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« Ib.. ch. 46.
:. Ib . ch 4;.
doute sur la réalité de la communication prophétique. Non, tout ce que le prophète voit dans la vision est pour lui réel et véritable, lui ollre la même certitude que ce qu'il connaît par les sens ou par Tintelli^ence (').
Il y a des degrés dans la prophétie. On est plus ou moins prophète suivant qu'on est plus ou moins doué et qu'on est plus ou moins bien disposé. Le même prophète peut un jour s'élever à tel degré et une autre fois retomber à tel autre. Avec l'âge, le don prophétique tinit par disparaître (').
Maïmonide distingue ii degrés. Les 2 premiers sont un acheminement vers la prophétie, Vesp?'it saint : les 5 suivants forment la classe du songe prophétique ; les 4 derniers celle de la vision (').
jer degré. Un élan pousse à l'accomplissement d'un acte héroïque : ce que l'Ecritui^e traduit par cette expression : « L'esprit de l'Eternel' l'a revêtu (*) ». (( l'esprit de l'Eternel repose sur lui (") », l'Eternel est avec lui (') ». etc.
2« degré. Il semble à l'imhvidu qu'une force nouvelle l'agite qui lui fait émettre des maximes de sagesse, des prières, des avertissements salutaires, des discours politiques ou philosophiques, et ce, à l'état de veille, dans l'exercice normal des sens. Un tel individu « parle par l'esprit saint ». Les Ketoiihini (Hagiographes) s'appellent ainsi parce qu'ils sont « écrits sous l'inspiration de l'esprit saint (') ».
3' degré. Les conditions pour la prophétie étant d'ailleurs réalisés, le prophète voit une parabole dans un songe et reçoit en même temps l'explication de la parabole.