ch. 70, p. 325 et 32G
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[Intelligence pure; par lui la sphère perçoit l'Intelligence pure, désire s'assimilera elle, <^l ainsi est sollicitée à se mouvoir. Les Intelligences sont donc les anges qui approchenl Dieu, <'t par leur intermédiaire les sphères sont
mises en mouvement.
C'est Dieu qui a produit la première Intelligence, laquelle met en mouvement la première sphère. Cette première Intelligence à sou tour est la cause de la deuxième Intelligence, et ainsi de suite. L'Intelligence qui meut la sphère la plus rapprochée de la terre, la sphère de la lune, est la cause et le principe de l'intellect agent, qui est la dernière des intelligences pures.
On ne saurait admettre que l'Intelligence qui meut la sphère supérieure soit elle-même l'Être nécessaire (Dieu), iïn effet, elle a cela de commun avec les autres sphères qu'elle meut sa sphère propre, et, d'un autre côté, elle est cause et principe de la deuxième Intelligence. Elle est donc composée, elle ne saurait par conséquent s'identifier avec l'Être nécessaire qui est d'une simplicité absolue1.
Dieu n'est pas non plus l'esprit de la sphère céleste comme l'imaginent certaines sectes païennes; il en est entièrement séparé, tout en lui imprimant le mouvement2; Dieu est transcendant.
Ainsi donc, les sphères célestes sont des corps vivants, cloués d'une âme et d'un intellect. Elles conçoivent et perçoivent Dieu; elles perçoivent aussi chacune l'Intelligence à qui elles doivent leur existence et qui les dirige, l'Intelligence pure, absolument immatérielle, émanée de Dieu, intermédiaire entre Dieu et les corps célestes.
Contrairement à Aristote qui admet l'éternité du ciel, Maïmonide soutient que Dieu a créé les Intelligences pures et les sphères, et y a mis les facultés directrices 3.