‹ MaïmonideChapitre 76 sur 195 · Guide, 1, ch. 73, p · texte numérisé non relu

Guide, 1, ch. 73, p

4. Guide, I, ch. 2, p. 39; IF, ch. 33, p. 269 ; Millôth higgayôn, VIII: cf. Aristote, Topiques, I, 1; Morale, VIL 1.

5. Guide, III, ch. 18, pp. 136, 137; I, ch. 51, p. 185 et suiv. Pour Gersonide, non seulement les formes génériques des choses existent en ellesmêmes et en dehors de ces choses, ante rem, mais il va jusqu'à reconnaître une substantialité réelle aux notions mathématiques (Milhamôth Adonaï, I, ch. 11); voir Isidore Weil, Philosophie religieuse de Lévi ben Gerson, Paris 1868, p. 43.

est saisie comme la forme permanente de l'individuel, elle n'est pas une simple représentation subjective. S'il est très certain qu'il n'existe que des êtres individuels, cependant ceux-ci sont composés de matière et de forme, et cette forme peut, grâce à la connaissance rationnelle, être complètement abstraite de la matière et considérée en elle-même <.

Ainsi, le singulier de la perception sensible existe aussi bien dans l'âme qu'au dehors, il est saisi par l'organe des sens, sans qu'intervienne l'activité rationnelle; le généralabstrait est connu par la faculté rationnelle, mais n'a pas d'existence objective; le général-réel est objet de l'intuition intellectuelle et existe tout ensemble dans l'esprit et dans la réalité.

A la partie rationnelle ressortissent la sagesse, c'est-àdire la connaissance des causes prochaines et lointaines ; la raison théorique, c'est-à-dire les notions premières; et l'intellect acquis 2. L'intellect hylique se transforme en intellect positif parla connaissance des réalités essentielles et éternelles. Quatre connaissances opèrent cette transformation: la connaissance des formes de ce qui naît et périt, celle des sphères , celle des intelligences pures, celle de Dieu .

Cependant aucun homme ne pénètre les questions dernières dans leur ampleur et profondeur ; nous n'atteignons que certains aspects delà, vérité3.

De ce que l'intelligence est une faculté qui perçoit, il nes'ensuit pas qu'elle puisse percevoir toute chose. Les sens ont également des perceptions, sans pouvoir saisir les objets à n'importe quelle distance. Il en est de même des énergies corporelles; un homme par exemple sera capable de soulever deux quintaux, il sera impuissant à en soulever dix. Il y a des degrés de supériorité d'un

1. Guide, I, ch. 68; ch. 73, p. 407 et suiv. ; Comment, sur Abôth, III, 17 ; Ieçodé ha-Torah, IV ; Millôth higgayôn, ch. 10.

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