‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 20 sur 94 · Aristote, Phys.. I, ch · texte numérisé non relu

Aristote, Phys.. I, ch

7. Par exemple l'artiste qui donne à une matière particulière la forme d'une statue.

Toutes les explications nécessaires ont été données sur ce sujet (') et Aristote dit expressément « La matière ne se meut pas par elle-même (') ».

De cette proposition il résulte qu'il y a un moteur qui a mis en mouvement la matière de toutes les choses sublunaires pour qu'elle reçût la forme. A ce moteur il faut supposer un autre moteur. Mais cela ne saurait se continuer à l'infini, en vertu de la troisième proposition : « L'existence d'un nombre infini de causes et d'ellets est inadmissible ». Or, tout mouvement du monde sublunaire aboutit à la sphère céleste, laquelle est douée du mouvement de translation, qui est antérieur à tous les mouvements C). Mais cette sphère est également mue. elle a donc elle aussi un moteur. Le moteur de la sphère céleste a nécessairement un de ces quatre caractères : ou il sera un autre corps en dehors d'elle, ou une intelligence pure C), ou une force immanente à elle-même, ou une force indivisible. Le premier, le troisième et le quatrième cas étant démontrés impossibles, il reste que la cause première du mouvement de la sphère céleste est une intelligence pure. Il est donc démontré que le moteur premier de la sphère céleste, si celle-ci est animée d'un mouvement permanent, ne peut être ni un corps, ni une force dans un corps, en sorte que ce moteur est immobile, donc indivisible et immuable. Ce premier moteur, c'est Dieu (^). On peut présenter la démonstration sous une autre forme. On peut envisager le mouvement sous trois

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