Itxodé ha-Torah
3. Hait Chapitres, ch. 8: sur les superstitions astrologiques, voir Epitre aux rabbins de Marseille.
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se diriger dans le sens qu'il lui plaît: à moins cependant que Dieu, pour le punir do certains péchés, ne lui enlève précisément la faculté du libre arbitre (').
Mais, dira-t-on, il y a la prescience de Dieu! — La prescience de Dieu neni pèche pas le libre arbitre de Thomme (■). La connaissance anticipée de ce qui naîtra des choses possibles n"exige pas nécessairement quelles se réalisent ensuite de lune des deux manières possibles. Dieu sait d'avance laquelle des deux voies, de la bonne ou de la mauvaise, l'homme choisira : mais cela n'enlève aucunement à l'homme la faculté de choisir. Toute la législation sacrée implique ce principe que la prescience divine ne fait pas sortir le possible de sa nature.
Dieu ne change pas par miracle la nature des indivi- • dus ('). C'est en vue de ce principe fondamental qu'il est dit: « Oh! s'ils avaient toujours ce même cœur...! » (Dt.,z), 26). Dieu laisse donc à l'homme une pleine liberté. L'homme peut dompter ses instincts et. partant, il est responsable de ses actes. Voilà qui explique les préceptes, les défenses, les récompenses et les peines. Si nous professons ce principe, ce n'est pas que nous croyions que le changement de la nature d'un individu soit difficile à Dieu : absolument pas, il pom-rait le faire. Cependant, il n'a jamais voulu le faire et il ne le voudra jamais. Si c'était, en effet, sa volonté de changer chaque fois la nature de l'homme en vue de ce qu'il veut obtenir de cet homme, la mission des prophètes et toute la législation seraient inutiles.
11 dépend donc de nous de fortifier ou d'alfiiibfir le lien qui nous rattache à Dieu en appliquant au bien notre liberté, car il dépend de nous de solliciter l'épanchement de l'intellect (*). Ce lien s'affermit lorsqu'on aime Dieu, il se relâche dès qu'on distrait sa pensée de Dieu.