Sur ce qui suit voir Guide, I, ch. 72 : II. ch
5. Voir Aristote, Physique, liv. IV, ch. 3. Les commentateurs d'Aristole se servent couramment de l'expression -ziLZ'O'J CÛU.X.
vide, mais qui s'enchâssent exactement. Ether. sphères et astres sont pérennels ('). Les sphères ont toutes une rotation uniforme, en ce sens qu'aucune d'elles ne se meut tantôt rapidement tantôt lentement. Cependant elles se meuvent plus rapidement les unes que les autres, et celle qui entre toutes est animée de la rotation la plus rapide, c'est la sphère qui envii'onne tout, celle qui a le mouvement diurne et qui emporte toutes les autres sphères avec elle.
Tout astre dans ces sphères fait partie de la sphère et demeure fixe à sa place (;). Il n'a pas de mouvement propre, il n'est mù qu'en tant que se meut le système dont il fait partie.
Le ciel est un corps, il a matière et forme : mais cette matière ne ressemble pas à celle qui nous constitue ; aussi nous ne pouvons le qualifier que par des mots peu précis, et non par une affirmation positive.
Nos intelligences sont trop courtes pour comprendre la quiddité du ciel ('). Toutes les sphères célestes ont une même matière, mais diffèrent les unes des autres quant à la forme (*). La matière des astres n'est pas la même que celle des sphères ('). La sphère est transparente, tandis que les astres ne le sont pas. La matière des sphères est la plus noble et la plus brillante (''). De même, la forme des choses sublunaires n'a aucun rapport avec la forme des sphères célestes Ç).
La matière du cinquième corps diffère totalement de celle des corps des quatre éléments.
La sphère la plus rapprochée de la terre est celle de la
t. Guide, I, ch. 72, p. 36:-
a. La sphère est toujours en mouvement, tandis que Tastre reste toujours fixe: II, ch. 8, p. ;8; ch. 19. p. iSg.
3. Cf. Guide, II. ch. i, p. 32: I, ch. 5S, p. 246-24;; II, ch. 19: cf. Aristote, Du Ciel, liv. I, ch. 3.