‹ Mahomet et le Coran précédé d'une introduction sur les devoirs mutuels de la philosophie et de la religionChapitre 17 sur 47 · AUTHEKTICITÉ DE L'HISTOIRE DE MAHOMET · texte numérisé non relu

AUTHEKTICITÉ DE L'HISTOIRE DE MAHOMET

Zeîd ^ Des copies de celte édition dormais immuable lurent envoyées aux villes principules de i empire i et tons les anciens exemplaires durent être brûlés par

ordre du calite, taitdis que 1 exemplaire original retournait à la garde d'Uafsa.

c( La récensiou u Olhmiin, dit M. Willam Muir, esl arrivée de main en main jusqu'à nous sans altéralion; on l'a si scrupuleusement conservée (ju d n'y a pas de variantes importantes, et l'on poumit même dii e aucune variante, dans les copies innombraijli\s du Coran, qui circulent dans les vastes domaines de rislam. Des factions acharnées, sorties du meurlre même d'Othmân, moins d'un quart de siècle après la mort de Mahomet, n'ont cessé depuis lors de bouleverser l'empire musulman. Toutefois il n'y a jamais eu qu'un seul Coran pour toutes ces factions implacables; et cet usage unanime de la même écriture acceptée par elles toutes jusqu'à nos jours est une des preuves irrécusables de la sincérité du texte que nous possédons et qui remonte jusqu a Tinfortuné calife \ »

< Zeïtl, fils (le TliAbit, était de Médine, dont le dialecte n'était pas tout à fîiii aussi pur que celui do la Mecque, et c'était dans ce dernier dialecle ijuc le prophète s'élail exprimé.

* M. G. >Veil, Mohammed der Prophet, elc, page 552, n est pns tout à fait aussi aflirmatif ; il fait quelques n'serves; mais i! ne croit pas que le Coran ail pu subir des diangrements considérables, parce (ju a i'ùpo(|iu' où il a été recueilli beaucoup de musulmans en avaient encore le >on\rn!r très-préseut. M. A. Sprensrer n'a pas directement traité cette (juestioii dans les deux volumes qu'il a doiui«*s; mais la complète auUieiiticité du Coran ne semble pas le moins du monde douteuse pour lui, Dos Uhen und die Uhre des Mo/tammad, t. Il, pages 451 et suivantes.

:V4 VAHOMST, CUAPITHE I.

C'est Tavis de tQus les juges compëténts ; et M« de

Hammcr a eu le droit de dire: « Nous pouvons croire que le Coran est la parole do Mahomet, tout aussi sûrement que les mahoinètans le croient la parole de Dieu. » M. William Muir a pu ajouter presque aussi justement : « Le Coran est la base principale de la biographie de Mahomet et Ton peut s'en convaincre . par l usage étendu et intéressant qu'en a fait M. le docteur A. Sprenger, pour celle qu'il a entreprise. II faut d'ailleurs dans cette restitution délicale apporter autant de circonspection que de sagacité et de science.

Après le Coran vient la tradition, qui remonte naturellement jusqu'aux premiers compagnons de Maho- • met ; mais ici le terrain est beaucoup moins sûr, et l'on ne saurait mettre trop de prudence à s'y avancer. La tradition est partout mcertaine, quoiqu'elle puisse d'ailleurs avoir plus ou moins de probabilité ; elle est particulièrement suspecte chez un peuple peu lettré, et d'une imagination ardente, comme les Arabes de ces temps. Aussi M. W. Muir s est-il mis en garde autant qu'il l'a pu contre les surprises, et il a essayé de tracer par lexamea le plus minutieux les règles qu'il faut suivre pour employer ces matériaux dangereux quoique indispensables \ Les corn-

* H. \V. Muir, The Life of Mahotml. t. I. introducUon . pages xxnn à lxxxvii. L auteur a marqué avec soin l'inHuence que la succession dos diverses dynasties rivales a pu exercer sur les traditions ; les c^uimiaUes, les Abassides, etc., n'ont point eu le même point de vue

AUTHEMICITÉ DE L'IllbTOlHE DE MAUOMET 35

payauiib du piopliùle avaient beaucoup à raconter sur l'apôtre qui les avait convertis à sa foi, qui les avail menés longtemps au combat, et qu'ils avaient connu dans les moindres détails de sa vie. La généra* lion qui les avait immédiatement suivis, les successeurs (Tâbiûn) comme on les appelait, pouvait aussi avoir recueilli par eux une foule de renseignements d'une grande importance. Les Ashàb et les Tâbiûn ont dû remplir tout le premier siècle de l'Hégire ; mais en cent ans et dans les ùrconstances où se trouvait alors l'Islam, la tradition fait Bien du chemin.

L'ettcnsion même du mahomélisme, conquérant l'Arabie entière et les pays voisins, donna tout à coup à la tiadition ua caractère pratique qu'on n'avait pas d*abord soupçonné. Le Coran, qui devait être à lut seul et exclusivement la loi religieuse, la loi civile et la loi politique de Tblam, ne pouvait plus satisfaire aux besoins nouveaux, quelque désir qu'on eût de ne point s'en écarler. Ces bornes étaient trop étroites, et, sous peiue d'y étouffer^ il fallut bien les élargir. On recueillit donc avidement, et comme un supplément au Coran, luules les paroles, toutes les décisions, tous les actes de Mahomet (Hàdiths)^ pour les appliquer, comme autant de décisions sans appel, à tous les cas douteux qui se présentaient. <x La tradition reçut ainsi

pour compreadi'e et «Jonlinaei* Mahomet. En appréciant une tnldltioit, 1 faut considérer sartoul deilz choses, la période de la vie du prophète à laqueUe «lie se rapporte, et le sujet qu'elle traite. Hais C'est daim roilvrage même de î(. W. Hoir qu'il faut suivre toute cette analfse, «ossl rigoureuse qu'utile.

56 MAHOMBT, CUAPITliE l.

force de loi, ei elle partagea en quelque sorte l'auto* rité de riii^piialion . On se mit à rechercher fous les souvenirs de ce genre avec une incroyable ardeur ;

cl dès la fin du pi euiier siècle, celle occu|)aUoii élait devenue pour une foule de gens comme une profession sainte, celle de coUecleurs. Les plus instruils et les plus actifs parmi les fidèles allaient de ville en ville, de liibu en tribu, lairc celle moisson méritoire, auprès des compagnons, des successeurs et de leurs dcscciidanls. Puis ils inellaieat eu écrit tous les récils plus ou moins exacts qu'ils avaient provoqués de ces témoins véridiqucs.

Comme le remarque M. W. Muir, c'était là un travail qui touchait de trop près à Tinlérèt public, pour qu'on pût labandonner absolument au zèle des individus; et dès la fin du premier siède de l'Hégire, Omar 11, qui mourut en 72U, doima des ordres précis pour que cette œuvre, à la fois religieuse et politique, fût exécutée avec louie la régularité nécessaire. La compilation ne fut achevée, par suite des troubles de celle orageuse époque, que sous la dynastie des Abas* sides, et une bonne partie fut en état de paraître sous le règne du fameux Al-Mamouu (780-653). 11 y eut alors six collections principales ^ qui ont servi et qui

* H. William Muir, T/ie Life of Mahomet, t. I, introtiuclion» page XXXI.

• M. le docteur Sprcngcr, dans sa Vie de Muliomet, en anglais, \). 08, a donné les noms desauteurs des six collcclions.avocla datedeleur mort. En dehors de ces six collections olUcicllcs, il v en a une autre qui est un peu piub aiicieiiue et dont l'auteur, uiïon M. \\. Muir, Imûra M&lilk

Digitizod by C<.jv.'viv.

AUIUEKTICITÉ DK LlilSTOIAB DB M4iiOMET«

servent encore de texte aux écoles thëologiques de

rislam pour juslifier les différences qui les divisenl. Ce sont les collections des Sunnites. Quant à celles des Shyites, au nombre de quatre, elles ne furent terminées qu'un peu plus tard, et elles n'ont jamais joui que d'une autorité inférieure. Ces nioimuicnls^ qui doivent prendre place à la suite du Coran, sont étudiés encore de nos jours dans tontes les parties du inonde malioinétan, et ils y sont extrêmement populaires. Ils captivent et ils amusent les lecteurs plus que les biographies du propiiète, qui ont été postérieurement composées.

Un mérite plus réel qu elles doivent posséder à nos yeux, c*est qu'elles portent la marque irrécusable de la plus sincère honnêteté. Chaque tradition, isolée et formant par elle-même un tout distinct, est rattachée par une liste de témonis non mterrompue à quelqu un des compagnons de Mahomet. Si parfois les dépositions se contredisent, elles n en sont pas moins rapportées côte & côte avec la plus parfaite bonne foi. Il y en a même quelques-unes qui sont peu favorables au

al NûaUa, vivait de 95 à 179 de THégire (717^1 de notre ère). Celte collection, bien qu'elle n'entre pas dans le canon orthodoxe, n'en jouît pas moins d'une grande estime; et bien des commentatcui's la regardent comme ayant fourni aux autres une bonne partie de leurs matériaux. Elle a été publiée à Dehli en 4840.- Ces collectioiîs sont I oui es, à ce.<iu'il paraît, le résumé d'une enquête beaucoup plus vaste. Les tradiiions relatives au prophète s'élevaient au lumbrc de cin(| à six cent mille; mais elles étaient si extravagantes, qu'il fallut les éliminer pour la plupart, et l'exé^à'se musulmane n'en a {;aidé que quatre ou cinq mille; ce qui est encore bien cuu::>idérable.

38 MAilOMËT, CHAPITRE I.

prophète, et dont, à ce litre, la véracité ne peut être suspecte* C'est au lecteur mahométan de faire son choix au milieu de tous ces témoignages, et même de ces écueils -, c'est à nous aussi de faire le nôtre dans la Sunna, et de u^admettre que ce qui porte rempreinte de la vraisemblance, et que ce qui s accorde avec le Coran, la mesure permanente et indubitable de tout le reste.

Le Coran et la tradition, conservée comme je viens de le dire, sont les véritables éléineutb de la biographie de Mahomet ^ Il parait que dès la fin du premier siècle, quelques dévols sougèreat à i écrire. Ou nomme Ourva, qui mourut en 94, et son disciple Az- Zouliri, qui mourut en 124, à l'âge de soixante-douze ans, sous la dynastie des Ommiades. Il ne reste rien de leurs ouvrages ; niais Zouliri est souvent cité par les auteurs subséquents, ainsi que plusieurs autres biographes : Musa, tils d'Okba, el Abou-Màshar, du début du second siècle; Abou-Isbàc, à la lin de ce même siècle, et enfin Madaini, au commencement du troisième. Mais à défaut de ces auteurs, qui n'ont pas été épargnés par le leiuijs, il y en a plusieûrs autres dont les ouvrages sont parvenus jusqu'à nous.

Le plus ancien est Mohammad-ibn-Ishàc, qui mourut en Tan 151 de l'hégire (775 de notre ère). Il écrivait par conséquent sous les Abassides ; c'est pour Al^Mansoûr, le second prince de cette dynastie, qu'il

* M. \S. Muir, /.//(' of biahonicL i I, inlroduclioii, p. lxixii, a mai''* ijué les dillérences de lu tradiUoii et de la biographie.

AUTHENTICITÉ DB yUlSTOIRB DE MAHOMET.

composa son ouvrage. Il a été conservé dans celui

dlbn-Hishàm ; mais en outre son aulorilé est fréquemment invoquée par ses successeurs, et il passe pour un des auteurs les plus sûrs que l'on puisse toujours consulter ^

Le second biographe du prophète est Abd-el-maUk- U>n-liishàm) qui mourut l'an 215 de l'hégire (^55 de notre ère). On a son ouvrage tout entier, qui est inlh* tulé amplement : Biographie du prophète (Sirat-erraçoul'), et dont je donnerai plus loin l'analyse. Mais ce n'est pas le seul qu'il eût composé, et il avait fait les plus savantes recherches sur la généalogie des . rois Himyarites, antérieurs de plusieurs siècles à 1 islam, et de très-utiles commentaires sur les passages obscurs des anciens poètes. 11 a pris pour base de sou

' M. William Muir, Life ofMahomett 1. 1» inlroduclion, p- xci el suivantes, défend Ibn-Ishàc contre les critiques isaet graves de M. A. Sprenger, qui n'est pas moins sévère à Tégord d'Ibn-Hisliàm. J'a« voue qu'en présence du livre d Ibii-Hisliàm je ne comprends pas les critiques de M. A. Sprengcr. Sans doute, le biographe musulman n'est pas iiTéprochable; mais les qualités de son livre sont en résumé si réelles el si grandes, qu'il n*y a guère de place que pour Téloge et radmiralion. 11 n'y a pas un document arabe supérieur au 5tr0l-€rroçouli voir H. Th. Nôldeke, GeêMhte dei KûrûMf GcBitingue, 1860, in-Sy préfacei p. xiv.

* Il parait que les copies du Svrat'er-ruçwl sont assez rares dans rinde; mais M. William Huir en a vu deux exemplaires, Tun à Dehli, el l'autre dans la bibliothèque de la Société asiatique, à Calcutta. M. A. Spreuger en a rapporté un exemplaire à Berlin. Il çn a été fait un abr^é à Damas, vers le commencement du quatorzième siècle» ran 707 de l'Hégire, et le succès de cet abrégé n'a peut<*ètre \m peu contribué à Taire dispai'ailre roriginal. Les musulmans, d'ailleurs, préfèrent en général les biographies modernes, qui sont pleines de détails mythologiques, et ils trouvent les andennes trop sévères.

40 BiAllUNBT, GUAPITRË I.

travail sur Mahomet celui d ibu-lsbàc, qu'il reproduit presque en entier, et le sien m£me est devenu Tobjet de commentaires célèbres. 11 ne parait pas d ailleurs qu*Ibn-lshâm mérite une confiance absolue^ et il s'est al(aché) à ce qu'il semble, ù supprimer tous les détails qui pouvaient èirepea favorables au prophète, comme d'ailleurs il a soin de le dire lui-même. Ce qui doit surtout le recommander aux yeux des Européens, c'est que sou livre est presque aussi régulier que les nôtres, et qu'il procède avec une méthode que ne désavoueraient pas nos meilleurs biographes. Ibn* Hishàm était né au vieux Caire, et il y mourut ; mais sa famille élait de Bassora.

Son contemporain Vàckidi, quoique né à HédineS écrivit et vécut a la cour des Abassides, auprès desquels il fut dans une faveur constante, surtout durant le règne d'Al-Màmoiin. C'était un personnage assez considérable, puisqu'il était câdi du quartier oriental de Bagdad. Il avait amassé une bibliothè(}uc qui, renfermée dans six cents caisses, formait, à sa mort, la charge de cent vingt chameaux. Il avait écrit un très-grand nombre de livres ; mais le seul qui soit veuu jusqu'à nous, sous sa forme originale, est VHis^ toire den guerres du prophète {Al Maghâzi)^ comme

' Vàckidi est mort en ran 207 de 1 Hégire» sans doute à Bagdad, c'esl-à-dire six aimées avant Ibn-IIishâm ; il aurait dû par consé* queni être ptacé avant lui; mais je Tai laissé après, comme le fait V . William Biuir» parce que le secrétaire de Vàckidi n*cst mort qu'en 1130 de mëgire, et que c'est surtout à cause de son secrétaire que Vàckidi est connu.

AOTHENTIGITÈ DE imTOIRE DE MAHOVET. 41

celui dlbn-lshàc. Une copie en a été récemment découverte en Syrie, et elle a été imprimée dans la Bibliotheea bidiea de Calcutta ^ Mais ce qui a rendu Yâckidi particulièrement célèbre, c'est son secrétaire^ Ibn-Saadf connu plus ordinairement sous le nom de Kdlib al Vdckidi ou secrétaiic de Vfickidi. Ce secrélaire, homme aussi intelligent que fidèle, avait hérité des papiers de son patron» et il en tira un excellent ouvrage en quinze volumes, sur la biographie et les compagnons du prophète, sur leurs descendants et sur rhistoire des califes, jusqu'à son propre temps. II y ajoula aussi beaucoup de documents nouveaux qu'il avait réunis personnellement à Bedr. Le premier volume, qui contient la biographie de Mahomet, avec des détails sur tous ceux des compagnons qui étaient présents à la bataille de Bedr, a été reliouvû par M. le docteur A. Sprenger, à Cawnpore. C'est une découverte inestimable qui suffirait seule à illustrer le nom de celui qui Ta faite. M. William Muir s'accorde avec M. le docteur Sprenger pour attacher la plus haute importance à Touvrage du Kâlib al Vâekidij bien qu'il n'y trouve guère moins de crédulité que dans les autres historiens arabes. Cette biographie du prophète est composée presque entièrement de traditions détachées, qui ont été arrangées en chapitres, selon le sujet et selon une sévère chronologie. La chaîne des témoignages est donnée pour

* Ce n'est qu'une partie de Touvragc deTftdiidi» publiée à CalcnUa, 18Ô5-1SÔ6, par V. Alfred de Ki^mer.

MAHOVET» CHAPITRE I.

chnque tradition séparée ; et quand ils sont contradio foires, 1 auteur se prononce parfois sur leur valeur relalivo.

Le quatrième des anciens biographes du prophète est Tabari (Aboû-Djafar-ibn-Djarir-al-Tabari). Né en 224 de l'hégire, à Amoul, dans le Tabareslan, et mort à Bagdad, en 310 (846-932), il avait été un des imans les plus éclairés et les plus respectés de sou temps. Tabari, qu'on a surnommé quelquefois le Tite-Live des Arabes, avait composé des annales universelles, où se trouvent à leur ordre la vie de Mahomet et le récit des conquêtes de i'TsIam. Ce qu'on en connaissait sur ce dernier point et ce qu'on en avait publié jusqu'à ces derniers temps, ne commen* çait qu'à la mort du prophète ^ Le reste de ce qui touche Mahomet était regardé comme perdu, quand le docteur A. Sprenger, envoyé à Lucknow pour y inspecter les bibliothèques indigènes, découvrit, parmi de vieux manuscrits abandonnés, toute la partie de l'ouvrage de Tabari, qui s'étend de la naissance du

* L'ouvrage entier de Tabari, composé de vingt parties, à ce que l'on croit, est intitulé : AniuUes des fûts et des envoyés de Dieu. Les r>% 4*' et 5" parties sont consacrées presque entièrement à Mahomet. M. J. G. L. Kosegarlen n'a donné reitrait de la 5' partie que pour les guerres qui suivirent la mort du prophète (Grypliiswaldise, in-é, arabe et latin, 1831-1855). M. LouisDubeui a traduit le début de Touvrâge de Tabari, d'après la version persane, pour le Comité oriental <ie Londres (Paris, 183S, in-4, 280 pages]. Ce fragment ta delacréation du monde à l'hlsloire de Job et de Joseph. Il comprend aussi les vingthuit fameuses questions posées par les Juifs à Mahomet sur la Genèse et sur Adam, if n'y a donc jusqu'à présent qu'une faiUe portion des Amudes de Tabari qui nous soit connue.

Page 1