‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 18 sur 94 · Voir plus loin le Monde · texte numérisé non relu

Voir plus loin le Monde

2. Partisans du Calàm, « parole », « discours », o spéculation « ; les motécallîm sont « ceux qui spéculent». Le Calàm est une théologie orthodoxe qui se constitua vers le ii« siècle de l'hégire et qui se développa avec l'introduction du péripatétisme parmi les Arabes. « La science des fondements de la foi appuyés par des preuves s'appela Calàm », dit Teflazâni, commentateur des 'Aqàid de Neséti (éd. de Constantinople, i3i3, p. i5). Cf. ibn Klialdoùn (dans de Sacy, Chrest. arabe, 1, p. 46;) et Falaquera dans More-ha-Moré, éd. de Presbourg, p. i52. Chahrastani définit ainsi le Calàm : « Les principes (ossoul) sont l'objet de la science du Calàm. et les conséquences (forou') sont l'objet de la science du droit ». Les Motécallîm établissent la création de la matière, la nouveauté du monde, un Dieu libre, transcendant et agissant sur le monde. Ils professent la théorie des atomes. Sans cesse Dieu en crée de nouveaux. Tout ce qui existe est immédiatement l'œuvre de Dieu. Les privations ou accidents négatifs sont produits par Dieu tout comme les accidents positifs. L'àme elle-même n'est qu'un accident que Dieu continue sans cesse. Dieu seul est cause. Deux faits ne s'enchaînent jamais nécessairement l'un l'autre. L'ensemble de l'univers pouvait être tout autre qu'il n'est.

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