III, ch. 54, p. 463 et sq. ; cf. ch. 28, p
orgueil et de nos désirs, c'est la connaissance de Dieu, laquelle est la vraie science (') ». Le but dernier proposé à l'activité de Thomme, c'est la 'hokmah, la sagesse, et la sagesse suprême c'est la connaissance de Dieu ('). La morale, pas plus que les pratiques cultuelles, ne sont la fin dernière, elles ne sont que des moyens pour nous élever à la connaissance du monde intelligible ('). La plus haute religion coïncide avec la plus haute connaissance métaphysique, car l'amour de Dieu est en raison de la connaissance qu'on a de lui (*). « Nous avons déjà exposé dans le Mischnéh Torah que cet amour ne peut se produire que par une profonde intelligence de tout l'être et par la contemplation de la sagesse divine qui s'y manifeste ("') ».
Notions métaphysiques générales.
L'existence est un accident survenu à ce qui existe, elle est accessoire à la quiddité de ce qui existe. C'est là chose évidente et nécessaire pour tout ce dont l'existence a une cause. Mais pour Dieu, dont l'existence n'a pas de cause, son existence est sa véritable essence et son essence est son existence, il est d'une existence nécessaire ; donc son existence n'est pas un accident ajouté à sa quiddité (^).
Il y a quatre causes : la matière, la forme, la cause efficiente, la cause finale (').