‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 80 sur 94 · I, cil . 32, p · texte numérisé non relu

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signifie que l'existence d'une àme qui n'a pas obtenu de forme, qui reste une àme sans intelligence. n"a aucune valeur (').

Après avoir déterminé les formes de la connaissance, il convient de se demander quelle en est l'étendue.

Nous ne pouvons connaître que les choses sublunaires, le monde supérieur nous échappe, Dieu seul en peut avoir une parfaite intelligence (-). Cependant le désir nous presse de scruter ces problèmes C). Comme ils ne sont pas susceptibles de démonstrations véritables, nous en sommes réduits aux conjectures et à des opinions très divergentes. De là la grande contusion qui règne en matière de métaphysique, alors qu'on est presque d'accord en physique et tout à fait en mathématiques »*).

C'est la matière qui empêche de percevoir dans leur réalité les intelligences pures. Même les sphères qui sont d'une matière très subtile sont empêchées par celle-ci de saisir les intelligences pures dans toute leur réalité. « C'est à cela qu'on fait allusion dans les livres des prophètes, quand on dit qu'un voile nous sépare de la divinité, qu'elle nous est dérobée par une nuée, par des ténèbres, par un brouillard ou par des nuages, et autres expressions semblables. On nous signifie qu'en raison de la matière nous sommes incapables de percevoir Dieu »('). L'homme ne perçoit pas les formes pures, mais seulement les objets qui ont matière et forme ('). Donc, nous ne saurions percevoir l'essence de Dieu, nous n'en pouvons saisir que les manifestations ('). Autre chose est de connaître l'existence ' d'un être, au moyen de ses actions ou de ses accidents ou de ses rapports avec d'autres êtres, autre chose de con-

1. Cf. leçodc ha-Torah, IV, 8; Guide, III. ch. 8; Aristoie, De anima, II, I. §4 et 6.

a. II, ch. 22, p. 170; cli. 24, p. 194: III, t-li. ;, p. 3; ; cf. 1. ch. Si, p. 104.

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