mais que, sans cette circonstance, elle n'aurait pas. Si la Perse, qui est plus rapprochée des Yilles saintes, n'avait pasétéschismatique.

c'est elle, sans doiile, qui les eût gardées et qui aurait le dépôt de la foi.

Ainsi l'œuvre politique de Mahomet n'a subsisté tout au plus que six siècles; son œuvre religieuse en a déjà duré plus du double, et, selon toutes les apparences, elle n'est pas près de périr. On s'est trop accoutumé, parmi nous, à identifier les destins de l'Islam et ceux de l'empire turc. Les Ottomans, qui régnent à Constantinople, n'ont paru avec Othmân V qu'au xiv"" siècle. Ils peuvent être chassés de TEurope, ce qui est même déjà bien difficile, sans que le musulmanisme en soit troublé. Il régnerait toujours dans le reste des vastes contrées qu'il occupe, et que la chute de la Turquie n'intéresserait en rien. Elle peut être menacée; mais la religion musulmane ne l'est pas ; et, comme l'a trèsbien observé M. A. Sprenger, qui a vécu si longtemps dans les pays où elle domine, les mahométans sont encore moins disposés que les chrétiens à l'abjuration , Nous pouvons voir par nous-mêmes, depuis trente ans passés que nous possédons l'Algérie, combien les conversions sont rares, et la foi au prophète est aujourd'hui aussi constante qu'elle l'a jamais été ; les Iladjjis, aussi nombreux et aussi fanatiques. L'heure de la décadence n'est pas venue pour cette religion, pas plus que pour la nôtre, et il n'est donné à personne d'en apercevoir déjà le terme.

Je conçois, jusqu'à un certain point, les passions qu'on peut ressentir aujourd'hui contre la domination turque ; je conçois surtout et j'admire les passions

2'2S MAHOMET, CHAPITRE YI.

qui ont provoqué le pieux élan des croisades, tout déraisonnable et infructueux qu'il a. été pour le Lut spécial qu'il poursuivait. Mais je ne comprendrais pas la haine qui s'adresserait avec le mépris à la religion musulmane. Mahomet avait pleine raison quand il disait aux juifs et aux chrétiens : a Votre Dieu est le « mien » ; car il le leur avait emprunté ; et il semble que cette conformité très-réelle aurait dû tempérer la fureur réciproque des peuples. Il n'en a rien été, comme l'histoire nous l'atteste dans le passé et même jusque dans le présent ; mais il appartient aux esprits éclairés et philosophiques de s'élever au-dessus de ces préjugés aveugles et féroces de la foule, et de juger les choses avec plus d'impartialité et plus de sangfroid .

11 faut donc le reconnaître : de part et d'autre, la conception générale est presque identique, et, au fond, les trois religions peuvent être regardées comme les branches d'un seul et même tronc. Le christianisme se fait gloire de retrouver ses origines dans le judaïsme, et il a adopté la Bible à côté de l'Évangile. Il pourrait bien aussi reconnaître l'Islam pour son rejeton ; car, sans l'Évangile et la Bible, l'Islam ne serait jamais né ; et, quoiqu'il les ait dénaturés Tun et l'autre, il en a cependant conservé des traits essentiels. Il a certainement compris le divin avec moins de majesté et de profondeur ; mais il Fa senti peut-être avec plus d'enthousiasme et de vivaciléi

Dans le jugement que je porte ici, il n'y a point, ^ Dieu m'en garde, ni scepticisme, ni surtout indifférence. La religion chrétienne doit toujours rester, pour nous, la plus sainte, la plus bienfaisante, la plus vraie de toutes les religions ; et ce serait une iniquité en même temps qu'un blasphème d'y assimiler le Mahométisme. Pour réfuter une telle aberration, il n'y aurait qu'à en appeler au témoignage des faits les plus évidents, et à voir ce que sont les nations mahométanes à côté des nations chrétiennes, sans même porter sur l'avenir si opposé qui les attend d'infaillibles conjectures. Mais ce n'est pas rabaisser la foi chrétienne et la foi juive que de dire qu'avec elles il n'y a point au monde d'autre religion monothéiste que l'Islam. Si ce n'est pas absolument le même Dieu qu'il adore, si ce n'est pas le vrai Dieu, c'est du moins le Dieu créateur, dont la providence veille sur les êtres qu'il a créés, qui, dans sa clémence et sa miséricorde, soutient ce monde plein de sa puissance et de ses merveilles, qui attend l'homme après cette vie pour le récompenser selon ses mérites, qui est la source éternelle du bien et le vengeur du mal. C'est sur une idolâtrie grossière et invétérée que l'islamisme a fait, en quelques années, triompher l'idée du Dieu unique, quand le judaïsme et le christianisme l'avaient inuti- ^ lement prôchée, durant de longs siècles, à ces peuplades endurcies. Là où tous les deux avaient échoué, le .Mahométisme a réussi, en se proposant un idéal, j'en conviens, moins pur et moins haut, mais le seul

qui pùl toucher ces cœurs restés sourds à des enseignements meilleurs\ / Ce sont donc les mœurs bien plutôt que les croyances qui séparent les nalions chrétiennes et les nations soumises à l'islamisme. Ces mœurs, ce n'est pas l'Islam qui les a faites. Il les a trouvées établies de temps immémorial, dominant et corrompant ces races à demi sauvages. 11 a fait à peu près tout ce qu'il a dépendu de lui pour les corriger; il n y est pas entièrement parvenu, malgré ses louables efforts; et, naissant dans un tel milieu, il. en a retenu plus d'une tache. Le judaïsme avait dû fuir l'Egypte pour se développer, et il avait cherché quarante années, dans le désert, le sol ingrat où il devait vivre dans son indépendance farouche et sa grandeur. Le christianisme aussi avait dû quitter les lieux qui l'avaient vu naître, et il avait trouvé dans le paganisme grec et romain'une atmosphère morale ou il pouvait grandir, en convertissant des âmes toutes prêtes à le recevoir et dignes de le comprendre, parce qu'elles l'avaient pressenti. Le mahométisme n'a pas eu celte forlune, et aucune des nations qu'il a subjuguées n'était en état de l'améliorer à son tour en s'améliorant d'abord par lui. L'Islam était si bien approprié aux races et aux lieux qu'il n'a pu dépasser une certaine zone ; c'est le désert brû-

1 Sur les rapports de l'Islam à l'Évangile, il faut lire un très-curieux travail du docteur J. A. Moehler, traduit de l'allemand par le s^^ Bév. J. P. Menge, de la mission ecclésiastique de Gorakpore. La traduction anglaise, Calcutta, 1847, in-8°, est précédée d'une excellente préface de M. J. M. (JohnMuir, frère de M. William Muir),

lant, c'est surtout la ^ie nomade qu'il lui faut. Il est comme la religion de la lente et de la caravane. Il est resté parqué sous cerlaines latitudes, qu'il a vainement essayé de franchir, tandis que le christianisme, vraiment humain, peut s'établir sur toute la surface de la terre pour éclairer tous les peuples et les civiliser. Mais, quoi qu'il en soit de cette infériorité trop réelle, c'est un immense honneur pour l'Islam que d'être une des trois religions qui ont reconnu et con- ' sacré le monothéisme. Pour s'en convaincre, il suffit d'un coup d'œil jeté sur l'histoire religieuse du monde. Est-ce le paganisme gréco-romain qu'on peut lui comparer? Est-ce le brahmanisme hindou? Est-ce la foi bouddhique? Est-ce la religion de Confucius, si toutefois on peut dire de Confucius que ce soit une religion qu'il ait fondée? Dans ces divers cultes, les plus élevés de tous après les trois cultes monothéistes, qu'est l'idée de Dieu? Entrevue à travers bien des nuages par le paganisme, indéterminée et confuse dans le chaos brahmanique, absente dans le néant bouddhiste, presque aussi complètement oubliée par les lettrés chinois, on peut dire qu'elle a été cherchée, mais il est impossible de soutenir qu'elle ait été comprise. Je ne veux pas affirmer que cette ignorance soit la cause de l'état misérable où tous ces peuples sont demeurés; et cette ignorance elle-même peut être l'effet d'une dégradation incurable. Mais l'Islam, du moins en tant que croyance, n'est pas tombé dans ces obscurités et ces déplorables erreurs. Il a connu une

grande partie de la vraie lumière, qu'il trouvait, je l'avoue, à ses côtés ; mais il a eu le mérite de l'accepler et de l'embrasser avec une sincérité et une ardeur dont il faut que notre impartialité lui sache quelque

rrrp

On voit que je serais assez porté à absoudre l'Islam, en ne le considérant que comme doctrine, et en laissant à part les conséquences qu'il a portées dans les circonstances peu favorables où il était. Mais ses récents iiistoriens, MM. Weil ^, Caussin de Perceval, William Muir et A. Sprenger, sont loin d'être unanimes sur ce point. M. Caussin de Perceval n'a pas voulu formuler, à vrai dire, de jugement général, ainsi que j'ai indiqué plus haut^ M. A. Sprenger n'en est pas encore à ce point de son ouvrage qu'il ait à se prononcer sur l'ensemble du Mahométisme; mais il est assez probable qu'il se prononcera avec quelque indulgence. MM. W. Muir et Gustave Weil, qui ont terminé leurs livres, ont exprimé leur opinion, l'un pour condamner presque complètement , et l'autre avec une bienveillance qui me semble plus équitable.

Voici d'abord comment M. W. Muir fait la part du

* M. Gustave Weil, l'aïUcur de la Vie de AJahomet, a poussé plus loin ses recherches, et il s'est occupé de Y Histoire des Califes, à laquelle il a consacré déjà plusieurs ouvrages, les jneilleurs, sans comparaison, qui aient été faits sur ce diiïlcile sujet : Histoire des Califes, de 652 à 1258, 5 vol. in-8°, en allemand, Mannheim, 1846-1851; Histoire des califes abhassides en Egypte, de 1258 à 1517, 2 vol. in-8, Stuttgart, 1860-1862. Il y a joiat, en 1864, la traduction du Sirat-erraçoul, dont j'ai fait- si souvent usage dans le cours de mon travail.

^ Voir plus haut, page 19.

bien et celle du mal qu'il trouve dans l'islamisme : « Nous pouvons accorder sans peine, dit-il, que Mahomet a banni pour loujoui s quelques-uns des plus noirs éléments de la superstition qui, depuis des siècles, couvraient la péninsule. L'idolâtrie a disparu devant le cri de guerre de l'Islam; la doctrine de l'unilé et des perfections infinies de Dieu, et d'une Providence spéciale qui s'élend à tout, devint un principe vivant dans le cœur des seclateurs de Mahomet, aussi bien que dans le sien propre. Une résignation et une soumission absolues à la volonté divine, c'est le nom môme de l'Islam, furent exigées comme la première condition de la religion. Les vertus sociales ne manquèrent pas non plus. Un amour de frères fut inspiré dans le cercle de la foi; les orphelins furent protégés; les esclaves traités avec douceur; les boissons enivrantes défendues; et le Mahométisme peut se vanter d'une tempérance inconnue dans toute autre croyance.

« Mais ces bienfaits ont été achetés bien chèrement. En laissant de côté des considéra lions de moindre importance, trois conséquences radicalement mauvaises sont sorties de cette foi dans tous les temps et dans tous les pays, et elles ne cesseront d'en sortir tant que le Coran servira de fondement aux croyances. C'est d'abord la polygamie, le divorce et l'esclavage maintenus et perpétués, sapant la moralité publique par sa base, empoisonnant la vie domestique et désorganisant la sociélé. En second lieu, toute liberté reli-

gieuse est repoussée et détruite. Le glaive est le châtiment inévitable de tout ce qui nie l'Islam. La tolérance est inconnue. Enfin, c'est une barrière infranchissable qui s'est élevée contre l'adoption du christianisme. On aurait grand tort de s'imaginer que le Mahométisme puisse jamais préparer les voies à une doctrine plus pure... L'Arabie idolâtre, à en juger par analogie avec d'autres nations, aurait pu s'élever à la vie spirituelle et adopter la foi du Christ; l'Arabie mahomélane, autant que peuvent le voir des yeux humains, est fermée à l'action bienfaisante de l'Évangile... L'épée de Mahomet et le Coran sont les plus funestes ennemis de la civilisation, de la liberté et de la foi que le monde ait jusqu'à présent rencontrés ^ »

Je ne répéterai pas- ce que j'ai dit plus haut sur tous ces points ; mais il en est un cependant sur lequel je veux insister. Je ne crois pas du tout avec M. W. Muir que l'Arabie idolâtre pût devenir chrétienne, pas plus qu'elle n'avait été juive. Le raisonnement de M. W. Muir serait juste si, en effet, le christianisme n'avait point tenté de convertir les Arabes ayant Mahomet ; mais il y a fait de vains efforts pendant quatre ou cinq siècles; et il n'a pu se faire accepter. Eût-il été accepté plus tard? Il est per-

1 M. William Muir, The Life of Mahomet, t. lY, p. 520 et suiv. A la suite de ce jugement général, M. W. Muir le confirme en essayant de montrer toutes les inconséquences du caractère de Mahomet et celles du Coran.

JUGEMEiST SUR LE MAHOMÉTISME. 255

mis d'en douter ; et ce sont là des questions où, comme le dit M. W. Muir, il est bien difficile pour des regards humains de pénétrer. De nos jours, les Wahabites ont essayé de réformer l'Islam, et ils n'ont pas songé à se faire chrétiens. L'islamisme a pour lui le fait; il a germé sur une terre où la foi chrétienne n'avait pu s'implanter. Les juifs non plus n'ont pas été convertis ; et, selon toute apparence, l'Arabie sans Mahomet serait demeurée à jamais plongée dans les ténèbres de l'idolâtrie, ainsi que l'est encore une grande partie de l'Afrique.

Mais où je suis pleinement d'accord avec M. William Muir, c'est quand il dit que « Mahomet et le Coran, l'auteur de l'Islam et l'instrument de son succès, sont des sujets dignes de la plus sérieuse attention ; et qu'il se déclare amplement payé de ses longs travaux s'il a pu contribuer, dans un degré quelconque, à les faire mieux juger l'un et l'autre ^ »

Quant à M. G. Weil, son opinion est hautement en faveur du Mahométisme, et ce n'est pas moi qui la combattrai : « La doctrine de Dieu et des saintes destinées de l'homme, dit M. G. W(]il, prêchée par Mahomet dans un pays qui était livré à la plus brutale idolâtrie, et qui avait à peine une idée de l'immortalité de l'âme, doit d'autant plus nous réconcilier

^M. William Muir, The Life of Mahomet, t. I.V, p. 524. C'est parla que l'auteur îermine les savants et assidus labeurs qu'il a consacrés au fondateur de l'islamisme.

avec lui, malgré ses faiblesses et ses fautes, que sa vie particulière ne pouvait exercer sur ses adhérents aucune influence fâcheuse. Loin de se donner jamais pour modèle, il voulut toujours qu'on le regardât comme un être privilégié, à qui Dieu permettait de se mettre au-dessus de la loi commune ; et, de fait^ on l'a considéré de plus en plus sous ce jour spécial. Nous serions injustes et aveugles, si nous ne reconnaissions pas que son peuple lui doit encore quelque autre chose de vrai, de bon et de bien. Il a réuni en une seule grande nation, croyant fraternellement à Dieu, les tribus innombrables des Arabes jusque-là ennemies entre elles. A la place du plus violent arbitraire, du droit de la force, et de la lutte individuelle, il a mis un droit inébranlable, qui, malgré ses imperfections, forme toujours la base de toutes les lois de l'islamisme ; il a limité la vengeance du sang, qui avant lui s'étendait jusqu'aux parents les plus éloignés, et il l'a boinée à celui-là seul que les juges reconnaissaient pour le meurtrier. Il a bien mérité surtout du beau sexe, non-seulement en protégeant les filles contre l'atroce coutume qui les faisait souvent immoler par leurs pères, mais, en outre, en protégeant les femmes contre les parents de leurs maris, qui en héritaient comme d'une chose matérielle, et en les défendant contre les mauvais traitements des hommes. Il a restreint la polygamie en ne permettant aux croyants que quatre femmes légitimes, au lieu de dix, comme c'était

l'usage, suiiout à Médinc Sans avoir entièrement

émancipé les esclaves, il leur a été utile et bon de bien des manières Pour les pauvres, il a nonseulement recommandé toujours ]a bienfaisance à leur égard; mais il a formellement établi un impôt en leur faveur, et il leur a fait une part spéciale dans le bulin et le tribut. En défendant le jeu, le vin et toutes les boissons enivrantes, il a prévenu bien des vices, bien des excès, bien des querelles et bien

des désordres Quoique nous ne regardions pas

Mahomet comme un vrai prophète, parce qu'il a employé, pour propager sa religion, des moyens violents et impurs, parce qu'il a été trop faible pour se soumettre lui-même à la loi commune, et parce qu'il s'appelait le sceau des prophètes, tout en déclarant que Dieu pouvait toujours remplacer ce qu'il avait donné par quelque chose de mieux, il a le mérite néanmoins d'avoir fait pénétrer les plus belles doctrines de l'Ancien et du Nouveau Testament chez un peuple qui n'était éclairé par aucun rayon de la foi, et il doit à ce titre paraître, même à des yeux non mahométans, un envové de Dieu ^ »

Pour ma part, je ne vois pas trop ce qu'il y aurait à reprendre dans ce jugement de M. G. A¥eil. Je ne veux y ajouter qu'un seul et dernier trait : la lecture du Coran, toutétrange qu'il est, loin d'ébranler jamais la contiance de personne en Dieu, ne peut que la raf-

1 M. G. Wcil, Mohammed der Prophet, p. 400 cl siiiv.

fermir et la fortifier encore, même dans les âmes les plus croyantes. La conviction de Mahomet est de celles qu'aucune autre ne dépasse. Il en est de plus pure, sans doute, et de plus éclairée ; il n'y en a pas de plus sincère ni de plus puissante.

TlîADUCTlUiN DE SAVAUV

EL FATIHA

OU INTR0DUCTIO^^

Au nom du Dieu clément et miséricordieux.

Louange à Dieu, souverain des mondes !

La miséricorde est son partage ;

Il est le roi du jour du jugement.

Nous t'adorons, Seigneur, et nous implorons Ion assistance ;

Dirige-nous dans le sentier du salut ;

Dans le sentier de ceux que tu as comblés de les bienfaits ;

De ceux qui n'ont point mérité ta colère et se sont préservés de l'erreur.

SOURATE TREMIÈRE.

Nous t'avons donné les sept versets (El Fatiha) qui servent de prière, et nous t'avons révélé le Coran précieux.

Sourate xv, verset 87.

Dis : « Je mets ma confiance dans le Seigneur des liom ■

mes,

« Roi des hommes,

« Dieu des hommes,

« Afin qu'il me délivre des séductions de Satan,

« Qui souffle le mal dans les cœurs ;

« Et qu'il me défende contre les entreprises des génies

« et des méchants. »

Sourate cxiv et dernière.

0 mortels, adorez le Seigneur, qui vous a créés vous et

vos pères, afin que vous le craigniez ; qui vous a donné

la terre pour lit, et le ciel pour toit ; qui a fait descendre

la pluie des cieux pour produire tous les fruits dont vous

vous nourrissez. Ne donnez point d'associé au Très-Haut;

vous le savez.

Sourate ii, versets 19 et 20.

Pourquoi ne croyez-vous pas à Dieu? Vous étiez morts, il vous a donné la vie ; il éteindra vos jours, et il en rallumera le flambeau. Vous retournerez à lui.

11 créa pour votre refuge tout ce qui est sur la terre. Portant ensuite ses regards vers le firmament, il forma les sept cieux. C'est lui dont la science embrasse tout

l'univers.

Sourate ir, versets 26 et 27.

Ignores-tu que Dieu est le roi des cieux et de la terre, et que vous n'avez de secours à attendre que de lui?

Sourate ii, verset. 101.

L'Orient et l'Occident appartiennent à Dieu ; vers quelque lieu que se tournent vos regards, vous rencontrerez sa face. Il remplit Tunivers de son immensité et de sa science.

Dieu a un fils, disent les chrétiens. Loin de lui ce blasphème ! Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient. Tous les êtres obéissent à sa voix.

Il a formé la terre et les cieux. Veut-il produire quelque ouvrage? 11 dit : « Sois fait; » et l'ouvrage est fait.

Les ignorants disent : « Si Dieu ne nous parle, ou si tu

ne nous fais voir un miracle, nous ne croirons point. »

Ainsi parlaient leurs pères; leurs cœurs sont semblables.

Nous avons fait éclater assez de prodiges pour ceux qui

ont la foi.

SorRATE II, versets 109 à 112,

Votre Dieu est le Dieu unique. Il n'y en a point d'autre. La miséricorde est son partage.

La création des cieux et de la terre, la succession de la nuit et du jour, le vaisseau qui fend les flots pour l'utihtè des humains, la pluie qui descend des nuages et rend la vie à la terre inféconde, les animaux qui couvrent sa surface, la vicissitude des vents et des nuages ])alancés entre le ciel et la terre, sont, aux yeux de ceux qui ont la science, des marques de la puissance du Très- Haut.

Ceux qui offrent de l'encens aux idoles, les aiment comme la divinité ; mais l'amour des croyants pour le Seigneur est plus fort et plus durable. Quel spectacle offriront les prévaricateurs, lorsqu'ils seront à la vue du supplice qui les attend ! Toute puissance appartient à Dieu, et il est terrible

dans ses vengeances.

Sourate ii, versets 158 à 140.

Dieu est le seul Dieu, le Dieu \ivant et éternel. Le sommeil n'approche point de lui. Il possède ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de lui sans sa volonté? 11 sait ce qui était avant le monde et ce qui sera après. Les hommes ne connaissent

de sa majesté suprême que ce qu'il veut bien leur en

apprendre. Son trône sublime embrasse les cieux et la

terre ; il les conserve sans effort. 11 est le Dieu grand, le

Dieu très-haut.

SouBATE II, verset 256.

Qui de vous désirerait avoir un jardin planté de palmiers, orné de vignes, entrecoupé de ruisseaux, enrichi de tous les fruits de la terre, et être ensuite saisi tout à coup par la vieillesse, et mourir en laissant des enfants au berceau, et en voyant ce beau jardin ravagé par un tourbillon de flammes? C'est cependant ainsi que Dieu vous annonce ses mystères, afin que vous pensiez à lui.

SonuTE n, verset 268.

Dieu n'exigera de chacun de nous que suivant ses forces. Chacun aura en sa faveur ses bonnes œuvres, et contre lui le mal qu'il aura fait. Seigneur, ne nous punis pas des fautes commises par oubli. Pardonne-nous nos péchés; ne nous impose pas le fardeau qu'ont porté nos pères. Ne nouscharge pas au-dessus de nos forces. Fais éclater pour tes serviteurs le pardon et l'indulgence. Aie compassion de nous ; tu es notre secours. Aide-nous contre les nations

infidèles.

Sourate ii, verset 286 et dernier.

Dieu a rendu témoignage de lui-même quand il a dit :

« H n'y a de Dieu que moi. » Les anges, ceux qui possèdent

la science et la vérité, ont répété : « Il n'y a de Dieu que

le Dieu puissant et sage. »

Sourate m, verset 16.

0 Dieu, roi suprême, tu donnes et tu ôtes à ton gré les couronnes et le pouvoir. Tu élèves et tu abaisses les hu mains à ta volonté ; le bien est dans tes mains ; tu es le Tout-Puissant;

Tu changes le jour en nuit et la nuit en jour. Tu fais sortir la ^ie du sein de la mort et la mort du sein de la Yie. Tu verses tes trésors infinis sur ceux qu'il te

plaît.

SoDRATE TU, versets 25 et 20.

Dieu est le souverain des cieux et de la terre. 11 fait grâce ou justice à son gré ; mais il est indulgent et miséricordieux.

Sourate m, verset 124.

Si Dieu vient à votre secours, qui pourra vous vaincre? S'il vous abandonne, qui appellerez-vous à votre aide? Que les fidèles mettent donc leur confiance dans le Sei-

gneur.

Sourate m, vcrsrt 154.

Ceux qui debout, assis ou couchés, pensent à Dieu et méditent sur la création de l'univers, s'écrient : « Dieu n'a point formé en vain ces ouvrages. Que ton nom soit loué, Seigneur ! Préserve-nous de la peine du feu, Seigneur. Celui que tu précipiteras dans les flammes sera couvert d'ignominie. Il n'y aura plus d'espoir pour les pervers. »

Sourate m, versets 188 et 189.

Le Seigneur ne pardonnera point aux idolâtres. Il remet à son gré tous les autres crimes ; mais l'idolâtrie est le plus grand des attentats.

Sourate iv, verset 51 .

0 vous qui avez reçu les écritures, ne passez pas les bornes de la foi: ne dites de Dieu que la vérité. Jésus est le fils de Marie, l'envoyé du Très-Haut et son verbe. Il l'a fait descendre dans le sein de Marie; il est son souffle. Croyez en Dieu et en ses apôtres. Mais ne dites pas qu'il

y ait une trinité en Dieu; il est un; cette croyance vous sera plus sûre. Loin qu'il ait un fils, il gouverne seul le ciel et la terre; il se suffit à lui-même.

Le messie ne rougira pas d'être le serviteur de Dieu, pas plus que les anges qui entourent son trône et lui obéissent.

Sourate iv, versets 109 et 170.

Dieu est le souverain de la terre, des cieux et de l'espace. Il tire à son gré les êtres du néant, parce que sa puissance est infinie.

Sourate v, verset 20.

Ceux qui soutiennent la trinité de Dieu sont blasphémateurs; il n'y a qu'un seul Dieu; s'ils ne changent de croyance, un supplice douloureux sera le prix de leur

impiété.

Sourate v, verset 77.

Dis-leur : « Âdorerez-vous une idole impuissante, qui ne

saurait ni vous nuire ni vous protéger, tandis que Dieu sait

et entend tout? »

Sourate v, verset 79.

Le Seigneur dit : « Au jour du jugement, la justice sera utile à ceux qui l'ont pratiquée; ils entreront dans les jardins où coulent les fleuves ; ils y demeureront éternellement. )) Dieu a mis en eux ses complaisances. Ils trouveront en lui leur bonheur; ils jouiront de la souveraine béatitude.

Dieu est le souverain des cieux et delà terre, et de tout ce qu'ils renferment. Rien ne saurait limiter sa puissance.

Sourate v, versets 119 et 120.

Louange à l'Éternel; il a créé le ciel et la terre; il a

formé les ténèbres et la lumière. Et l'impie lui donne des égaux !

Il vous a créés de limon ; il a marqué le terme de vos jours, et vous doutez encore.

Il est Dieu dans les cieux et sur la terre. 11 connaît ce que vous cachez aussi bien que ce que vous dévoilez. II est le témoin de vos actions.

Quelque évidents que soient les signes de sa puissance, ils les rejettent opiniâtrement.

Ils ont nié la vérité qu'on leur prêchait. Bientôt ils seront châtiés de leur mépris.

Ignorez-vous combien de peuples nous avons fait disparaître de la face de la terre? Nous leur avions donné un empire plus stable que le vôtre. iNoiis envoyions les nuages verser la pluie sur leurs campagnes ; nous y faisions couler des fleuves. Leurs crimes seuls ont causé leur ruine. Nous les avons remplacés par d'autres nations.

Sourate vi, versets 1 à G.

C'est à Dieu que vous devez le sommeil de la nuit et le réveil du matin. Il sait ce que vous faites pendant le jour. Il vous laisse accomplir la carrière de la vie. Vous reparaîtrez devant lui, et il vous montrera vos œuvres.

Il domine sur ses serviteurs. 11 vous donne pour gardiens des anges chargés de terminer vos jours au moment prescrit. Ils exécutent soigneusement l'ordre du ciel.

Vous retournerez ensuite devant le Dieu de vérité. N'estce pas à lui qu'il appartient de juger? Il est le plus exact des juges.

Qui vous délivre des tribulations de la terre et des mers, lorsque, l'invoquant en public ou dans le secret de vos cœurs, vous vous écriez : « Seigneur, si tu écartes de nous ces maux, nous en serons reconnaissants? »

C'est Dieu qui vous eu délivre. C'est sa bonté qui vous

soulage de la. peine qui vous oppresse; et ensuite vous retournez à l'idolâtrie !

Sourate vi, versets 60 à 64.

Dieu sépare le grain de l'épi, et le noyau de la datte. II. fait sortir la vie de la mort, et la mort de la vie. Il est votre Seigneur ; comment pourrait-il vous tromper? i II sépare l'aurore des ténèbres. Il a établi la nuit pour le repos. Le soleil et la lune marquent le cours du temps. Tel est l'ordre établi par celui qui est puissant et sage.

C'est lui qui a placé les astres au firmament pour vous

conduire au milieu des ténèbres sur la terre et sur les

mers. Le sage voit dans tout l'univers l'empreinte de sa

puissance.

Sourate vi, \ersets 93 à 97.

Dieu voit l'œil, et l'œil ne saurait l'apercevoir. Tout est plein de sa bonté et de sa science.

Sourate vi, verset 103.

Votre Seigneur est le Dieu qui créa les cieux et la terre en six jours ; ensuite il s'assit sur son trône. Il fit succéder la nuit au jour, qu'elle suit sans interruption. Il forma le soleil, la lune et les étoiles, humblement soumis à ses ordres. Les créatures et le droit de les gouverner lui appartiennent. Béni soit le Dieu, souverain de

l'univers !

Sourate vu, verset 52.

Les juifs disent qu'Ozaï est le fils de Dieu. Les chrétiens disent la même chose du Messie. Ils parlent comme les infidèles qui les ont précédés. Le ciel punira leurs blasphèmes.

Ils appellent seigneurs leurs pontifes, leurs moines, et

le Messie, fils de Marie. Mais il leur est commandé de servir

un seul Dieu ; il n'y en a point d'autre. Anathème sur ceux

qu'ils associent à son culte !

Sourate ix, versets 50 et 51.

La foi est un don que Dieu dispense à son gré. Dieu couvrira d'opprobre ceux qui ne veulent point comprendre.

Sourate x, verset 100.

Dieu a élevé la voûte des cieux sans colonnes visibles, et il s'assit sur son trône. 11 ordonna au soleil et à la lune de remplir leur tâche; tous les corps célestes se meuvent dans la route qu'il leur a tracée. Il gouverne l'univers ; il vous offre des merveilles sans nombre, afin que vous croyiez à la résurrection.

C'est lui qui a étendu la terre, qui a élevé les montagnes, qui a formé les fleuves et qui vous a donné les fruits divers. Il créa l'homme et la femme; il fait succéder le jour à la nuit. Ces prodiges sont des signes pour ceux qui pensent.

La terre offre à chaque pas un tableau diversifié. Ici sont les jardins ornés de vignes et de légumes; là croissent des palmiers isolés ou réunis sur une souche. Tous les fruits sont arrosés par la même eau, et cependant ils différent en beauté. Ainsi nous donnons des marques de notre puissance à ceux qui comprennent.

Sourate xiii, versets 2 à 4.

Tous les secrets sont dévoilés à ses veux ; il est le Grand, le Très-Haut.

Celui qui parle dans le secret, celui qui parle en public, celui qui s'enveloppe des ombres de la nuit et celui qui paraît au grand jour, lui sont également connus.

Sourate xiii, versets 10 et 11.

C'est lui qui fait briller la foudre à vos regards pour inspirer la crainte et l'espérance. C'est lui qui élève les nuages chargés de pluie.

Le tonnerre célèbre ses louanges. Les anges tremblent en sa présence. Il lance la foudre, et elle frappe les victimes marquées. Les hommes disputent de Dieu ; mais il est le fort et le puissant.

Il est l'invocation véritable. Ceux qui implorent d'autres dieux ne seront point exaucés. Ils ressemblent au voyageur qui, pressé par la soif, tend la mahi vers l'eau qu'il ne peut atteindre. L'invocation des inîldèles se perd dans la nuit de l'erreur.

Sourate xiii, versets 15 ù 13.

Dieu a parlé; et à sa voix la nuit, le jour, le soleil, la lune et les étoiles se sont empressés de servir à vos besoins. Prodige éclatant pour ceux qui comprennent !

Il a fourni les diverses couleurs que la terre étale à vos yeux. Signe manifeste pour ceux qui pensent !

II a soumis la mer à votre usage. Les poissons qu'elle renferme dans son sein deviennent votre nourriture; vous y péchez des ornements qui décorent vos liabits. Vois le vaisseau fendre les flots, et les navigateur chercher l'abondance, et rendre grâces au Très-Haut.

Il a posé les hautes montagnes sur la terre pour raffermir; il y a tracé le cours des fleuves et des chemins pour vous conduire.

Il a placé au firmament des étoiles, où l'homme lit la route qu'il doit suivre.

Le créateur sera-t-il pour vous semblable à celui qui ne peut rien créer? N'ouvrirez-vous point les yeux?

Sourate xvij versets 12 à 17.

Ne dis jamais : « Je ferai cela demain, » sans ajoutei :

« Si c'est la volonté de Dieu. » Élève vers lui ta peusée, lorsque tu as oublié quelque chose, et dis : « Peut-être qu'il m'éclairera et qu'il me fera connaître la vérité. »

Sourate xviii, verset 25.

Si les flots de la mer se changeaient en encre pour décrire les louanges du Seigneur, ils seraient épuisés avant d'avoir célébré toutes ses merveilles. Un autre océan semblable ne suffirait point encore.

Sourate xviii, verset 109.

Dieu ne reçoit ni le sang ni la chair des victimes ; mais il agrée la piété de ceux qui les immolent. Nous faisons servir les animaux à votre usage, afin que vous glorifiiez le Seigneur, qui vous a éclairés. Annonce le bonheur à ceux qui exercent la bienfaisance.

Sourate xxii, verset 58.

Dieu n'a point de fils; il ne partage point l'empire avec un autre Dieu. S'il en était ainsi, chacun d'eux voudrait s'approprier sa création et s'élever au-dessus de son rival. Louange au Très-Haut! Loin de lui ces blasphèmes!

Soi'RATE XXII, verset 95.

Lorsque les flots couvrent le navire comme des montagnes ténébreuses, les mariniers invoquent le nom de Dieu, et ils montrent une foi sincère. A peine les avons-nous sauvés et conduits au port, le plus grand nombre retombe dans le doute. Mais Fingrat et l'impie nient seuls nos

faveurs éclatantes.

Sourate xxxi, verset 31.

Celui qui cherche la vraie grandeur la trouve en Dieu, source de toutes les perfections. Les discours vertueux

montent vers son trône. Il exalte les bonnes œuvres; il punit rigoureusement le scélérat qui trame des perfidies ; ses noirs complots seront anéantis.

SovRATE XXXV, vcrscl H.

Non; le ciel ne révoque jamais l'arrêt qu'il a prononcé.

IN'ont-ils pas parcouru la terre? N'ont-ils pas vu quelle a été la fin déplorable des peuples qui, avant eiîx, maicliérent dans les voies d'iniquité? Ces peuples étaient plus forts et plus puissants qu'ils ne sont. Mais rien dans les cieux et sur la terre ne peut s'opposer aux volontés du Très-Haut. La science et la force sont ses attributs.

Si Dieu punissait les hommes dès l'instant qu'ils sont coupables, il ne resterait point sur la terre d'êlre animé. Il diffère les châtiments jusqu'au terme marqué.

Lorsque le temps est venu, il distingue les actions de ses serviteurs.

Sourate xxxv, vcrsels 41 à 43.

Si nous laissons les hommes jouir de la vie jusqu'au terme marqué, c'est un effet de notre miséricorde.

Sourate xxxvi, verset i4.

La création du ciel, de la terre et de tout Punivers est notre ouvrage. Ce n'est point un jeu du hasard comme le pensent les incrédules. Malheur aux infidèles! Ils seront la proie des flammes.

Sourate xxxviii, verset 26.

La perfection est une grâce du ciel. Dieu la donne j qui il lui plait. Sa libéralité est infinie.

SoLRATt LMi, verset i.

254 EXTRAITS DU CORÂ^'.

Dis : « Dieu est un ;

« Il est éternel ;

(( Il n'a point enfanté, et n'a point été enfanté;

« Il n'a point d'égal. »

~ SOQRATE CXlI.

Mahomet n'est qu'un envoyé de Dieu. D'autres apôtres l'ont précédé. S'il mourait on s'il était tué, abandonueriezvous sa doctrine? Votre apostasie ne saurait juiire à Dieu; et il récompense ceux qui lui rendent grâce.

Sourate iir, verset 158.

Le prophète ne saurait vous tromper. Le fourbe paraîtra

avec sa fraude au jour de la résurrection. Dans ce jour,

chacun recevra le prix de ses œuvres, et l'exacte justice

présidera aux jugements.

SouuAtE Tii, verict 155.

Dieu a déjà fait éclater sa bienfaisance pour les fidèles. 11 leur a envoyé un apôtre d'entre eux pour leur annoncer ses merveilles, pour les purifier et leur enseigner le Livre et la sagesse. S'ils étaient venus plus tôt, ils auraient vécu

dans l'erreur.

SouiiATE iii^ verset 158;

11 en est qui disent : « Nous avons fait serment à Dieil de ne croire à aucun prophète, à moins que l'offrande qu'il présente ne soit confirmée par le feu du ciel. »

Réponds leur: «Vous aviez des prophètes avant moi;

ils ont opéré des. miracles, et celui-là même dont vous parlez. Pourquoi alors avez-vous teint vos mains de leur sang, si vous dites la vérité? »

S'ils nient ta mission, ils ont traité de même les apôtres qui l'ont précédé, quoiqu'ils fussent doués du don des miracles, et qu'ils eussent apporté le livre qui éclaire (l'Évangile) et le livre des psaumes.

Sourate m, verscis 179 à 181.

Seigneur, nous avons entendu la voix de ton prophète, qui nous appelait à la foi et qui criait : « Croyez en Dieu, » et nous avons cru.

Seigneur, accorde-nous ce que tu nous as promis par ton apôtre, et ne nous couvre pas d'opprobre au jour de la résurrection , puisque tu ne manques jamais à tes promesses.

SoDRATE ni, versets 19) et 191.

Nous t'avons envoyé des cieux, ô Mahomet, le livre qui renferme la vérité, afin que tu juges les hommes comme Dieu te l'a enseigné. Ne dispute point a.vec les imposteurs, et implore Findulgence du Dieu clément et miséricordieux.

Ne prends point la défense de ceux qui s'aveuglent euxmêmes, parce que Dieu hait les fourbes et les impies.

Sourate iv, versets 106 et 107.

Une partie des infidèles avaient conjuré ta perle ; mais ils se sont perdus eux-mêmes; la bonté divine veillait sur tes jours ; ils n'ont pu le nuire. Dieu l'a envoyé le Livre et la sagesse. Il l'a enseigné ce que tu ignorais, et il t'a comblé de ses faveurs.

Sourate iv, vcrsel 115.

Nous t'avons inspiré, comme nous inspirâmes Noé, les Prophètes, Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, les Tribus, Je-

SUS, Job, Jouas, Aaron ot Salomon. Nous donnâmes les

psaumes à David.

Sourate iv, verset 161.

Dieu est témoin du livre qu'il t'a envoyé avec sa science.

Les anges aussi en sont témoins; mais le témoignage de

Dieu suffit à son authenticité.

Sourate iv, verset 16i.

Mortels, le prophète est venu vous annoncer les vérités , célestes. Croyez; il y va de votre félicité. Si vous êtes infidèles, le Tout-Puissant se passera de vous; il est souverain de la terre et des cieux ; il possède la sagesse et la

science.

Sourate iv, verset 168.

0 prophète, dévoile les lois que Dieu t'a révélées, afin que ta mission soit accomplie. Le bras du Tout-puissant te mettra à l'abri des violences des hommes, parce qu'il n'est point le guide des infidèles.

Sourate v, verset 71.

Mes ministres ont été le jouet des hommes avant toi. Mais ceux qui s'en sont moqués ont subi le châtiment dont ils se riaient.

Dis leur : « Parcourez la terre, et voyez quel a été le sort de ceux qui accusèrent les prophètes de mensonge.. »

Dis leur : « Chercherai-je un autre protecteur que Dieu ? il a formé le ciel et la terre. Il nourrit et il n'est point nourri. J'ai reçu l'ordre d'embrasser le premier l'islamisme, et de ne point donner d'égal au Très-Haut

« Si je suis rebelle à sa voix, je dois craindre la peine du grand jour.

(( Est-il un témoignage plus fort? Dieu est témoin entre

VOUS et moi. Le Coran m'a été révélé pour votre instruction et l'instruction de ceux à qui il parviendra. Direz-vous qu'il y a plusieurs dieux? Je ne proférerai jamais ce blasphème. Il n'y a qu'un Dieu, et je ne dépends point de ceux

que vous lui associez. »

Sourate vi, versets 40 et suivants.

Ils se sont engagés par un serment solennel à croire en Dieu, s'il opérait devant eux des miracles. Dis leur : « Les merveilles sont en sa puissance ; mais il n'en produit pas, parce qu'à leur vue vous resteriez dans l'incrédulité. »

Sourate vi, verset 109.

Dis : « Le Seigneur m'a conduit dans le droit chemin ; il m'a enseigné une religion sainte, le culte d'Abraham, qui crut en l'unité de Dieu et refusa de l'encens aux idoles. »

Dis leur : « Ma prière, ma foi, ma vie et ma mort sont

vouées à l'Éternel. 11 est le souverain de l'univers; il n'a

point d'égal; il m'a commandé celte croyance. Je suis le

premier des croyants. »

Sourate vu, versets 162 et 165.

Ceux qui croiront au prophète illettré, que n'éclaire point la science humaine, et dont le Pentateuque et l'Évangile font mention ; ceux qui l'honoreront, l'aideront et suivront la lumière descendue du ciel, auront la félicité en partage. Il commandera la justice, proscrira l'iniquité, permettra l'usage des aliments purs, défendra ceux qui sont immondes, et déchargera les fidèles de leurs fardeaux et des chaînes qu'ils portaient.

Dis : u Je suis l'interprète du ciel. Ma mission est divine; elle embrasse tout le genre humain. Il n y a de Dieu que le souverain du ciel et de la terre. Il donne la vie et la mort. Embrassez l'islamisme. Suivez ce prophète illettré.

MAIIO^IET. 259

qui n'est point éclairé par la science humaine, qui croit en Dieu; et yous marcherez dans le sentier du salut. »

Sourate vu, versets 156 à 158.

Ne penseront-ils pas enfin que Mahomet, leur compagnon, n'est pas possédé d'un esprit, lui qui n'a d'autre fonction que de prêcher la parole divine?

Sourate vu, verset 185.

Dis leur : « Je ne puis jouir d'aucun avantage ni éprouver aucune disgrâce sans la volonté de Dieu. Si l'avenir m'était dévoilé, je rassemhlerais des richesses et me mettrais à l'abri des coups du sort. Mais je ne suis qu'un homme chargé d'annoncer aux croyants les menaces et les promesses divines. »

SouuATE VII, verset 188.

J'aurai pour protecteur celui qui a fait descendre le Coran. Il protège les justes.

Sourate vu, verset 195.

0 croyants, obéissez à Dieu et à son apôtre. Ne vous écartez jamais de ce devoir. Vous avez entendu sa parole.

Sourate vni, verset 20.

0 croyants, gardez-vous de tromper Dieu et le prophète. Écartez la fraude de vos traités, puisque vous êtes

éclairés.

Soi RATE Vin, verset 27.

Tandis que les infidèles te tendaient des embûches,

tandis qu'ils voulaient te saisir, te mettre à mort ou te

chasser. Dieu, dont la vigilance dépasse celle du fourbe,

déjouait leurs complots..

Sourate viii, verset 50,

0 prophète, la protection de Dieu est un asile suffisant pour toi et pour les fidèles qui te suivront.

• SouBATE viii, versel 65.

0 prophète, dis aux prisonniers que vous avez faits : « Si Dieu voit la droiture de vos cœurs, il vous donnera des richesses plus précieuses que celles qui vous ont été enevées, et il vous pardonnera, parce qu'il est indulgent et miséricordieux. »

Sourate vih, verset. 71 .

Dieu a envoyé son apôtre pour prêcher la foi véritable, et pour étabhr son triomphe sur la ruine des autres religions, malgré les efforts des idolâtres.

Sourate ix, verset 55.

Si vous refusez votre secours au prophète, il aura Dieu pour appui. Le bras de Dieu le protégea, quand les infidèles le chassèrent. Un seul compagnon lui suffit dans sa fuite, lorsqu'ils se réfugièrent dans la caverne. C'est alors que Mahomet lui dit : « Ne t'afllige pas ; le Seigneur est avec nous. » Le ciel lui envova la sécurité et une escorte d'anoes invisibles à vos yeux. Les discours de l'impie furent anéantis, et la parole de Dieu fut exallée II est puissant et sage.

Sourate ix, verset 40.

Du milieu de vous s'est levé un prophète distingué; vos iniquités lui pèsent, le zèle de votre salut l'enflamme, et les fidèles ne doivent attendre de lui qu'indulgence et miséricorde.

Sourate ix, verset 129.

Tels sont les signes du livre qui contient la sagesse. Doivent-ils être surpris que nous ayons favorisé de nos révélations un de leurs concitoyens; que nous lui ayons

MAIIOMLT.. 261

commandé d'amioiicer des peines aux méchants et des récompenses aux fidèles ? Cependant les incrédules ont dit : « Mahomet est un imposteur. »

SouiuTE X, verse! S 1 et 2.

Lorsque nous leur dévoilons l'islamisme, les incrédules disent : « Apporte-nous un autre Coran ou change celui-ci. » Réponds leur : « Je ne puis rien changer. Je n'écris que ce qui m'est révélé. Si je désobéissais à Dieu, j'aurais à craindre le supplice du grand jour. »

Dis : « Si Dieu eût voulu, je ne vous aurais point lu ses

commandements. Je ne vous les enseignerais pas. N'ai-je

pas vécu au milieu de \ous un grand nombre d'années ? Ne

le savez-vous pas? »

Sourate x, versets 16 et 17.

S'ils t'accusent d'imposture, réponds leur : <( J'ai pour moi mes œuvres ; que les vôtres parlent en votre faveur. Vous ne serez point responsables de ce que je fais; et moi, je suis innocent de ce que vous faites. »

Sourate x, verset 42.

« Quand s'accompliront tes menaces? demandent les infidèles. Marque-nous en le terme, si tu es véridique. » Réponds leur : u Les trésors et les vengeances célestes ne sont point dans mes mains. Dieu seul en est le dispensateur. Chaque nation a son terme fixé; elle ne saurait ni le hâter ni le retarder d'un instant. »

Sourate x, versels 49 et 50.

Un ordre judicieux règne dans ce livre ; il est l'ouvrage de celui qui possède la sagesse et la science.

L'unité de Dieu vous v est recommandée. Je suis le ministre chargé de vous annoncer ses châtiments ou ses récompenses.

Sourate xi, versels 1 et 2,

Si quelqu'un de mes préceptes échappait de ta mémoire, si l'on exigeait de toi que tu fisses paraîlre un trésor, ou qu'un ange t'accompagnât, ne t'afflige pas ; ton ministère se borne à la prédication. Le gouvernement de tout ce qui existe appartient à Dieu.

Sourate xi, verset 15.

«Quelque signe divin distingue-t-il le prophète?)) demandent les incrédules. Tu n'es chargé que de la prédication. Chaque peuple a eu son guide.

Sourate xiii, verset 8.

Celui qui sait que Dieu t'a envoyé la vérité du ciel, res semblera-t-il à l'aveugle? Les sages ouvriront les yeux.

Sourate xih, verset 49.

« Sa mission, disent les infidèles, est-elle annoncée par quelque signe céleste? n Réponds leur : « Dieu égare qui il lui plaît, et il éclaire ceux qui se repentent. »

Nous t'avons envoyé à un peuple que d'autres peuples ont précédé, afin que tu lui enseignes nos révélations. Ils ne croient point au miséricordieux. Dis leur : « 11 est mon Seigneur; il n'y a de Dieu que lui. J'ai mis ma confiance en sa bonté. Je reparaîtrai devant son tribunal.»

Sourate xiii, versels 27 et 29,

Soit que nous te fassions voir l'accomplissement d'une partie de nos menaces, soit que ta mort les prévienne, ton emploi se borne à la prédication. A nous appartient le soin de juger.

Sourate xiii, verset 40.

Ils ont dit au prophète : « 0 toi qui as reçu le Coran, tu n'es qu'un insensé.

« Si tu nous apportais la vérité, ne viendrais-tu pas accompagné par des anges? ))

Les anges ne viendront que qiiand il sera nécessaire. Alors les inipies ne seront plus attendus.

Soi'RATE XV, \ersets 6 et 8.

N'arrête point tes regards sur les biens que nous avons dispensés aux pervers. Ne t'afflige point de leur prospérité ; mais étends tes ailes sur les croyants.

Dis leur : « Je suis votre apôtre véritable. »

Nous avons puni ceux qui divisent les livres sacrés, et ceux qui partagent le Coran.

Manifeste nos commandements, et fuis les idolâtres.

Notre assistance te suffit contre ceux qui se moquent de la religion.

Sourate xv, versets 88 à 95.

Je connais leurs discours : « Un homme, disent-ils, dicte le Coran à Mahomet. » Celui qu'ils soupçonnent parle mie langue étrangère, et l'arabe du Coran est pur et élégant.

Sour.ATE XVI, verset 105.

Nous t'avons inspiré d'embrasser la religion d'Abraham, qui reconnut l'unité de Dieu, et qui n'adora que sa majesté suprême.

Emploie la voix de la sagesse et la force de la persuasion pour appeler les hommes à Dieu. Combats avec le charr|ie de l'éloquence. Dieu connaît parfaitement ceux qui sont dans Tégarement, et ceux qui marchent au flambeau de la foi,

Sourate xvj, versets 124 et 126.

Lorsque tu célèbres dans le Coran un seul Dieu, ils fuient d'un pas précipité.

Nous savons ce qu'ils entendent quand ils t'écoutent, et ce qu'ils inventent, quand, dans leur injustice, ils disent : « Nous ne suivons qu'un insensé. »

20 i EXTRAITS DU CORAN.

Vois à quoi ils te comparent. Ils sont dans Terreur, et ils ne trouveront plus la vérité.

Sourate xvii, versets 49 à 51.

Nous aurions accompagné ta mission de prodiges, si l'on avait cru ceux que nous opérâmes avant toi. Les Thémudéens ne tuèrent-ils pas cette merveilleuse femelle de chameau que nous leur avions donnée? Nous n'avons fait éclater les miracles que pour inspirer la terreur.

SoiRATE XVII, verset Gl.

Peu s*en est fallu que les infidèles ne t'aient fait abandonner notre doctrine, et clianger nos préceptes. Celte condescendance t'eût procuré leur amitié.

Si nous n'avions affermi ton cœur, tu étais près de céder à leurs désirs..

Si tu les eusses suivis, nous t'aurions fait éprouver les infirmités de la vie et de la niort, et tu n'aurais pu éviter notre courroux.

Peu s'en est fallu qu'ils n'aient jeté la frayeur dans ton

àme, et qu'ils ne t'aient fait fuir de Médine. Ils n'y auraient

pas demeuré longtemps.

SocRATE xvji, versels 75 à 78.

Les infidèles ont dit : « Nous ne croirons point à ta mission, si tu ne fais jaillir de la terre une source d'eau vive;

« Ou si, du milieu d'un jardin planté de palmiers et de vignes, tu ne fais sortir des ruisseaux ;

« Ou si tu n'abaisses la voûte des cieux comme tu nous l'as promis en vain, et situ ne nous fais voir à découvert Dieu et les anges ;

« Si tu ne bâtis une maison d'or, ou si tu ne montes dans les cieux par une échelle; et nous ne croirons point encore, à moins que tu ne nous envoies du ciel un livre que nous

puissions lire? » Dis leur; « Louange au Très-Haut! Je ne suis qu'un homme qui vous a été envoyé. »

Les hommes n'ont point cru, lorsque la vraie religion leur a été annoncée, parce qu'ils ont dit : « Dieu aurait-il choisi un mortel pour être l'organe de ses volontés? »

Réponds leur : « Si les anges habitaient la terre, s'ils conversaient avec vous, nous vous aurions envové un ano^e pour ministre, w

Dis : « Le témoignage de Dieu me suffit contre eux. Il a l'œil ouvert sur ses serviteurs. »

SoL'EATE XVII, versets 92 à 98.

Dis :- (( Je suis un homme comme vous. J'ai été favorisé de révélations célestes. Il n'y a qu'un Dieu. Que celui qui croit à l'assemblée universelle fasse le bien ; et ne partage point l'encens qu'il doit à l'Éternel, »

Sourate xviii, verset 110.

Le cœur livré au plaisir, les impies se sont dit en secret : « Mahomet n'est-il pas un homme comme nous? Écouterez^ vous un imposteur? Vous le connaîtrez bientôt. »

Dis : « Dieu connaît ce qui se passe au ciel et sur la terre. 11 sait et entend tout. »

« Ce livre, ont-ils ajouté, n'est qu'un amas confus de fables ; il en est l'auteur. Il les a mises en vers. Qu'il nous fasse voir des miracles comme les autres prophètes. »

Sourate xxi, versets 5 à 5.

A ton aspect, les idolâtres s'armeront de plaisanteries : (( Est-ce là, diront-ils, celui qui attaque nos dieux? » Et eux, ils osent insulter au miséricordieux !

Sourate xxi, verset 57.

S'ils t'accusent d'imposture, souviens-toi que les peuples

de Noé, d'Aod, de Thémod, d'Abraham, de Loth et de Madiaii ont ainsi traité leurs prophètes. Moïse ne fut-il pas accusé de mensonge? J'ai laissé vivre les pervers jusqu'à un certain temps ; ensuite je les ai punis, et mes fléaux ont été terribles.

Sourate xxii, verset 43.

Ne connaissent-ils pas leur apôtre? Et ils nient la vérité de sa mission !

Diront-ils qu'il est inspiré par Satan? Il est venu leur prêcher la vérité, et la plupart d'entre eux l'abhorrent.

SouKATE XXIII, versets 71 et 72. .^

Leur demanderas-tu le prix de ton zèle? Ta récompense ' est dans les mains de Dieu. Nul ne sait mieux récompenser

que lui.

Sourate xxiii, verset 74,

Lorsque VOUS avez entendu l'accusation (contre Ayésha), les fidèles des deux sexes n'ont-ils pas pensé intérieurement ce qu'il fallait croire? N'ont-ils pas dit : « Voilà un

mensonge impudent? »

Sourate XXIV, verset 12.

Quiconque est docile à la voix de Dieu et du prophète, quiconque nourrit dans son cœur la crainte et la pitié,

sera sauvé.

SoDiiATE XXIV, verset 51.

Ne parlez pas au prophète avec la familiarité dont vous usez entre vous. Dieu connaît ceux qui se retirent de l'assemblée en secret. Que ceux qui résistent à ses ordres tremblent. Les maux et les supplices sont prêts à fondre

sur eux.

SouRA-TE XXIV, verset 63.

« Quel est cet apôtre? Il boit et mange comme nous. Il se promène dans les places publiques. Un ange est-il descendu du ciel pour l'inspirer?

« Nous a-t-il montré un trésor? A-t-il produit un jardin orné de fruits? Suivrons-nous un imposteur trompé par ses prestiges? »

Vois à quoi ils te comparent. Ils sont dans l'aveuglement ; ils ne retrouveront plus la lumière.

Sourate xxv, versets 8 à 10.

Lorsqu'ils t'aperçoivent, ils s'arment d'ironie et d'insultes : « Est-ce là, disent-ils, l'envoyé du Très-Haut?

n Peu s'en est fallu qu'il ne nous ait fait abjurer le culte de nos pères. Il fallait toute notre constance pour lui résister. » Ils verront, à l'aspect des tourments, qui de nous

suivait le mauvais chemin.

Sourate xxv, versets 45 et 44.

Ton ministère se borne à la prédication de nos promesses et de nos menaces.

Je ne demande pour prix de mon zèle que de vous voir marcher dans les voies du Seigneur.

Sourate xxv, versets 58 et 59.

Le Dieu de ce pays, que sa bonté a consacré, le Dieu à qui tout appartient, m'a commandé de me dévouer à son culte et d'embrasser l'islamisme.

Il m'a chargé de lire le Coran. Ceux qui recevront la

lumière jouiront de cet avantage précieux, et je dirai à

ceux qui persisteront dans l'erreur : « Ma mission se borne

à vous prêcher. »

Sourate xxvii, versets 95 et 94.

Tu n'étais point sur le penchant du mont Shiaï, lorsque nous appelâmes Moïse ; mais la miséricorde divine t'a

choisi pour prêcher un peuple à qui il n'était point encore venu d'apôtre, afin qu'il ouvre les yeux à la lumière.

Sourate xxvm, verset 40.

Tu n'espérais point recevoir le Coran ; c'est une faveur du ciel. Ne prête point d'appui aux infidèles.

Qu'ils ne t'écartent jamais des préceptes divins, après les

grâces que tu as reçues. Appelle les hommes à Dieu, et

fuis l'idolâtrie.

Sourate xxviii, versets 86 et 87.

Ils ne veulent, disent-ils, ajouter foi au Coran que quand

ils y seront autorisés par des miracles. Réponds-leur:

« Les miracles sont dans la main de Dieu ; je ne suis chargé

que de la prédication. »

Sourate xxix, verset 49.

0 Mahomet, souffre avec patience ; les promesses de Dieu sont infaillibles. Que ceux dont la foi est chancelante ne t'inspirent pas leur légèreté !

Sourate xxx, verset 60.

Épouses du prophète, restez au sein de vos maisons. Ne vous parez point fastueusement, comme aux jours de l'idolâtrie. Faites la prière et l'aumône. Obéissez à Dieu et à son apôtre. 11 veut écarter le vice de vos cœurs. Vous êtes de la famille du prophète, et vous devez être pures.

Sourate xxxiii, verset 55.

Lorsque tu dis à celui que Dieu avait enrichi de ses grâces et que tu avais comblé de biens : « Garde ton épouse et crains le Seigneur, » tu cachais dans ton cœur un amour que le ciel allait manifester. Tu appréhendais les discours des hommes, et c'est Dieu qu'il faut craindre. Zeïd répudia son épouse. Nous t'avons uni avec elle, afin que les fidèles

aient la liberté d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, après la répudiation. Le préceple divin doit avoir son exécution.

Sour.ATE xxxiii, verset 57.

Mahomet n'est le père d'aucun de vous. Il est l'envoyé de Dieu et le sceau des prophètes. La science de Dieu est infinie.

Sourate xxxiii, verset 40.

0 prophète, il t'est permis d'épouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fn!t tomber dans tes mains, les filles de tes oncles et de tes lantes qui ont pris la fuite avec toi. et toute femme fidèle qui t'accordera son cœur. C'est un privilège que nous t'accordons.

Sour.ATE xxxiii, verset 49.

Tu n'ajouteras point au nombre actuel de tes épouses ; tu ne pourras les changer contre d'autres dont la beauté t'aurait frappé. Mais la fréquentation de tes femmes esclaves t'est toujours permise. Dieu observe tout.

FouRATE xxxin, verset 52.

0 croyants, n'entrez point sans permission dans la maison du prophète, excepté lorsqu'il vous invite à sa table. Rendez-vous-y lorsque vous y êtes appelés. Sortez séparément après le repas, et ne prolongez point vos entretiens. Vous l'offenseriez ; il rougirait de vous le dire. Mais Dieu ne rougit point de la vérité. Si vous avez quelque demande à faire à ses femmes, faites la à travers un voile. C'est ainsi que vos cœurs et les leurs conserveront leur pureté. Évitez de blesser le ministre du Seigneur. N'épousez jamais les femmes avec qui il aura eu commerce ; ce serait un crime aux yeux de l'Éternel.

Sourate xxxiii, verset 50.

Ministre du Très-Haut, console la terre par l'espoir du bonheur. Effraye-la par des menaces. Elle est environnée

des ombres de l'ignorance.

Sourate xxxiv .verset 27.

Avant toi, nous ne leur avions envoyé ni livre ni apôtre.

Dis : « Je ne vous demande point le prix de mon zèle. Gardez vos présents. Ma récompense est dans les mains de Dieu. Il est le témoin universel. »

Dis : « Si je suis dans Terreur, elle se tournera contre moi-même. Si je suis éclairé, je dois la lumière aux inspirations de Dieu. Il est près de l'homme ; il Tentend. » .

Sourate xxxiv, versets 45, 46 et 49.

On ne comparera point la vie à la mort. Dieu donne l'intelligence à qui il lui plaît. Tu ne saurais faire entendre ceux qui reposent dans le tombeau. Ton ministère se borne à la prédication.

Sourate xxxv, verset 21,

Si l'on nie ta doctrine, sache 'que les prophètes venus avant toi subirent le même sort, quoique les mJracles, la tradition et le livre qui éclaire (TÉvangile) attestassent la vérité de leur mission.

Sourate xxxv, verset 23.

Ils ont promis à Dieu par les serments les plus solennels

que, s'il leur envoyait un apôtre, ils s'empresseraient de

suivre sa doctrine. L'apôtre a paru, et leur aversion pour

la foi s'est augmentée.

Sourate xxxv, verset 40.

J'en jure par le Coran qui contient la sagesse :

Tu es l'envoyé du Très-Haut.

Ta voix appelle les hommes au chemin du salut.

Sourate xxxvi, versets 1 à 5.

Nous n'avons point enseigné la poésie au prophète. Cet art ne lui convient pas. Son ministère est la prédication et la lecture.

Il doit exhorter les vivants , et menacer les infidèles des vengeances célestes.

Sourate xxxvi, versets 69 et 70.

L'aveuglement des infidèles te surprend, et ils rient de ton étonnement.

En vain tu veux les instruire; leurs cœurs rejettent l'instruction.

S'ils voyaient des miracles, ils s'en moqueraient.

Us les attribueraient aux effets de la magie.

Sourate xxxvir, versets 12 à 15.

Les habitants de la Mecque sont étonnés qu'un de leurs concitoyens ait été revêtu du caractère d'apôtre ; et les infidèles ont dit : « C'est un faux prophète.

« Prétend-il que plusieurs dieux ne soient qu'un? Cette opinion est merveilleuse. »

Leurs chefs se sont levés et ont dit : « Gardez votre culte; soyez fidèles à vos dieux, nous connaissons ses desseins.

« La secte la plus récente n'a point prêché l'unité de Dieu. Cette doctrine est fausse.

« Mahomet eût-il été élu préférablement à nous pour recevoir le Coran ? »

Oui, ils doutent de ma religion; mais ils n'ont pas encore éprouvé mes châtiments.

SoDRATE XXXVIII, vorscts 5 à 9.

Hommes insensés, m'ordonnerez-vous d'adorer un autre que Dieu?

Dieu t'a révélé, il a révélé aux peuples anciens que l'idolâtrie rend les œuvres vaines, et assure la réprobation.

Adresse ton encens à Dieu, et rends-lui des actions de

Sourate xxxix, versets 6i à 66.

grâces

Dis-leur : c Je ne suis qu'un mortel comme vous. Le ciel m'a révélé qu'il n'y a qu'un Dieu. Soyez justes devant lui; implorez sa miséricorde. Malheur aux idolâtres ! »

Sourate xli, verset 5.

Nous t'avons révélé le Coran en arabe, afin que tu le prêches à la Mecque et dans les villes voisines. Annonce le jour du jugement. On ne saurait douter de sa venue. Une partie du genre humain entrera dans le paradis, etTautre descendra dans l'enfer.

Sourate xlii, verset 5.

La prédication de l'unité de Dieu a fait naître des débats envenimés par l'envie. Si l'arrêt qui diffère le châtiment des incrédules n'eût été prononcé, le ciel aurait terminé leur querelle. Les juifs elles chrétiens doutent de la vérité.

Sourate xiii, verset 15.

Diront-ils : « Mahomet prête à Dieu de faux oracles? )) Il imprimera sur ton cœur le sceau de la patience. Il détruira le mensonge et confirmera la vérité de sa parole; il sonde le fond des cœtn^s.

Sourate xlii, verset 25.

Dieu ne parle ù l'homme que par inspiration, ou derrière un voile ;

Ou bien il envoie un de ses ministres pour lui faire connaître ses volontés; et il est sage et sublime.

C'est ainsi que nous t'avons envoyé notre esprit (Gabriel). Avant cette époque heureuse, tu ne connaissais point le Coran. Nous V avons fait briller la vraie lumière. Nos secta-

leurs marcheront à sa clarlé. Par elle tu conduiras les hommes dans le chemin de la justice ;

Dans le chemin de Dieu, souverain des cieux et de la terre. N'est-il pas le terme de toutes choses?

SonuTE xLif, versets 51 à 53.

Gomment auraient-ils la foi? L'envové véritahle la leur a prêchée ;

Et ils se sont séparés ôe lui, et ils ont dit : « C'est un homme qu'on fait parler, et que le démon inspire. »

Soci'ATE xi.iv, versets 'I"2 et 15.

Nous t'avons étahli le chef suprême de la religion sainte; suis-la, et ne condescends point aux désirs de ceux qui sont

dans les lénèhres.

Sourate xi.v, verset 17.

Diront ils que Mahomet est l'auteur du Coran? Réponds : « S'il est mon ouvrage, vous ne me soustrairez po'nt à la vengeance divine; mais Dieu connaît vos mensonges. Son suffrage me suffit conln^ vous. Il est indulgent et miséricordieux. »

Dis : « Je ne suis pas le premier des apôtres ; j'ignore quel sort le Tout-Puissant nous réserve ; je suis fidèle aux inspirations divines. Mon ministère se borne à la prédication. ))

Sourate xlvi, versets 7 et 8.

Dieu effacera les péchés , et rectifiera l'intention des fidèles qui croient à la religion que la Vérité éternelle apporta à Mahomet.

Sourate xlvii, verset 2

La Vérité éternelle a accompli la révélation qu'eut le prophète, quand elle fit entendre ces mots : « Vous en-

27 i EXTRAITS DU CORAN.

trerez dans le temple de la Mecque, sains et saufs, la tète rasée, et sans crainte. Dieu sait ce que vous ignorez, il vous prépare une victoire prochaine. »

SouuATs xLviii, verset. 27.

Mahomet est Tenvoyé de Dieu. Ses disciples sont terribles contre les infidèles, et humains entre eux. Vous les voyez se 'courber, adorer le Seigneur, implorer sa miséricorde, uniquement occupés du soin de lui plaire. Les marques de leur piété paraissent sur leur-front. Le Pentateuque et l'Évangile comparent leur zèle au grain de froment qui produit une tige. Il croît; il grossit, il s'affermit sur ses racines. Le moissonneur le voit avec complaisance. Tels sont les fidèles. Leurs vertus excitent la rage des méchants. Mais Dieu a promis sa miséricorde à ceux qui ont embrassé la foi, et qui ont exercé la bienfaisance ; il leur destine une

récompense glorieuse.

Sourate xlviii, verset ^29,

0 croyants, n'élevez point la voix au-dessus de celle du prophète; ne lui parlez point avec la familiarité qui régne entre vous, de peur que vos œuvres ne soient vaines; vous n'y pensez pas.

Dieu a éprouvé la piété de ceux qui parlent respectueusement à son apôtre. L'iudulgence et un trésor inestimable seront leur récompense.

L'iniérieur de ta maison est un sanctuaire; ceux qui le

violent, en t'appelant, manquent au respect qu'ils doivent à

l'interprète du ciel.

SouHATE xLix, versBts 2 à 4.

0 Mahomet, prêche les infidèles. Tu n'es, grâce au ciel, ni magicien ni inspiré par Satan.

Diront-ils que tu es poète, et qu'il faut attendre que le sort ait disposé de toi ? -

MAliOMIiT. t>75

Réponds-] eur : « AUendez ; j'attendrai avec vous. »

SouiiATE i.ii, veriels 29 cl 31.

J'en jure par l'étoile qui se couche :

Votre compatriote n'est point dans l'erreur; il n'a point été séduit.

Il ne suit point ses propres lumières.

Tout ce qu'il dit est une inspiration divine.

Celui qui possède la force l'a instruit.

Gabriel, l'intelligence sublime,

S'assit au plus haut de l'horizon ;

b^nsuite il prit son vol vers le prophète;

11 descendit à la distauce de deux arcs, ou plus près encore.

Il ftivorisa son serviteur d'une révélation.

Le cœur de Mahomet ne déclare que ce qu'il sait.

Disputerez-vous sur cette vision?

Il avait déjà vu le même ange

Près du Lotus, qui termine le séjour de délices.

SounATE LUI, versets 1 à 14.

0 croyants, faites une aumône avant de parler au prophète. Cette œuvre sera méritoire et vous purifiera. SiFindigence s'oppose à vos intentions, Dieu est clément et miséricordieux.

Sourate lviii, verset 15.

Les habitants de Médine, qui les premiers ont reçu la foi, chérissent les croyants qui viennent leur demander un asile ; ils n'envient point la portion du butin qui leur est accordée; oubliant la loi du besoin, ils préfèrent leurs hôtes à eux-mêmes. La félicité sera le prix de ceux qui ont

défendu leur cœur de l'avarice.

Sourate r,ix, verset 9*

0 croyants, n'entretenez aucune liaison avec mes ennemis et les vôtres. Vous leur montrez de la bienveillance, et ils ont abjuré la vérité qu'on leur a enseignée. Ils vous ont rejetés, vous et le prophète, du sein de leur ville, parce que vous aviez la foi. Si vous les combattez pour la défense de ma loi et pour mériter mes faveurs, conserverez-vous de l'amitié pour eux? Je connais ce qui est caché au fond de vos cœurs, et ce que vous produisez au grand jour. Celui qui trahira mes intérêts aura abandonné le sentier de la

justice.

SouiîATE Lx, verset. 1.

0 prophète, si des femmes fidèles viennent te demander un asile, après t'avoir promis avec serment de fuir l'idolâtrie, de ne pomt vcler, d'éviter la fornication, de ne point tuer 1 urs enfants, de ne te désobéir en rien de ce qui est juste, donne-leur ta fui et prie Dieu pour elles. Il est indulgent et miséricordieux'.

So'.i'.ATi: L\ verset 12.

Le prophète ayant confié un secret à une de ses femmes (Ilafsa), elle le publia. Dieu lui révéla cette indiscrétion. D'abord, il la reprit avec douceur, et ensuite il lui rapporta tout ce qu'elle avait divulgué. — « Qui vous a si bien instruit? » lui demanda-t-elle. — « C'est, répondit Mahomet, celui à qui rien n'est caché.

« Votre cœur est coupable d'une indiscrétion. Implorez la clémence du ciel; il vous pardonnera. Si vous êtes rebelle au prophète, le Seigneur, Gabriel eL les vrais croyants sont ses protecteurs; et les anges le vengeront.

((S'il vous répudie, Dieu peut lui donner des épouses meilleures que vous, des femmes qui professeront l'islamisme, qui seront fidèles, obéissantes, dévouées, pieuses, et apphquées à la prière, soit veuves, so't vierges. »

SoLT.ATK i.xv, versets 7* à 5.

Peii s'en faut que les infidèles ne t'ébranlent par leurs regards, quand ils entendent la lecture du Coran, et qu'ils disent : « C'est un insensé. »

Le Coran est le dépôt de la foi, envoyé aux hommes pour les instruire.

Sourate i.xvm, versets 51 et 52.

Votre concitoyen n'est point inspiré par Satan. Il a \'u Gabriel au haut de l'horizon, resplendissant de lumière.

Il ne cache point les révélations du ciel.

Ce livre n'est point l'ouvrage de Satan foudroyé.

Soi'RATE Lxxxi, vcrsels 22 à 26.

N'é(ais-tu pas orphelin? Dieu n'a-t-il pas protégé ton enfance?

Il t'a trouvé dans l'erreur, et il t'a éclairé. Tu étais pauvre, et il t'a enrichi. Ne fais donc point de violence à l'orphelin ; Ne repousse point.le pauvre qui te demande. Raconte plutôt les bienfaits dont le ciel t'a comblé.

Sourate xciii, versets 6 à 11.

Que penser de celui qui trouble Le serviteur de Dieu, quand il prie, Lorsqu'il accomplit l'ordre du ciel, Et qu'il recommande la piété?

Sourate xcvi, versets 9 à 12.

A l'union de Coraychites !

Elle importe à la sûreté du commerce, en hiver et en été . Qu'ils adorent le Dieu de ce temple, le Dieu qui les a nourris pendant la famine.

Et qui les a délivrés des alarmes.

Sourate cvr.

Dis : (! 0 infidèles,

Je n'adorerai point vos simulacres.

Vous n'adorerez point mon Dieu.

J'abhorre votre culte,

Ma religion n'est point la vôtre ;

Vous avez votre crovance, et moi la mienne. »

Souratf: cix.

Il n^y a point de doute sur ce livre ; il est la règle de ceux qui craignent le Seigneur;

De ceux qui croient aux vérités sublimes, qui font la prière et versent dans le sein des pauvres une portion des biens que nous leur avons donnés ;

De ceux qui croient à la doctrine que nous t'avons envoyée du ciel, et aux Écritures ; de ceux qui sont attacbés fermement à la crovance de la vie éternelle.

Le Seigneur sera leur guide, et la félicité sera leur partage.

Pour les infidèles, soit que tu leur prêcbes ou ne leur prêches pas l'islamisme, ils persisteront dans leur aveuglement.

Dieu a imprimé son sceau sur leurs cœurs ; leurs oreilles et leurs yeux sont couverts d'un voile, et ils sont destinés à la rigueur des supplices.

Sourate n, versets 1 à 0.

Si vous doutez du livre que nous avons envoyé à notre serviteur, apportez un chapitre semblable à ceux qu'il renferme ; et si vous êtes sincères, osez invoquer vos témoins à côté du témoiofnaoe de Dieu.

Si vous ne l'avez pu faire, vous ne le pourrez jamais;

280 EXTRAITS DU COI'.Ay.

craignez donc un feu qui aura ^our aliment les hommes et les pierres, feu pi éparé pour les infidèles.

SouR.vTE II, versets '21 et 26 .

Les incrédules et ceux qui traitent notre doctrine de mensonge, seront dévoués aux flammes éternelles.

0 enfants d'Israël, souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblés ; conservez mon alliance, et je conserverai la vôtre; révérez- moi. Croyez an livre que j'ai envoyé; il confirme vos Écritures ; ne soyez pas les premiers à lui refuser votre croyance. Ne corrompez pas ma doctrine pour

un vil intérêt. Craignez-moi.

Sourate ii, versets 57 et 58.

Après que Dieu leur a envoyé le Coran pour confirmer leurs Écritures, à eux qui auparavant imploraient le secours du ciel contre les incrédules; après qu'ils ont reçu ce livre, qui leur avait été prédit, ils ont refusé d'y ajouter foi. Mais le Seigneur a frappé de malédiction les cœurs infidèles. I

Quand on leur demande : « Croyez-vous à ce que Dieu a envoyé du ciel? » ils répondent : « Nous croyons aux Écritures que nous avons reçues; » et ils rejettent le livre véritable, venu depuis, pour mettre le sceau à leurs livres sacrés! Dis-leur : « Pourquoi avcz-vous tué les prophètes, si

vous aviez la foi ? »

SouKATK II, versets 83 et 85.

C'est Gabriel qui, par la permission de Dieu, a déposé le

Coran sur ton cœur, pour confirmer les livres sacrés venus

avant lui, pour être la règle de la foi, cl pour remplir de

joie les fidèles.

SouRATEir, verset 91.

Lorque l'envoyé du Seigneur a paru au milieu d'eux,

pour mettre le sceau à la vérité de leurs Écritures, une partie d'entre eux a rejeté avec mépris le livre divin, comme s'ils ne l'eussent pas connu.

S'ouBATE II, verset 95.

Nous t'avons envoyé, avec la Vérité, pour être l'organe de nos promesses et de nos menaces; et tu n'auras aucun compte à rendre de ceux qui seront précipités dans l'enfer.

Les juifs et les chrétiens ne t'approuveront que quand tu auras remplacé leur croyance. Dis-leur que la doctrine de Dieu est la seule véritable. Si tu condescendais à leurs désirs, après la science que tu as reçue, quelle protection trouverais-tu auprès du Toiit-Puissant?

Ceux à qui nous avons donné le Coran, et qui lisent sa doctrine véritable, ont la foi ; ceux qui n'y croiront pas seront au nombre des réprouvés. *

Sourate ii, versets 115 à 115.

Envoie un apôtr e de leur nation pour leur annoncer tes merveilles, pour leur enseigner le Coran et la sagesse, et pour les rendre purs. Tu es puissant et sage.

Qui rejettera la religion d'Abraham, si ce n'est l'insensé? Nous avons élu Abraham dans ce monde, et il sera dans l'autre au nombre des justes.

Quand Dieu lui dit : « Embrasse l'islamisme, » Abraham répondit : « Je l'ai embrassé, ce culte du souverain des mondes. »

Abraham et Jacob recommandèrent leurcrovance à leur postérité : « 0 mes enfants, dirent-ils, Dieu vous a choisi une religion ; soyez y dévoués jusqu'à la mort. )^

Eliez-vous présents lorsque la mort vint visiter Jacob ? Il dit à ses fils : « Qui adorerez-vous après ma mort? » — « Nous adorerons, répondirent-ils, ton Dieu, le Dieu de tes

pères, Abraham, Ismaël et Isaac, le Dieu unique; nous serons de fidèles musulmans. »

Sourate it, versets 125 à 127.

Dites : « Nous croyons en Dieu, au livre qui nous a été envoyé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, et aux douze tribus. Nous croyons à la doctrine de Moïse, de Jésus et des prophètes ; nous ne mettons aucune différence entre eux, et nous sommes musulmans. »

Sourate ii, versets 150.

Dieu a envoyé le livre qui renferme la vérité; ceux qui s'en écartent maixheiU dans l'erreur.

Sourate ii, verset 171,

Le mois de Rhamadan, dans lequel le Coran est descendu du ciel, pour être le guide et la hnnière des hommes, et la règle de leurs devoirs, est le temps destiné à l'abstinence. Dès que l'on verra ce mois, on doit observer ce précepte. Celui qui sera malade, ou en voyage, jeûnera dans la suite un nombre pareil de jours. Dieu veut vous conduire avec douceur, afin que vous remplissiez le commandement et que vous célébriez ses louanges. Il prend soin de vous guider lui-même, afin que vous l'honoriez par votre reconnaissance.

Sourate ii, ver.-et 181.

11 n'y a de Dieu que le Dieu vivant et éternel.

Il t'a envoyé le Livre qui renferme la vérité, pour confirmer la vérité des Écritures qui l'ont précédé. Avant lui, il fit descendre le Pentateuqueet l'Évangile, pour servir de guide aux hommes ; il a envoyé le Coran des cieux.

Ceux qui nieront la doctrine divine ne doivent s'attendre

qirà des supplices; Dieu est puissant, et la vengeance est dans ses mains.

Rien de ce qui est dans les cieux et sur la terre ne lui est caché. C'est lui qui vous forme comme il lui plaît dans le sein de vos mères. Il n'y a point d'autre Dieu que lui; il est puissant et sage.

C'est lui qui t'a envoyé le Livre. Parmi les versets qui le composent, les uns renferment des préceptes évidents et sont la base de l'ouvrage ; les autres sont allégoriques. Ceux qui ont du penchant à l'erreur, s'attacheront à ces derniers versets, et formeront un schisme en voulani les interpréter. Dieu seul en a l'explication. Mais les hommes consommés dans la science divine diront : « Nous croyoais au Coran; tout ce qu'il renferme vient de Dieu. » Ce lan-

gage est celui des sages.

SouBATE III, versets I à 5.

Ce livre est la lumière du monde, la règle de la foi, et Texliortation de ceux qui sont pieux.

Sourate iir, verset 152.

0 VOUS qui reçûtes le livre de la loi, notre envoyé vous

a révélé beaucoup de passages que vous cachiez; il a passé

avec indulgence sur beaucoup d'autres. La lumière vous

est descendue des cieux avec le Coran; Dieu s'en servira

pour conduire dans le sentier du salut ceux qui suivront sa

volonté. Il les fera monter des ténèbres à la lumière, et les

conduira dans le droit chemin.

Sourate v, verset 18.

Nous t'avons envoyé le Livre véritable, qui confirme les Écritures qui l'ont précédé, et qui en rendent témoignage. Juge entre les juifs et les chrétiens, suivant les commandements de Deu. Ne suis pas leurs désirs, et ne t'écarte pas

de la doctrine que lu as reçue. Nous avons donné à chacun de vous des lois pour se conduire.

SouHATE V, verset 52.

Lorsqu'on leur a dit : a Embrassez la religion que Dieu a révélée à son apôtre ; » ils ont répondu : « La croyance de nos pères nous suffit. » Peu leur importe que leurs pères n'aient eu ni science, ni lumières pour se conduire.

Sourate v, verset 105.

Quand même nous t'aurions envovè un livre écrit, les infidèles, en le touchant de leurs mains, se seraient écriés: « C'est une imposture. »

« Si un ange, disent-ils, ne vient pas accompagner le prophète, nous ne croirons pas en lui. » Quand Dieu leur en ferait descendre un du ciel, ils resteraient incrédules. Leur perte est certaine. On n'attendra point leur repentir.

Si nous faisions descendre un ange, ce serait sous la forme et les habits d'un homme.

Sourate vi, versets 7 à 10.

Les Juifs ne rendent pas hommage à la vérité, lorsqu'ils soutiennent que Dieu n'a rien révélé aux hommes. Qui a envoyé à Moïse le livre de la loi, où brille la vraie lumière, ce livre que vous écrivez, mais dont vous voulez nous soustraire une partie? Répondez : C'est Dieu. Le Coran vous a appris ce que vous ignoriez et ce qu'ignoraient vos pères.

Nous l'avons fait descendre du ciel, ce livre béni, poiu' confirmer les anciennes Écritures, pour que tu le prêches à la Mecque et dans les villes voisines. Ceux qui ont la crovance de la vie future croient en lui. Ils seront exacts observateurs de la prière.

Sourate vi, versets 91 et r2.

Chercherai-je un autre juge que Dieu? C'est lui qui a

envoyé le Coran, où le mal et le bien sont pesés. Les Juifs

savent qu'il est véritablement descendu du ciel. Garde-toi

d'en douter.

Sourate vi, verset 114.

Cette doctrine est celle de Dieu. Elle est la véritable ; nous l'avons démontrée à ceux qui sont intelligents.

SounATE VI, verset 126.

Croyez an Coran, ce livre béni que nous avons fait descendre des cieux. Craignez le Seigneur, et vous éprouverez les effets de sa miséricorde.

SouBATE VI, verset 156.

Vous ne direz plus : « Si l'on eût envoyé un livre, nous aurions été plus éclairés qu'eux. » Vous avez reçu les oracles divins, la lumière et les grâces du ciel. Quoi de plus injuste maintenant que de blaspbémer contre la religion sainte et de s'en éloigner? Nous réservons à ceux qui la rejettent un supplice digne de leur rébellion.

SounATE VI, verset 157.

Le Coran t'a été envoyé du ciel. Ne crains pas de t'en servir pour menacer les méchants et exhorter les infidèles.

Sourate vu, verset 1.

Nous avons apporté aux hommes un livre où brille la science qui doit éclairer les fidèles et leur procurer la miséricorde divine.

«Attendent-ils l'accomplissement du Coran? Le jour où il sera accompli, ceux qui auront vécu dans l'oubli de ses maximes diront : « Les ministres du Seigneur nous prêchaient la vérité. Où trouverons-nous maintenant des in-

tercesseurs ? Quel espoir avons-nous de retourner sur la terre pour nous corriger? » Ils ont perdu leurs âmes, et leurs illusions se sont évanouies.

Sour.ATE VII, verseIsSO et 51.

Situ ne fais briller à leurs yeux quelque signe éclatant, ils diront : « De quelles fables ^iens-tu nous bercer ? » Réponds-leur : « Je ne viens vous prêcher que ce que le ciel m'a révélé. Ce livre renferme les préceptes divins; il est la règle des croyants et le gage de la miséricorde divine.

« Ecoutez en silence la lecture du Coran, afin que vous soyez dignes de la clémence du Seigneur. »

Sourate vii, versets 202 et 205.

Quand une nouvelle sourate descend d'en haut, il y en a parmi eux qui disent : « Cette nouvelle sourate peut-elle accroître la foi d'aucun de nous? » Oui ; elle fortifiera la crovance des fidèles, et ils v trouveront leiu' consolation.

SoiinATE Tx, verset 125.

Le Coran est l'ouvrage de Dieu. Il confirme la vérité des

Ecritures qui Font précédé; il en est l'interprélation. On

n'en saurait douter. Le Souverain des mondes Ta fait

descendre descieux.

SouiiATE X, verset 58.

S'ils disent : « Mais c'est Mahomet qui en est l'auteur! » Réponds-leur: « Apportez donc un seul chapitre semblable à ceux qu'il contient, et appelez à votre aide qui vous voudrez, hormis Dieu, si vous êtes sincères. ))

Ils accusent de fausseté un livre dont ils ne comprennent pas la doctrine, et dont ils n'ont pas encore vu Taccomplissement. C'est ainsi que les prophètes venus avant eux

riueiit aussi traités irimposleurs. Mais attendez la fin des impies. •

Les uns croient an Coran; les autres nient sa doctrine; mais le Seigneur connait les hommes corrompus.

Sourate x, versels 59 à 41.

Tels sont les signes du livre de l'évidence.

Nous l'avons fait descendre du ciel en langue arabe,

afin que vous le compreniez.

Sourate xii, versets 1 et 2,

L'histoire des prophètes est remplie d'exemples que doivent retenir les hommes sensés. Ce livre n'est point une fable inventée à plaisir; il confirme ceux qui Font précédé; il exphque clairement toutes choses. 11 est la lumière

et la grâce des croyants.

Sourate xii, verset 111.

Quand même le Coran ferait mouvoir des montagnes, quand il partagerait la terre en deux et ferait parler les morts, ils ne croiraient pas. Mais Dieu est le juge des actions. Les croyants ignorent-ils qu il peut à son gré éclairer toute la terre ?

Sourate xiir, verset 50.

Nous t'avons envoyé ce livre, pour tirer les liommes des ténèbres, les éclairer et les conduire dans la voie excel-

lente et glorieuse.

Sourate xiv, verset 1.

î)emande-leur : « Qu'est-ce que le livre descendu du ciel? )) Ils répondent : « Un tissu de fables de l'antiquité »

SotjRATK XVI, verset 2Gi

Nous t'avons envoyé le Corai pour éclairer les dogmes

'i8S EXTRAITS DU CORAN.

contestés dç la religion, pour conduire les fidèles, et pour leur annoncer les grâces du Seigneur.

Sourate xvi, verset 66.

Dans ce jour, nous ferons lever du milieu de chaque nation un prophète pour témoigner contre elle. Tu témoigneras contre les Arabes. Nous t'avons envoyé le livre qui instruit sur tous les devoirs, qui est la lumière, la grâce

et le bonheur des musulmans.

SouKATE XVI, verset 01.

Si nous changeons un verset du Coran, les infidèles t'accuseront de ce changement. Mais Dieu sait ce qu'il envoie ; et la plupart sont dans l'ignorance.

Dis : « L'esprit de sainteté, Gabriel, l'a apporté du ciel avec vérité, pour affermir les croyants, pour leur montrer la lumière et les promesses du Seigneur. »

Sourate xvi, versets 105 et 104.

Le Coran conduit dans la voie la plus sûre. 11 promet le bonheur aux fidèles.

Il annonce aux bienfaisants une récompense glorieuse.

Soi'RATE XVII, verset 9.

Nous avons voulu expliquer aux hommes leurs devoirs dans le Coran ; mais notre zèle n'a servi qu'à les éloigner de la foi.

Sourate xvii, verset 45.

Lorsque tu liras le Coran, nous étendrons, entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future, un voile impénétrable.

So;b\te xvii, verset 47.

Quand l'enfer s'unirait à la terre pour produire un ouvrage semblable au Coran j leurs efforts seraient vains.

Noiisv avons donné des instructions à l'homnie snr tons ses devoirs; mais, opiniâtre dans son incrédulité, il rejette

la lumière.

. • Sourate XVII, versets 90 et 91.

Nous avons divisé le Coran, afin que tu puisses le lire avec des pauses. Nous l'avons envoyé par chapitres (sourates).

SoLRATE XVII, verset 107.

Louange à Dieu, qui a envoyé à son serviteur le livre qui ne trompe point,

Pour effiayer les coupables par la rigueur des châtiments et réjouir les croyants veitueux par l'espoir d'un bonheur éternel,

Et pour servir d'avertissement à ceux qui disent (jue Dieu a un fils !

b'ouuATE xviii, vcrscls l à 5.

Nous avons facilité la lecture du Coi'an en récrivant dans ta langue, afin que tu ajinonces la félicité à ceux qui criiignent le Seigneur, et les tourments à ceux qui disputent contre lui.

Sourate xix, versel 07; et Sourate xx, verset 112.

Nous ne t'avons pas envoyé le Coran pour te rendre malheureux,

Mais pour rappeler le souvenir du Seigneur à celui qui le craint.

Le Coran t'a été envoyé par celui qui a créé la terre e(

élevé les ci eux.

Sourate xx, versel s 1 à 3.

Le Coran est l'avertissement de tous ceux qui craignent Dieu.

Nous ne te l'avons envoyé que pour annoncer à tous les hommes la miséricorde divine.

Sourate xxi, versets 106 et 107.

Ceux^ qui ont reçu la science, intimement persuadés que le Coran est la vérité éterîielle, croient en Dieu. Leurs cœurs reposent tranquillement dans celte croyance, et Dieu les guide dans le chemin du salut.

Sourate xxii, verset 55.

Lorsqu'on récite les versets du Coran, on voit l'indignation peinte sur le front des infidèles. Ils sont prêts à se jeter sur le lecteur. Dis : « Vous annoncerai-je quelque chose de plus terrible? C'est le feu de l'enfer que Dieu a promis aux incrédules. Malheur à ceux qui y seront précipités î ))

Sourate xxii, verset 71.

Combattez avec courage sous les étendards de Dieu ; vous êtes ses élus. Il ne vous a rien commandé de difficile dans votre religion. C'est la foi de votre père Abraham que voue professez. C'est lui qui vous nomma musulmans.

Le Coran vous confirme ce titre glorieux. Mon envoyé sera témoin contre vous au jour delà résurrection, et vous, vous porterez témoignage contre le genre humain. Accomphssez la prière ; faites l'aumône. Soyez inébranlables dans la foi. Dieu est votre Seigneur. Courage au serviteur

et louanges au Maître !

Sourate xxti, versets 7? et 78.

Ont-ils. bien considéré la doctrine du Coran ? Renferme-

t-il d'autres commandements que ceux qui ont été prescrits

à leurs pères ?

Sourate xxin, verset 70

« Ce livre, disent les infidèles, n'est qu'une imposture. Mahomet en est l'auteur. D'autres hommes l'ont aidé. » Ces discours ne sont appuyés quesurl'iniqnité et le mensonge.

{( Ce n'est, ajoutent-ils, qu'un amas de vieilh'S fables qu'il a recueillies, et qu'on lui lit le matin et le soir. ))

Réponds-leur : « Celui qui connaît les secrets du ciel et de la terre a envoyé le Coran. 11 est indulgent et miséricordieux. »

So'jRATE XXV, -versets 5 à 7.

Les infidèles ont demandé si le Coran n'avait pas été envoyé sous forme d'un ouvrage suivi. Nous l'avons fait descendre du ciel par versets et par chapitres, afiii d'affermir tDn cœur.

SouiîATE XXV, verset 5 i.

Ce livre vient du Souverain des mondes; C'est l'Esprit fidèle (Gabriel) qui l'a apporté du ciel. Il le déposa sur ton cœur, afin que lu fusses apôtre. Il est écrit en langue arabe, et son style est pur. Les livres sacrés et anciens en font mention. Les Mecquois ne doivent-ils pas être étonnés que les savants d'entre les Juifs en aient eu connaissance ?

SouRATii XXVI, versets 192 à 11 G.

Ce ne sont pas les démons qui sont les auteurs du Coian. Ils ne devaient point ou ne pouvaient le mettre au jour. Ils sont loin d'entendre le langage des cieux.

Sourate xxvi, versets 210 ù 212.

Celui qui possède la sagesse et la science t'a envoyé le Coran.

Sour.ATE xxvii, verseL 6.

Le Coran explique aux erfants d'Israël les principaux sujets de leurs disputes.

Il est la lumière des fidèles et le gage des grâces du

Seigneur.

Sourate xxvii, versets 78 et 79.

Après que nous leur avons envoyé un apôtre véritable, ils se sont écriés : « Qu'il fasse éclater la même puissance que Moïse, et nous croirons. ;) N'ont-iis pas nié ses mira- (îles, quand ils ont dit : « Le Pentateuqne et le Coran sont deux livres de mensonge qui se prêtent un mutuel secours? Nous les rejetons également. » ^^^bI

Dis-leur : « Si vous êtes véridiques, apportez un livre wl divin où la vraie religion soit mieux établie que dans le Pentateuqne et dans le Coran ; et je le suivrai aussitôt. »

Sourate xxvi-i, versets 48 et 49.

Ceux à qui nous donnâmes les Écritures croient au Coran.

Ils s'écrient, lorsqu'on leur explique sa doctrine : « Nous

croyons qu'il est la vérité de Dieu; avant sa venue, nous

étions déjà musulmans. »

Sourate xxviii, versets 52 et 55,

Avant le Coran, tu n'avais 5 réciter aucun livre; tu n'aurais pu l'écrire de ta main. Alors, ceux qui s'efforcent de l'anéantir pouvaient douter de sa vérité.

FouRATE XXIX, verset 47.

Si tu leur lis un verset du Coran, ils détournent orgueilleusement la tête connue s'ils n'entendaient pas, semblables à celui qui aurait une pesanteur dans les oreilles. Mais annonce-leur un tourment douloureux.

Sourate xxxi, verset 0.

Le Souverain de l'univers a fait descendre le Coran du ciel. Ce livre ne doit laisser aucun doute.

Diront-ils qu'il est l'ouvrage de Mahomet? La Vérité

éternelle te l'a envoyé pour prêcher la parole de la foi à

un peuple qui n'avait point encore eu d'apôtre, et pour

l'éclairer de son flamheau.

Sourate xxxir, versets 1 et 2.

Ceux que la science éclaire savent que le livre qui t'a été envoyé du ciel est la vérité, qu'il conduit dans les voies du Dieu dominateur et comblé de louanges.

Sourate xxxiv, verset 6.

Lorsqu'ils entendent la doctrine divine, ils disent : « Mahomet n'est qu'un homme ; il veut nous détourner du culte de nos pères. Le Coran n'estqu'une fable faussement inventée. » Aveuglés par l'impiété, ils traitent de mensonge la vérité qui

brille à leurs yeux.

Sourate xxxiv, verset 42.

Dis : « La vérité a paru ; le mensonge va disparaître, et il

ne se montrera plus. »

SouBATE XXXIV, veFset 48.

La religion que nous t'avons révélée est la véritable; elle confirme les livres saints qui l'ont précédée. Dieu observe d'un œil attentif la conduite de ses serviteurs.

Nous avons donné le Coran pour héritage à nos élus. Quelques-uns s'abandonnent à l'iniquité. Le plus grand nombre a embrassé la vertu; d'autres s'efforcent de se surpasser dans la pratique des bonnes œuvres; c'est le comble de la

perfection.

Sourate xxxv, versets 28 et 29.

Celui qui est puissant et miséricordieux t'a envoyé le Coran,

Afin que tu leur prêches la religion qui n'a point été enseignée à leurs pères; mais ils vivent dans l'insouciance.

Sourate xxxvi. versets 4 et 5.

Ce livre est un avertissement aux mortels.

Vous verrez un jour que sa doctrine est véritable.

Sourate xxxviii, versets 87 et 88.

Le ciel t'a envoyé le plus excellent des livres. La même doctrine y est sans cesse répétée. Ceux qui craignent le Seigneur frissonnent à sa lecture. Leur effroi s'adoucit par degrés, et ils reçoivent avidement la parole divine. Le Coran est la lumière de Dieu ; par elle il dirige ses élus ; mais ceux qu'il égare ne retrouvent plus le droit chemin.

SouuATE XXXIX, verset 24.

Le Coran offre aux hommes des exemples variés afin de les instruire.

Il est écrit en arabL\ Sa doctrine est simple et claire. Il prêche la crainte du Seigneur.

Sourate xxxix, versets 28 et 29.

Nous t'avons envoyé du ciel le livre où la- vérité parle aux hommes ; celui qui la suit et celui qui s'en écarte travaillent chacun pour soi. Tu n'es pas l'avocat du genre humain.

Sourate xxxix, verset 42.

Le Dieu clément et miséricordieux t'a envoyé le Coran.

Il est le dépôt de la vraie foi. 11 est écrit en arabe ; il instruit les sages.

11 promet, et il menace. La plupart s'en éloignent et ne veillent pas entendre.

Sourate xli, versets 1 à 5.

« N'écoutez point la lecture du Coran, disent les infidèles. Armés de raillerie, efforcez-vous de l'ensevelir dans l'oubli.)) Les tourments puniront leur incrédulité.

Sourate xi.i, versets 25 et 26,

Si nous avions écrit le Coran dans un idiome étranger,

ils se seraient écriés : « Pourquoi n'est-il pas écrit dans

notre langue?» Réponds-leur : « Son style est-il barbare?

Son auteur est-il x\rabe? Ce livre est la lumière et la gué-

rison des croyants. Les incrédules ont une pesanteur dans

les oreilles ; un nuage couvre leurs yeux ; ils n'entendent

point. »

Sourate xli, verset 4i.

Si le Coran vient de Dieu et que tous rejetiez sa doctrine, est-il un égarement comparable au vôtre?

Le ciel et la terre leur offriront des prodiges ; ils seront frappés eux-mêmes jusqu'à ce qu'ils reconnaissent que le Coran est la vérité. Ne leur suffit-il pas, pour croire, du témoignage du Seigneur ?

Sourate xli. versels 52 et 55.

J'en jure par le livre de l'instruction : Nous l'avons envoyé en arabe, afin que vous le compreniez. Nous en conservons l'original dans le ciel; il est sage et sublime.

Sourate xltii, versets 1 à 5.

Leur avons-nous envoyé un livre avant le Coran? En possédaient-ils un ?

« Nous avons, continuent-ils, trouvé nos pères attachés à une religion, et nous la suivons. «

Toutes les fois que nos ministres prêchèrent la foi dans une ville, les principaux du peuple leur tinrent le même langage : ({ Nous suivons la rehgion de nos pères. »

(i — Mais si nous vous apportons une meilleure doctrine, disaient les apôtres? — Nous rejetons, répondaient les incrédules, tout ce que vous nous annoncez. »

Nous vengeâmes nos lois méprisées. Voyez quelle fut la

punition des idolâtres.

Sourate xltii, versets 21 et 24.

J'en jure par le livre de l'évidence.

Nous te l'avons envoyé dans la nuit bénie pour insiruire les mortels.

Dans la même nuit, la sagesse éternelle mit le sceanà ses lois.

C'est elle qui donne aux hommes le caractère d'apôtre.

Sourate xuv, versets 1 à 4.

Si ce livre vient du ciel, si des enfants d'Israël en attestent l'authenticité et croient en lui, tandis qu'excités par l'orgueil vous le rejetez dédaigneusement, quel nom méritez-vous? Dieu n'éclaire point les méchants.

Les incrédules font celte objection aux fidèles: « Si ce livre était véritable, les Israélites ne l'auraient pas reçu avant nous. » Ils ont fermé les veux à la lumiière et ils disent : « C'est une fable de l'antiquité. »

Soi'RATE NLvi, versets 9 et 10.

Sont-ce les égarements du sommeil, ou l'impiété qui les inspirent?

Diront-ils : « Le Coran est une fiction ingénieuse dont il est l'auteur? » Mais ils n'ont pas la foi.

S'il en est ainsi, qu'ils mettent au jour un Hvrc semblable.

. SorRATE i.ir, verse! s 52 à 54. ,

Ce n'est point le langage d'un poêle. Combien peu croient cette vérité!

Ce n'est poijit l'œuvre d'un mage. Combien peu ouvrent les yeux!

C'est le Souverain des mondes qui l'a envoyé du ciel.

Sourate lmx, versets 41 à 45.

Si Mahomet eût fait le moindre chanofement à sa doc-

trine,

Nous l'aurions saisi sur-le-champ,

Et nous lui aurions coupé la \'eine du cœur.

Personne n'eût pu suspendre notre vengeance.

Sourate lxix, versets 44 à 47.

Déclare, ô Mahomet, ce que le ciel t'a révélé.

L'assemhlée des génies ayant écouté la lecture du Coran, s'écria : « Voilà une doctrine merveilleuse.

(( Elle conduit à la vraie foi. Nous croyons en elle, et nous ne donnerons pas d'égal à Dieu.

« Gloire à sa majesté suprême! Dieu n'a point d'épouse;

il n'a point enfanté. »

Sourate lxxii, versets 1 à 4.

« Le Coran, disait l'infidéle, est une imposture; Ce n'est que la parole d'un homme. »

Les feux de l'enfer puniront ce blasphème. Qui te donnera une idée de ce goufh^e?

Sourate lxxiv, versets 25 à 20.

Ne lis point le Coran avec précipitation.

Nous le graverons dans ta mémoire, et nous t'apprendrons à le réciter.

Lorsque Gabriel te révélera des versets, suis-les attentivement.

Nous t'en donnerons l'interprétation.

Le ciel t'en fait la promesse.

Sourate lxxv, versets 16 à 19.

Que le fidèle garde ces préceptes dans sa mémoire ; Que le papier en soit le dépositaire honoré; Qu'il conserve ce dépôt sublime et pur, Tracé par la main d'un écrivain honnête et juste.

Sourate lxxx, versets 12 à 15.

J'en jure par la nuit quand elle répand ses ombres, Par Taurore quand elle déploie ses feux naissants, Oui, le Coran est la parole du prophète honorable. Du prophète puissant auprès du Souverain du trône et inébranlable dans la foi.

Du prophète obéi et fidèle.

SoiRATE Lxxxi, versets 17 à 21.

Le Coran distingue le bien du mal ; 11 ne contient rien de frivole.

Sourate lxxx.yi. versets ir>etl4.

Nous t'envoyâmes le Coran dans une nuit à jamais fameuse.

Qui te fera connaître tout le prix de cette glorieuse nuit?

Elle vaut plus à elle seule que mille mois réunis.

Elle fut consacrée par la venue des anges et de l'esprit (Gabriel) Dans cette nuit, ils apportèrent avec la permission de Dieu des lois sur toutes choses.

La paix accompagna cette nuit jusqu'au lever de l'aurore.

SOLT.ATK XCVII.

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