Ib. ; cf. III, ch. 5i, p. 43;; I, ch. 39, p
5. III, ch. 28, p. 2i5; cf. Mischnéh Torah, 1. I (traité Yeçodé ha-Torali), ch. 2, § 2; Huit Chapitres, ch. 5.
6. Guide, I, ch. 57, p. aSo et suiv. La quiddité se trouvant en Dieu est antérieure à l'existence. Maimonide tombe ici dans la théorie platonicienne des idées archétypes. Cette distinction entre la quiddité et lexistence est empruntée à Avicenne, Ichârat, p. 143 et suiv.
7. Guide, l, ch. 69, p. 3i6; cf. Aristote, Dern. Analytiques, I, i3; II, u; Physique, II, 3; Métaph., I, 3; VIII, 4.
Tout corps est composé de deux idées différentes qui sont sa matière et sa forme, et il est affecté d'accidents qui sont la quantité, la figure et la position (').
Un corps n'agit pas en tant que corps, mais il exerce telle action parce qu'il est tel corps, il agit par sa forme (').
La matière est toujours réceptive et passive par rapport à son essence, elle n'agit qu'accidentellement ; la forme est toujours active par son essence et passive par accident (').
Tout mouvement est un changement et un passage de là puissance à l'acte (*).
Puissance implique privation. Tout ce qui passe de la puissance à l'acte a besoin de quelque autre chose en acte qui l'y fasse passer. Ce qui est en puissance est plus imparfait que ce qui se meut pour que cette puissance passe à Tacte et ce qui se meut est également imparfait en comparaison de la chose en vue de laquelle il se meut afin d'arriver à l'acte ('•').
Tout ce qui est en puissance, avons-nous dit, a besoin d'une impulsion extérieure pour passer à Tacte. Car si ce qui fait passer à l'acte était en lui-même et qu'il n'y eût aucun empêchement, il ne restei'ait pas un instant en puissance, il serait toujours un acte. Que si cependant ce qui fait passer une chose à l'acte était en elle, mais qu'il y avait un empêchement qui a été supprimé, ce qui a fait cesser l'empêchement est ce qui a fait passer la puissance à l'acte (').
1. Guide, II, Introd., p. 20; cf. Aristote. Métaph., IX, 8: XII, 2.