‹ MaïmonideChapitre 82 sur 195 · Il, ch · texte numérisé non relu

Il, ch

lui réel et véritable, lui offre la même certitude que ce qu'il connaît par les sens ou par l'intelligence1.

Il y a des degrés dans la prophétie. On est plus ou moins prophète suivant qu'on est plus ou moins doué et qu'on est plus ou moins bien disposé. Le même prophète peut un jour s'élever A tel degré et une autre fois retomber à tel autre. Avec l'âge, le don prophétique finit par disparaître 2.

Maïmonide distingue onze degrés. Les deux premiers sont un acheminement vers la prophétie, Y esprit saint; les cinq suivants forment la classe du songe prophétique ; les quatre derniers celle de la vision^.

1er degré. Un élan pousse à l'accomplissement d'un acte héroïque ; ce que l'Écriture traduit par cette expression : « L'esprit de l'Éternel l'a revêtu4 », « l'esprit de l'Éternel repose sur lui5 », « l'Éternel est avec lui »6, etc.

2e degré. Il semble à l'individu qu'une force nouvelle l'agite qui lui fait émettre des maximes de sagesse, des prières, des avertissements salutaires, des discours politiques ou philosophiques, et ce, à l'état de veille, dans l'exercice normal des sens. Un tel individu « parle par l'esprit saint ». Les Ketoabim (Hagiographes) s'appellent ainsi parce qu'ils sont « écrits sous l'inspiration de l'esprit saint7 ».

3e degré. Les conditions pour la prophétie étant d'aileurs réalisées, le prophète voit une parabole dans un

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