Guide, II, p
4. Guide, l,ch. 72. p. 356; ch. 73, p. 383, 385; cf. Aristote, Phys., A, 7,214% 28 et suiv.
l'être et le devenir. 69
L'existence d'une grandeur infinie quelconque est inadmissible. L'existence d'un nombre infini de grandeurs est inadmissible, si l'on veut qu'elles existent simultanément. De même, il ne saurait exister des causes à l'infini, de sorte qu'il y aurait des choses nombreuses à l'infini en acte. Et peut importe qu'il s'agisse de corps ou de substances purement spirituelles1.
Quant à l'infini en puissance ou par accident, on en a démontré l'existence en partie ; on a établi qu'une grandeur est virtuellement divisible et que le temps l'est également2. Mais, en partie, la question demeure controversée, pour ce qui concerne, par exemple, l'existence de l'infini par succession qu'on appelle aussi l'infini par accident, quand une chose existe après qu'une autre a cessé d'exister, et cette autre, après qu'une troisième a disparu, et ainsi de suite. Suivant Maïmonide, l'existence de l'infini par succession est possible, elle n'est ni nécessaire comme le prétendent les péripatéticiens, ni impossible ainsi que l'affirment lesMoutakallimoun3.
Sauf pour Dieu dont l'existence n'est pas causée et en qui l'existence et l'essence ne font qu'un, l'existence est un accident survenu à l'essence''.
Il y a quatre causes : La matière, la forme, la cause efficiente, la cause finale 5.
Tout corps est composé de deux idées différentes qu i sont sa matière et sa forme, et il est affecté de trois accidents : quantité, figure, position0.
Dans l'ordre physique, l'efficient, la forme et la fin sont
1. Guide, H, Introd., p. 3-6;l,ch. 73, p. 413 et suiv\; cf. Aristote, Phys., IN, 4-8; Métaph.,\l, 2; XI, 10.