‹ Main gauche; comédie en trois actesChapitre 35 sur 73 · ACTE DKUXIÊME · texte numérisé non relu

ACTE DKUXIÊME

SIMON

Hélas ! Bref, tiraillé par ci, tiraillé par là, houspillé partout, j'ai deux ménages, mon vieux, deux ménages et pas d'intérieur.

GARRIGUE

Tu as eu jadis, une vraie passion pour Hortense.

SIMON

Oh I que c'est passé I Et vraiment, mon cas est exceptionnel, je trompe ma femme que j'aime avec une femme que je n'aime pas.

GARRIGUE

Ça se voit tous les jours.

SIMON

Tu crois?

GARRIGUE

Certes.

Eh ! bien, je n'ai même pas la consolation que ce soit exceptionnel.

GARRIGUE

C'est le cas de tous les hommes qui sont faibles avec les femmes. Vous êtes quelques-uns!

SIMON

Ah ! ce supplice-là ne peut durer. Il y a des jours où je souhaite des catastrophes. J'ai envie d'en finir.

GARRIGUE

Tu as envie de te tuer?

SIMON

Non, d'avouer tout à Colette.

GARRIGUE

Ah I trop tard... le tonnerre!

RrvoN.

Je me révolte! Tantôt je coupe à Hovtense, et je viens de lui écrire une dépêche, en petit nègre, pour le lui signifier.

GARRIGUE

Tiens I Tu montres les dents?

SIMON

Et je me promènerai avec Colette, que j'adore, et que je rends malheureuse. Et je l'attends le pied ferme, Hortense. (on frappe.) Entrez.

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