‹ MaïmonideChapitre 47 sur 195 · I, ch. 76, p · texte numérisé non relu

I, ch. 76, p

3. Leur mouvement, qui est la gravité ou la légèreté, est une nature (<pu<nç) et non pas une âme; voir Aristote, Du Ciel, I, 2: III, 2 ; IV, 3.

4. Guide, II, ch. 7, p. 75. Averroès professe la même théorie; cf. Renan, Averroès et V Averroïsme (Paris 1861), p. 121-122. D'après Saadia, par contre, les sphères ni ne pensent ni ne parlent. Pour lui {Emounôth, I, 4) comme pour Ba'hya (Devoirs du cœur, 1, 9) la substance des corps célestes est le feu.

5. C'est le mouvement le pîus simple que le corps puisse posséder; il ne survient aucun changement ni dans son essence ni dans l'épanchement des bienfaits sur le monde sublunaire; Guide, II, ch. 4, p. 55; cf. I, ch. 72, p. 361 et suiv. Les sphères célestes et les astres fixés dans ces sphères n'éprouvent ni modification ni variation; ib., 1, ch. 11, p. 59.

ment des sphères sont au nombre de quatre : la sphéricité de la sphère, son âme, son intellect et l'Intelligence pure i.

Les sphères diffèrent quanta la vitesse et à la direction. Donc, chaque sphère poursuit une idée propre et il existe des Intelligences pures, en même nombre que les sphères2. Chaque sphère éprouve un désir pour cette Intelligence qui est son principe 3 et qui donc imprime à la sphère le mouvement qui lui est propre, si bien que telle Intelligence déterminée meut telle sphère.

On compte dix Intelligences, dont neuf qui président aux neuf globes (sphère qui environne tout et qui ne renferme pas d'étoiles, sphère des étoiles fixes, sphère des sept planètes) 4.

La neuvième sphère, Arabôth (Ps., LXVIII, 5), qui environne tout, est la sphère la plus élevée 5. Par son mouvement, elle meut tout ce qui est mû au dedans d'elle. Elle est comme l'instrument dont Dieu se sert pour communiquer le mouvement aux autres sphères (i.

La dixième Intelligence, c'est l'Intellect agent dont l'existence est prouvée par nos intellects passant delà puissance l'acte et par les formes survenues aux êtres qui naissent et périssent.

Ce qui donne l'existence à l'intellect est un intellect, car ia cause est nécessairement de la môme espèce que l'effet. Le rôle de l'intellect en acte qui existe en nous, qui est émané de l'intellect agent et par lequel nous percevons ce dernier, est le même que celui de l'intellect qui existe dans chaque sphère, lequel émane de

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