III, ch. 12, p
5. Guide, I, ch. 49 ; If, ch. 6, p. 67 ; ch. 12, p. 102-103; III, ch. 45, p. 352; cf. Philon, De spec. leg.,1, § 66.
tives de L'imagination. Toute vision d'ange n'a lieu que dans une vision prophétique. Que si l'Écriture prête aux anges une forme et Une allure humaines, c'est par accommodation à la faiblesse de l'intelligence commune. Si on leur a donné dos ailes, c'est parce que le vol est le plus parfait el !<■ plus noble d'entre les mouvements locaux de l'animal, qui permet de s'approcher et de s'éloigner en un clin d'où! '.
Il y a deux classes d'anges : les uns sont permanents, les autres périssables2.
Les forces individuelles naissent et disparaissent, tandis que [es espèces de ces forces demeurent et ne se détériorent point.
Au sujet des Intelligences pures, comme on l'a vu, Maïmonide se sépare d'Aristote en un point. Pour le penseur grec, elles sont éternelles et viennent de Dieu par nécessité. Suivant Maïmonide, au contraire, Dieu a créé les Intelligences3.
La croyance à l'existence des anges doit précéder la croyance au prophétisme, attendu que le prophète ne reçoit de révélation que par l'intermédiaire d'un ange. La croyance à l'existence des anges se rattache ainsi à celle de l'existence de Dieu et sert à établir la vérité de la révélation prophétique et de la Doctrine, car sans prophétie il n'y a pas de Doctrine, et sans ange il n'y a pas de prophétie. Pour confirmer cet article de foi, Dieu fit placer au-dessus de l'arche l'image de deux anges, afin de fortifier la croyance du peuple à l'existence des anges, croyance qui est la seconde après la croyance à l'existence de Dieu4.
L'être se communique de Dieu aux Intelligences, les