‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 14 sur 94 · Guide, II, Intr., p. 9; cf. Aristote, De l'âme, I · texte numérisé non relu

Guide, II, Intr., p. 9; cf. Aristote, De l'âme, I

;. Guide, II, Intr., p. 10; cf. Aristote, Phys., VIII. 5: Métaph., XII, 6.

ment de translation de forme circulaire peut être continu ('). Le mouvement de translation est antérieur à tous les mouvements et en est le premier selon la nature. Car même la naissance et la corruption sont précédées d'une transformation. La transformation à son tour est précédée d'un rapprochement entre ce qui transforme et ce qui doit transformer. Enfin, il n'y a ni croissance ni décroissance, sans qu'il y ait d'abord naissance et corruption (').

On peut admettre avec Aristote que le mouvement universel, depuis qu'il existe avec sa nature invariable, n'est pas sujet à la naissance et à la corruption, comme le sont les mouvements partiels. Mais on n'en doit pas conclure que le mouvement universel est éternel, car il a pu avoir été créé par Dieu (').

Le mouvement est mesuré par le temps. Le temps est un accident qui accompagne le mouvement et qui lui est inhérent. Aucun des deux n'existe sans l'autre. Un mouvement n'existe que dans un temps, et on ne saurait penser le temps qu'avec le mouvement. Par conséquent, tout ce pour quoi il n'existe pas de mouvement (comme Dieu) ne tombe pas sous le temps (").

Le temps fait partie des choses créées, puisqu'il accompagne le mouvement lequel est un accident de la chose mue et que cette chose elle-même dont le temps accompagne le mouvement a été créée. Que si l'on dit : « Dieu fut ayant de créer le monde » — où le mot fut implique le temps — il n'y a là qu'imagination et non pas réalité de temps, attendu que le temps est indubitablement un accident et fait partie des accidents créés aussi bien que la noirceur et la blancheur. Quoiqu'il n'entre pas dans la

I. Guide, II, Intr., p. i3; cf. Aristote. Phys., VIII, ;, 8: Métaph., XII, 6. a. Guide, II, Intr , p. i3-i4; cf. ch. lo, p. 88: cf. Aristote, Phjs., VIII, 7; VII, 2.

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