Guide, I, ch. 73, p. 414 etsuiv. ; II, Intr., p. 2G
4. Guide, I, ch. 57, d 230-232. D'après Avicenne, toutes les choses se trouvant dans la cause première qui les connaît d'avance, l'essence des choses est antérieure à leur existence; par conséquent, l'existence est un accident de l'essence. Voir note de Munk ad loc.
5. Guide, I, ch. 69, p. 31G; cf. Aristote, Der. Anahjt., I, 13; II, 11; Phys., 11,3; Métaph., I, 3; VIII, 4.
6. Guide, II, Introd., p. 20; cf. Aristote, Métaph., IX, 8; XI I, 2.
spécifiquement un. C'est La forme de Zéid qui fait la tonne de L'individu Ainr son (ils, elle donne une forme <le son espèce à La matière de Amr, et La (in de Amr, c'est d'avoir une forme humaine '.
Le monde est-il éternel ou créé? Il y a sur ce problème, parmi Les tenants de L'existence de Dieu, trois opinions différentes8 :
1° La première, la doctrine mosaïque, se formule ainsi : il n'existe absolument rien d'éternel à côté de Dieu. Dieu a évoqué l'univers du néant pur. A l'origine Dieu seul existe. 11 a produit tousles êtres de par sa libre volonté. Le temps lui-même a été créé3.
2° Suivant Platon, il n'est pas possible qu'un être quelconque, ayant matière et forme, soit né sans que la matière ait préexisté. Gréer le monde ex nihilo est aussi impossible que de réunir au même instant les deux contraires. La matière est coéternelle à Dieu. Mais Dieu la façonne à son gré. Pour les partisans de cette conception, le ciel a été formé par Dieu, bien qu'il ne soit pas né du néant, comme le croient les sectateurs du mosaïsme.
3° Aristote affirme lui aussi la préexistence de la matière. Mais il soutient en plus que l'univers, tel qu'il est, tel il a été de toute éternité, et tel il sera à tout jamais. Ciel, temps, mouvement sont éternels. La matière première n'est pas née, elle ne périra point, elle ne fait que revêtir de nouvelles modalités.
Les objections élevées contre Aristote vaudront à plus forte raison contre les autres philosophes4. Maïmonide expose sept démonstrations au moyen desquelles les péripatéticiens ont prétendu établir l'éternité du monde. Pourtant, Aristote reconnaît lai-même qu'il n'a pas prouvé rigoureusement cette éternité, qu'aussi bien
1. Guide, III, ch. 13, p. 86; cf. Aristote, Phys., II, ch. 7.