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visuelle, auditive, gustative, olfactive et tactile. Cette dernière se trouve dans toute l'étendue du corps et n'a pas, comme les autres, un organe spécial1.
Le goût et le tact ne perçoivent les objets de leur sensation qu'en les touchant, tandis que la vue, l'ouïe et l'odorat perçoivent les leurs à distance2. Sentir, c'est toujours être passif, être impressionné3.
La partie imaginative est la faculté qui fixe les images des objets saisis par les sens, après qu'ils ont cessé de toucher immédiatement les sens quiles out perçus, et qui ensuite combine et sépare ces données. De là vient que cette faculté, au moyen des impressions qu'elle a reçues, unit des objets qu'elle n'a jamais perçus, dont la perception est même impossible. Gomme, par exemple, lorsqu'on imagine un homme dont la tête est dans le ciel et les pieds sur la terre, ou un animal qui a mille yeux et autres impossibilités, que l'imagination combine et auxquelles elle prête une existence fictive. Les Motakallimoun ont commis la grossière erreur de croire que tout ce qu'on peut se représenter est possible4.
La partie appétitive est la faculté qui communique le désir ou la répulsion. Elle engendre la poursuite ou la fuite d'un objet, la préférence ou l'éloignement, la colère et la bienveillance, la peur et l'audace, la dureté et la pitié, l'amour et la haine, etc. Toutes les parties du corps sont les instruments de cette faculté. Ainsi la force de la main sert à saisir, la force du pied à marcher, la force de l'œil à voir, la force du cœur à montrer du courage ou de la crainte. De la même manière, les autres parties du corps, internes et externes, sont avec toutes leurs énergies des instruments de l'appélitive 5.