‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 60 sur 94 · Ib., I, ch. 58. p. 243-244, 248; cf. II. ch. 12. p. ici · texte numérisé non relu

Ib., I, ch. 58. p. 243-244, 248; cf. II. ch. 12. p. ici

4. Quatre espèces d'éner^'-ies générales descendent de la sphère céleste vers nous : la force qui produit les minéraux, celle de l'âme végétative, celle de l'âme vitale, celle de l'àme rationnelle. Ces forces ont le double pouvoir de faire naître ce qui nait et de conserver les êtres, l'espèce perpétuellement, l'individu pendant un certain temps ; cf. Guide, I, ch. -3 • II, ch. 10, p. 89.

que la partie dominée, cesserait d'exister. C'est par ce principe que se perpétue l'existence de la sphère et de chacune de ses parties : ce principe, c'est Dieu (').

La communication se fait de Dieu aux Intelligences selon leur hiérarchie ; puis les Intelligences, de ce qu'elles ont reçu, épanchent des bienfaits et des lumières sur les corps des sphères célestes ; enfin les sphères déversent des forces et des bienfaits sur le corps périssable, en lui communiquant ce quelles ont reçu de plus fort des Intelligences (').

Le gouvernement de Dieu et sa providence s'attachent à l'ensemble du monde par un lien dont la véritable nature nous échappe. Car on peut démonti'er, d'une part, que Dieu est séparé du monde et qu'il en est indépendant Ç). et, d'autre part, que sa providence s'étend sur chacune des parties du monde, quelque insignifiante qu'elle puisse être (*).

Il n'en est pas comme le soutiennent certains mécréants, que la Providence s'arrête à la sphère de la lune et que la tei're, avec tout ce qui s'y trouve, est négligée par Dieu. Au contraire, la terre, à certains égards, est l'objet de la Providence, comme le ciel l'est à d'autres égards {'").

A mesure qu'un objet est plus nécessaire, on le trouve plus fréquemment et il est à plus vil prix Ç). Ce qu'il y a de plus indispensable, c'est l'air ; aussi l'air est-il l'élément le plus ré])andu et le plus gratuit. Puis vient l'eau, puis les aliments. Yoilà où se manifesteut la générosité et la bonté de Dieu. Rien de plus éclatant que sa justice et l'égalité qu'il établit parmi les animaux. Entre les individus qui suivent le cours de le nature, il n'y a aucune difte-

Page 1