Guide, I, ch. 62, p
7. III, ch. 27, p. 211 et suiv.; ch. 8, p. 46; ch. 51, p. 435 et suiv.; ch. 54,
Après avoir analysé les conditions de la connaissance, il nous reste à définir son contenu.
Les organes des sens ne perçoivent que le physique et d'un certain côté seulement, et les accidents du corps, couleur, figure géométrique, etc.1; ils ne saisissent pas le général, et l'invariable2. L'intelligence seule distingue le général de l'individuel, l'essentiel de l'accidentel3.
Par la raison on discerne le vrai du faux; mais le laid et le beau relèvent de l'ordre des choses probables, non de l'ordre intelligible4. On ne dit pas que cette proposition : ;< Le ciel est sphérique » soit belle, ou que cette autre : « La terre est plane » soit laide; on appelle l'une vraie, l'autre fausse. Dans le domaine du nécessaire et de l'intelligible, il n'y a ni bien ni mal, mais du faux et du vrai.
Il faut distinguer entre le général- abstrait et le généralréel.
Le général-abstrait, tel que les axiomes, les concepls logiques et mathématiques, n'existe en tant que tel que dans l'esprit humain. 11 n'existe pas d'espèce en dehors de l'esprit. Tous les universaux sont chose de l'entendement, des représentations subjectives. Tout ce qui existe en dehors de l'esprit est un être individuel, ou une pluralité d'individus5.
Le général-réel, la forme saisie par l'intuition rationnelle, existe aussi bien dans l'esprit qu'en dehors de lui. En tant que l'espèce, par voie d'intuition intellectuelle,
p. 457 et suiv. De même Avempace, Ibn Tofail, Averroès; pour Ba'hya, Juda Halévi, Hasdaï Crescas, la fin dernière de l'homme est l'amour. Nous verrons plus loin que pour Maïmonide la connaissance de Dieu ne se sépare pas de l'amour de Dieu.