‹ MaïmonideChapitre 14 sur 195 · Cf. Guide, 1, 12 n., 358 n · texte numérisé non relu

Cf. Guide, 1, 12 n., 358 n

8. Guide, I, pp. 5, 185, 313-316, 336-352, 375-459; II, 118, 128; III, 58-59.

9. Voir Guide, I, 193 n., 195 n., 197 n., 404, 438; II, 127, 139, 159; III, i39;Huit Chap., I et III; Déôth, II, 1 ; Millôth Higgayôn, 14; Kobéç, II, 28'-.

10. Ses principaux ouvrages métaphysiques sont Al-Schafâ (la guérison) ? dont il fit un abrégé, le Nadjât (le salut), et l'Icharât (le livre des théorèmes). Comp. Guide, I, ch. 57 avec Icharât (éd. Forget), p. 17 et 139; II,

Introd., p. 18 avec Nadjât (éd. de Rome), p. 62; I, ch. 68 avec Nadjât, p. 67 ; I, ch. 74 avec Icharât, p. 172; II, ch. 22 avec Nadjât, p. 75. Maïmo- ? nide ne parle pas d' Avicenne dans le Guide, mais dans le Traité de la Bësurrection et dans une lettre (Peér ha-Dor), éd. Amsterdam, p. 14".

11. On a prétendu que Maïmonide avait été le disciple d'Averroès, mais

\i\ MALMONIDE.

Maïmooide n'est |>;is un aristotélicien pur. D'une façon générale, une des conséquences de l'attribution de la Théologie d'Aristote et du Livre des Causes au Stagirite a té que r.«ristol('lisnie pur n'a pas prévalu réellement. Par le canal des interprètes alexandrins et arabes du péripatétisme, des éléments néo-platoniciens se sont introduits dans la philosophie de Maïmonide. Ainsi la théorie des attributs remonte à la conception alexandrine, suivant laquelle Dieu est unité pure, ineffable, auquel on ne peul attribuer aucune qualité positive1; de même la théorie de l'épanchement, de la hiérarchie des existences, de l'émanation et de l'influence des sphères, de la matière comme siège et cause du mal, l'explication du mal comme privation, de l'immortalité dans le sens d'une identification des intelligences avec l'intellect agent universel, la doctrine du NoUç qui forme le centre de la philosophie néo-platonicienne.

Si Maïmonide n'a pas lu Philon, ni Plotin, ni Porphyre, il n'en est pas moins vrai qu'indirectement il a subi leur influence. En dernière analyse, l'action de Philon sur la pensée juive non seulement n'a pas été nulle comme on s'esl plu pendant longtempsà Je répéter, mais elle a étéconsidérable. C'est de Philon que les néo-platoniciens tiennent le principe de perfection (l'Un ou Bien) et l'interprétation allégorique 2. D'un autre côté, on connaît au vme siècle une secte en Egypte, celle des Magariites, « les gens de la caverne », qui révéraient Philon comme leur grand penseur3. Nous savons aussi que des auteurs caraïtes vivant en Orient

Munk a démontré le contraire (Notice sur Joseph b. Juda, dans Journal asiatique, juillet 1842j. Déjà Joseph Kaspi observe dans son commentaire au Guide que Maïmonide ne s'est pas inspiré d'Averroès (Ammoudé Kécéf, 61 . Maïmonide n'a connu Averroès (mort en 1198) que tardivement, lorsqu'il avait déjà envoyé la première partie du Guide à Joseph ibn Aknin (voir la lettre à son disciple dans l'introduction au Birkalh Abraham, Lyck 1859); mais quand il l'eut connu, il le recommanda comme commentateur d'Aristote cf. la lettre à Samuel ibn Tibbon).

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