‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 19 sur 94 · Ib., p · texte numérisé non relu

Ib., p

l'hypothèse de réternité du monde, quitte à réfuter plus tard cette hypothèse, qu'on obtiendra la démonstration rigoureuse de l'existence de Dieu ('). D'autant plus que les preuves philosophiques sont tirées de la nature visible de l'être, tandis que les preuves des Motécallîm sont puisées dans des propositions contraires à la nature visible de l'être ('). Les démonstrations de l'existence de Dieu ne peuvent, en ertet. être empruntées qu'à la nature de l'être, telle qu'elle est établie, visible, et perçue par les sens et l'intelligence (').

Maïmonide reproduit l'argumentation des philosophes, pour établir l'existence, l'unité et l'immatérialité de Dieu. Cette argumentation se développe en vingt-cinq propositions C).

La 20» proposition conduit à la recherche sur l'existence du premier moteur. Cette proposition se formule ainsi (') : « Les principes de la substance composée et individuelle sont la matière et la forme ('), et il faut nécessairement un agent, c'est-à-dire un moteur qui ait mù le substratum, afin de le disposer à recevoir la forme : c'est ici le moteur prochain, qui dispose une matière première quelconque ('). C'est là nécessairement le point de départ pour la recherche sur le mouvement, le moteur et le mù.

I. Ib.; cf. p. 35o: « C'est pourquoi tu trouveras que toutes les fois que, dans mes ouvrages talmudiques, il mari-ive de parler des dogmes fondamentaux et que j'entreprends d'établir l'existence de Dieu, je le fais dans des termes inclinant vers Véterniti:' (de la matière). Ce n'est pas que je professe l'éternité ; mais je veux affermir l'existence de Dieu dans notre croyance par une méthode démonstrative sur laquelle il ne puisse y avoir aucune contestation, afin de ne pas appuyer ce dogme vrai, d'une si grande importance, sur une base que chacun puisse ébranler et chercher à démolir, et que tel autre puisse même considérer comme non avenue » ; voir encore I, ch. ;6, p. 459.

a. Ib., p. 35i.

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