Cf. Talmud Meghilla
songe et reçoit en môme temps l'explication de la parabole.
&• degré. <hi entend dans un songe prophétique des paroles claires et distinctes, sans voir celui qui les pro-
nonce.
5* degré. Un personnage parle dans un songe. 6' degré. Un ange fait une communication dans un
songe.
V degré. Il semble au prophète plongé dans le songe que Dieu lui parle.
8* degré. La révélation a lieu par une vision, le prophète voit des paraboles.
9' degré. 11 entend des paroles dans une vision.
10 degré. Dans une vision, il voit un personnage qui lui parle.
11e degré. 11 voit un ange qui lui parle.
A proprement parler, la prophétie, dans la pleine acception du terme, ne se réalise qu'au huitième degré, lorsque au songe succède la vision, c'est-à-dire l'union de l'intelligence individuelle avec l'intellect agent universel, qui donne une connaissance scientifique semblable à celle qu'on obtient par voie spéculative1.
Le onzième degré est le plus élevé qu'aient atteint les prophètes. A l'exception toutefois de Moïse qui, à lui seul, forme une classe à part. Son aperception a été unique. Aucun autre prophète ne peut lui être comparé2.
Quatre différences séparent Moïse des autres prophètes : 1° Dieu ne parlait à ceux-ci que par un intermédiaire, tandis qu'à Moïse il parlait directement. 2° Les autres prophètes ne recevaient les révélations que dans des songes ou des visions, l'exercice des sens étant suspendu; Moïse, lui, recevait la communication divine à l'état de veille et sans que l'imagination y eût aucune part. 3° Les autres, pendant la vision, éprouvaient un tremblement convulsif et une agitation violente, au lieu que Moïse restait dans