‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 2 sur 94 · Recteurs d'académie du viii« au xi» siècle · texte numérisé non relu

Recteurs d'académie du viii« au xi» siècle

3. Les Caraïtes, sectateurs de la « lettre » écrite, apparurent vers le milieu du viii» siècle ; ils s'opposent aux rabbanites qui, à côté de la loi écrite, admettent les explications et développements traditionnels des rabbins.

4. En parlant de réfuter les philosophes. Maïmonide dit : « Je ne prétends pas cependant être le seul qui se soit appliqué à les réfuter; d'autres l'ont fait avant moi, tels Hàya, Ahron b. Serdjado, Ibn Djana'h, Ibn ai Akouli, Ben 'Hofni ha-Cohen, Rabbi Dôssa et son père R. Saadia Gaôn. » Voir note de .Munk, Guide, I, p. 462. Maïmonide semble faire allusion

10 INTRODUCTION

Mais quelques vues que les ouvrages juifs aient pu ouvrir à l'esprit de Maïmonide et quelques matériaux qu'ils aient pu fournir à son fonds d'idées et de savoir, ce n'est pas là qu'il faut chercher les éléments intégrants et constituants de sa doctrine philosophique.

Ce n'est pas non plus au Calâm (') que Maïmonide est redevable de quelqu'une de ses idées directrices. Sans doute il a étudié avec le plus grand soin les Motécallim, mais il n'en parle le plus souvent que pour réfuter leurs conceptions (cf. Guide, I, ch. 5i (p. i85), ch. 69 (p. 3i3 et s., p. 322), ch. -I (p. 335 et s.), ch. 73-76: II, ch. 14 (p. 118), ch. 16 Cp. 128); III, ch. io(p. 58. 59)(-).

La doctrine de Maïmonide, comme nous l'avons dit, est le péripatétisme modifié par les Arabes sous l'influence des spéculations néo-platoniciennes.

Maïmonide est tout pénétré des idées d'Aristote et il le cite à chaque instant ('). Tandis que Platon lui paraît trop (( obscur et plein d'images », Aristote est pour lui « le prince des philosophes » ("). Maïmonide a pris soin de préciser lui-même son attitude à l'égard d'Aristote. « Tout ce qu'Aristote, écrit-il. a dit sur tout ce qui existe au-dessous de la sphère de la lune, jusqu'au centre de la terre, est indubitablement vrai. Personne ne saurait s'en écar-

dans Guide, 1. ch. 52, p. 2o3-2o4. à Juda Halévi {Kozri, II. a) et à Abraham ibn Daoud (Emounah ramah, 54): dans Guide. I, ch 54. p. 2ai, à Juda Halévi (ib., II, 2); dans I, ch. 65, p. 290, à Saadia (Emounoth ee-Deoth, II, 8) et à Juda Halévi [op. cit., I, § Sg) : dans II, ch. 5, p. 63 et III, ch. 49, p. 417, à Saadia ; dans Maamar ha- Yi'houd, p. 9, dans Huit Chapitres, ch. 6, et dans soTX E pitre au Vémen (Kobéç, II, 5*. col. 2), il fait enraiement allusion à Saadia ; dans Guide, I, ch. 59, p. 202, à Ba'hya (Hôhôthha- Lebabôth, \, ch. 10) et au même auteur (II, ch. 5) dans Guide, III. ch. 12. Dans une ettre à Samuel ibn Tibbon (Kobéç, II, 28") Maïmonide dit qu'il a connu Joseph ibn Çaddiq, mais qu'il n'a pas lu son Olam Qaitan.

1. Voir plus loin le chapitre sur lEsistence de Dieu, note 4.

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