‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 15 sur 94 · Guide, II, ch. 1;, p. i34-i · texte numérisé non relu

Guide, II, ch. 1;, p. i34-i

4. Guide, Intr-, p. i5; cf. I, ch. 02. p. 199; cf. Aristote, Physique, IV, 10-12. Le temps n'est pas quelque chose de positif et de réel comme le pensaient les Motecallîm, Guide, l, ch. -3, p. 3Si.

catégorie de la qualité comme la noirceur et la blancheur il n'est pourtant quun accident inhérent au mouvement (').

Ce qui rend le problème du temps si difficile, c'est qu'il est un accident dans un autre accident. Les accidents dont les substrats sont d'autres accidents, comme l'éclat dans la couleur, la courbure dans la ligne, sont chose très obscure, surtout lorsqu'il s'y joint cette circonstance que l'accident qui sert de support n'est pas dans un état fixe mais change de condition. Or dans le temps ces deux caractères se trouvent réunis : il est d'abord un accident dans la chose mue ; ensuite, le mouvement n'est pas dans la condition de la noirceur et de la blancheur, qui sont fixes, mais il est de l'essence du mouvement de ne pas rester un seul instant dans le même état (-;.

L'existence d'une grandeur infinie quelconque est inadmissible. L'existence d'un nombre infini de grandeurs est inadmissible, si l'on veut qu'elles existent simultanément. De même, il est inadmissible qu'il existe des causes à l'infini, de sorte qu'il y aurait des choses nombreuses à l'infini existant en acte. Et peu importe quil s'agisse de corps ou de substances purement spirituelles. C'est là l'ordre physique essentiel, au sujet duquel il a été démontré que l'infini y est impossible (').

Quant à l'infini en puissance ou accidentellement, on en a démontré l'existence en partie : ainsi on a établi qu'une grandeur est virtuellement divisible et que le temps l'est également C). Mais, en partie, la question demeure controversée, en ce qui concerne, par exemple, l'existence de l'infini par succession qu'on appelle aussi l'infini par accident, quand une chose existe après qu'une autre a cessé

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