‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 91 sur 94 · Ib., ch. 32, p · texte numérisé non relu

Ib., ch. 32, p

4. Ib., cil. 5i, p. 439 et suiv. ; cf. I. ch. 34. p. 120 et suiv.

12S l'ame

Toutes los pratiques et toutes les cérémonies du culte n"ont d'autre but que de nous exercer à roccu[)ation de Dieu seul. Ces exercices doivent consister dans la méditation philosophique d'où l'imagination doit être bannie. Tous nos elForts doivent tendre à acquérir les vertus dia- •noétiques, à devenir rationnel en acte, à posséder l'intelligence en acte. La fin dernière de l'homme c'est la connaissance intelligible, la connaissance de Dieu. En s'élevant à cette perfection, l'homme realise ce qui fait sa véritable essence ('). Celui-là aurait atteint la perfection qui percevrait les hautes vérités et jouirait de cette perception, au point de pouvoir s'entretenir avec les autres et s'occuper de ses besoins, tandis que son intelligenoe tout entière serait tournée vers Dieu et que, par son cœur, il serait toujours en présence de Dieu, tout en étant extérieurement avec les hommes.

Dans la jeunesse, les impulsions physiques contrarient le développement des qualités morales, et à plus forte raison celui de la pensée pure résultant de la perfection des idées qui conduisent l'homme à aimer Dieu passionément (-). Mais à mesure que les énergies corporelles s'affaiblissent et que le feu des désirs s'éteint, l'intelligence se fortifie et s'éclaircit, si bien que chez l'homme avancé en âge et sur le point de mourir, cette intelligence s'élargit et s'approfondit, procure une très haute jouissance, inspire une vraie passion pour celui qui en est l'objet, jusqu'à ce qu'enfin, au milieu de ces délices, l'àme se détache du corps.

C'est à cet état que les docteurs ont fait allusion, lorsqu'à [)ropos de la mort de Moïse, d'Aaron et de Miriam. ils ont dit que ces trois personnages moururent dans un baiser C). Cette expression signifie que tous les trois

1. Cf. Gaide.l, ch. 34. p. i25 : III, cli. 27, p. 211-212; ch. 54, p. 462. Penser est le plus grand bonheur et la chose la plus excellente d'après Aristole ; cf. Métaph., ch. 7 et 9 : Mor. a Xic, X* livre, ch. - et S.

•2. Guide, lll. ch. 5i, p. 449-

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