III, Observ. prélim., p. :> et G
de l'être doive nous échapper, il n'en reste pas moins qu'on en peut connaître quelque chose, qu'on peut se rapprocher de la certitude1, que l'étude de la métaphysique est le devoir suprême, la seule perfection véritable, la plus noble des fins2.
« Ni les biens, ni la santé, ni les mœurs, ne sont des perfections dont il faille se glorifier et qu'on doive désirer; la seule perfection qui puisse être l'objet de notre orgueil et de nos désirs, c'est la connaissance de Dieu, laquelle est la vraie science3 ». Le but dernier proposé à l'activité de l'homme, c'est la "hokmah, la sagesse, et la sagesse suprême c'est la connaissance de Dieu. La morale, pas plus que les pratiques cultuelles, ne sont la fin dernière, elles ne sont que des moyens pour nous élever à la connaissance du monde intelligible5. La plus haute religion coïncide avec la plus haute connaissance métaphysique, car l'amour de Dieu est en raison de la connaissance qu'on a de lui6. « Nous avons déjà exposé dans le Mischnéh Torah que cet amour ne peut se produire que par une profonde intelligence de tout l'être et par la contemplation de la sagesse divine qui s'y manifeste7 ».