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Qoble el la plus brillante1. De même, la forme des choses subi uiiaires n'a aucun rapport avec la forme des sphères
(('lestes *.
La matière du cinquième corps diffère totalement de celle des corps des quatre éléments.
La sphère la plus rapprochée de la terre est celle de la lime. A l'intérieur de cette sphère il y a une matière qui a reçu quatre formes primitives, d'où sont nés quatre éléments : la terre, l'eau, l'air, le feu. Ces éléments n'ont ni vie, ni perception, ni mouvement spontané 3.
Il en va tout autrement des corps célestes. Les corps célestes sont vivants et animés; les sphères sont conscientes et libres \ Il n'y a en elles aucun principe d'inertie, elles ne subissent aucun changement si ce n'est dans la position, douées qu'elle sont de rotation :j. Ce mouvement circulaire est déterminé par une idée. Or l'idée suppose un intellect; par conséquent, la sphère est douée d'un intellect. Mais ni l'àme par laquelle on se meut ni l'intellect par lequel on conçoit l'objet ne suffisent à produire la réalité du mouvement; il faut qu'à cela se joigne un désir de l'objet conçu. D'où il résulte que la sphère a le désir de se rapprocher de ce qu'elle a conçu, de l'objet aimé, c'est-à-dire de Dieu. C'est ainsi que Dieu met en mouvement l'orbe céleste par l'attrait qu'il exerce. Les sphères ont donc en elles-mêmes les causes efficientes de leur mouvement, à savoir leur âme et leur intellect; leur cause finale c'est Dieu. En définitive, les causes de tout mouve-