‹ MaïmonideChapitre 87 sur 195 · ch. 71, p · texte numérisé non relu

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niais si le monde «si étemel, il n'y a pas de Dieu1. La vraie méthode qui ne comporte point de doute consiste à établir l'existence de Dieu par les procédés des philosophes, procèdes fondés sur L'éternité du monde. Ce n'est qu'en se plaçant dans l'hypothèse de L'éternité du monde, quitte à réfuter plus tard cette hypothèse, qu'on obtiendra la démonstration rigoureuse de L'existence de Dieu2.

L'argumentation des philosophes, pour établir l'existence, l'unité et l'immatérialité de Dieu, se développe en vingt-cinq propositions8.

La 25' proposition conduit à la recherche sur l'existence du premier moteur. Cette proposition se formule ainsi * :

« Les principes delà substance composée et individuelle sont la matière et la forme 5; et il faut nécessairement un agent, c'est-à-dire un moteur qui ait mû le substratum, afin de le disposer à recevoir la forme ; c'est le moteur prochain, qui dispose une matière première quelconque G. Là est nécessairement le point de départ pour la recherche sur le mouvement, le moteur et le mû. Toutes les explications utiles ont été données sur ce sujet 7 et Aristote dit expressément : « La matière ne se meut pas par ellemême8 ».

De cette proposition, il résulte qu'il y a un moteur qui a mis en mouvement la matière sublunaire pour qu'elle reçût la forme. A ce moteur il faut supposer un autre moteur.

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