‹ MaïmonideChapitre 154 sur 195 · Guide, III, ch. 24, p · texte numérisé non relu

Guide, III, ch. 24, p

9. Hil. Melakim, VII, 15; Guide, III, 50, p. 426; Livre des Préceptes, n° 58.

10. Livre des Préceptes, n° 9; Ieçodë ha-Torah, V, 1 et suiv.

11. Hil. Seh.ou-Mattanah, XII, \l ; Guide, III, ch. 50, p. 426.

rendre, il écoute les invectives sans y répondre, il n'agit que par amour et conserve la sérénité au milieu des épreuves ! .

Pour se corriger et s'élever, on pratiquera l'examen de conscience. L'examen de conscience n'a vraiment d'objet que s'il conduit au regret de la faute et à la résolution de s'amender2. L'idée de pénitence est d'une haute portée, attendu que si l'homme venait à se convaincre que la mauvaise action est irréparable, il persisterait dans son erreur, peut-être même pécherait-il davantage. En se pénétrant de l'efficacité de la pénitence, il se reprendra et fera de mieux en mieux.

Après les devoirs envers soi-même, considérons la morale domestique.

Les amis sont un bieu dont l'homme a besoin toute sa vie, comme l'a exposé Aristote3. Aux jours de santé et de bonheur, il jouit de leur familiarité; aux heures de détresse, ils lui sont un asile ; enfin, dans la vieillesse, quand le corps s'affaiblit, il cherche assistance auprès d'eux.

Ces avantages, l'homme les trouve à un plus haut degré encore dans ses enfants comme auprès de ses parents. La fraternité, l'amitié et le dévouement mutuel n'existent parfaitement qu'entre proches, de sorte que les hommes d'un même clan, ayant un aïeul commun même lointain, sont pénétrés de sympathie et d'amour les uns pour les autres, ce qui est un des vœux fondamentaux de la Loi.

De là, la condamnation de la prostitution, qui est la ruine de la famille ; car l'enfant qui en naît est étranger, aucun de ses parents ne le connaît, ce qui est la plus fâcheuse position pour lui et pour son père.

On doit prendre une femme pour soi seul et l'épouser publiquement. D'où la formalité des fiançailles par laquelle

Page 1