‹ MaïmonideChapitre 16 sur 195 · D'après Munk, ad loc · texte numérisé non relu

D'après Munk, ad loc

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il lorsque lessectateursderislamismeeurentparu, on Leur transmit Les écrits des philosophes et, en même temps, oes réfutations. Ils trouvèrent donc les dissertations de Jean Le Grammairien, d'Ibn 'Adi1 et d'autres encore, sur ces matines; cl ils s'en (imparèrent avec l'assurance d'avoir fait une importante trouvaille. Ils prirent aussi dans 1rs théories des anciens philosophes tout ce qu'ils croyaient Leur rire utile, bien que les philosophes plus récents en eussent démontré la fausseté, comme, par exemple, L'hypothèse des atomes et du vide. Ensuite, le Kalàm s'étendit et on entra dans d'autres voies extraordinaires où les Moutakallimoun grecs et autres ne s'étaient jamais engagés. Puis il naquit encore, parmi les musulmans, des doctrines religieuses qui leur étaient particulières et dont il fallait prendre la défense. Puis, s'étani encore divisés, chaque secte conçut des hypothèses, en vue de défendre son opinion. Il n'y a pas de doute qu'il ny ait là des sujets qui intéressent également les juifs, les chrétiens et les musulmans, tel le dogme de la nouveauté du inonde. Mais les autres questions où se sont engagés les chrétiens et les musulmans, la question de la Trinité2 ou celle de la parole3 par exemple, ne nous intéressent en aucune façon. »

Maïmonide était au courant de l'exégèse chrétienne. Dans son Èpitre au Yémen, il dit que le fondateur de la religion chrétienne, par son interprétation de la Bible, ruine toute la Torah, ses préceptes positifs et négatifs (cf. Kobéç, I, IV).

1. Jean le Grammairien c'est Jean Philopon, qui vivait à Alexendrie au commencement du vnesièclc; Ibn 'Adi, chrétien jacobite, vivait à Bagdad au \ siècle.

'1. CLGuide,l,ch. 50, p. 181 : « Celui qui croirait que Dieu est un, tout en ayant plusieurs attributs, exprimerait bien, par sa parole, qu'il est un, mais dans sa pensée il le croirait multiple. Cela ressemblerait à ce que disent les chrétiens : « Il est un, cependant il est trois, et les trois sont un ». Au début du Traité de la résurrection, Maïmonide parle également de la Trinité.

■>. 11 s'agit de la controverse entre théologiens musulmans sur le point de savoir si la parole de Dieu est éternelle et si le Coran où elle est déposée a existé de toute éternité, ou bien si elle est créée dans le sujet en qui elle se

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