‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 17 sur 94 · I. Guide, I, ch. 63, p · texte numérisé non relu

I. Guide, I, ch. 63, p

a. Ib , ch. 71, p. 353 ; cf. I, ch. 34, p. 120 : a II n'y a dans Tètre universel que deux choses : Dieu et ses œuvres. Il n'y a aucun moyen d'atteindre Dieu autrement que par ses œuvres ; ce sont elles qui indiquent et son existence et ce que nous devons croire à son égard ».

Maïmonide expose sa conception du monde ; nous renvoyons au chapitre que nous y avons consacré (').

Puis notre philosophe indique la manière dont les Motécallîm (') résolvent la question de l'existence de Dieu. Ils établissent d'abord, au moyen de sept preuves, la création du monde. Une fois démontré que le monde est créé, il en résulte nécessairement l'existence d'un ouvrier qui l'a créé avec intention et de son plein gré (^).

Mais, réplique Maïmonide. on ne saurait démontrer l'existence de Dieu par la nouveauté du monde, attendu qu'il n'est pas possible d'établir démonstrativement ni que le monde est éternel, ni qu'il est créé(') ; ce problème passe notre entendement. Or, comment conclure à l'existence de Dieu d'une prémisse douteuse ? Si le monde est créé, dirait-on, il y a un Dieu ; mais si le monde est éternel, il n'y a pas de Dieu ('). La vraie méthode qui ne comporte point de doute consiste à établir l'existence de Dieu par les procédés des philosophes, procédés fondés sur l'éternité du monde. Ce n'est qu'en se plaçant dans

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