Guide, I, ch. 44, p. 155; ch. 47, p
4. Huit Chap., I; Guide, I,ch. 73, p. 400 etsuiv. ; III, ch. 15. L'imagination conserve les souvenirs des objets sensibles et reproduit les images. Son activité ia plus intense n'a lieu que lorsque les sens reposent, Guide, II p. 282.
5. Huit Chap., I; Aristole, De anima, II, 3, 1; III, io, 7; Alfarabi /. c.
100 MAIMON1DE.
La partie rationnelle est la faculté propre à l'homme qui permet de comprendre, de réfléchir, d'acquérir des connaissances el de distinguer entre ce qui est convenable et non. De ces opérations, les unes sont pratiques, les autres spéculatives; les pratiques, à leur tour, sont les unes artistiques, les autres méditatives1. L'activité spéculative a pour objet les êtres invariables tels qu'ils sont, c'est proprement la science, (irâce à la l'acuité artistique nous pratiquons Les arts, comme l'architecture, l'agriculture, la médecine el la navigation. Grâce à la réflexion, nous examinons, avant d'agir, si telle entreprise est possible ou non. et, supposé qu'elle soitpossible, comment il faut s'y prendre.
C'est parce qu'il est un être raisonnable que l'homme possède le privilège du langage qui le distingue des autres êtres. Moyennant cette faculté, il acquiert et il propage ses connaissances2.
L'homme est investi d'une autre prérogative ; il est libre.
Ce qui conslitue la véritable idée de la volonté, c'est de vouloir et de ne vouloir pas3. Que l'homme possède la liberté, c'est une certitude immédiate4. Par sa nature, par son choix et par sa volonté, il a Je pouvoir de faire tout ce qu'il préfère 5. La liberté n'est pas une faculté à part, elle est une fonctionde l'intelligence. Ainsi elle est soustraite à l'organisme, car la matière n'a pas d'action
1. Cf. Millôth higgayôn, eh. 14; Guide, I, ch. 53, p. 209; Aristote, Morale, I, 13; VI, 2; Alfarabi, /. c.
2. Guide, 111, ch. 8, p. 53; I, ch. 4G, p. 159; Kobéç, II, 12* et 22<». Les langues sont conventionnelles, et non pas naturelles. Maïmonide s'inscrit en taux contre l'opinion de certains docteurs pour qui les noms tirent leur origine de la nature même des choses qu'ils servent à désigner; cf. Midrasch Tan'houma, Nombres, sect. 'Houqqath ; Beréschith rabba, sect. 17; Juda Halévi, Kozri, IV, 25; Ibn Ezra, Comment, sur Gen., II, 19; Abravanel, Comment, sur I Rois, III, 6 et suiv.
3. Guide, U, ch. 18, p. 142 ; Huit Chap., VIII; Hil. Teschouba, VetVI ; cf. 7, Guide, III, ch. 19-21.