‹ Main gauche; comédie en trois actesChapitre 55 sur 73 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

GARRIGUE, MONSIEUR et MADAME BRIDIER, COLETTE.

MADAME BRIDIER, se précipitant au devant de Colette.

Eh bien?

COLETTE

Eh bien... vous aviez raison, (eiio ôte son chapeau et •'affale dans le fauteuil.) Mon mari a une maîtresse I

MADAME BRIDIER.

Vous l'avez pincé? Flagrant délitl

COLETTE

Non... mais c'est tout comme! je suis fixée maintenant. Il me trompe, j'en suis sûre !

Elle pleure.

BRIDIER.

On n'est jamnis sûre de ces choses-là, même quand on les a vues!

MADAME BRIDIER.

T.iisoz-vous ! (a Colette. ) Donc, vous avez suivi voire mari?

COLETTE

Son fiacre marchait très lentement.

BRIDIER, à Garrigue.

Vous auriez pu le rejoindre à temps

Je l'ai dépassé à plusieurs reprises. Arrivé rue des Martyrs, Simon a payé son cocher. Il est entré au numéro 3.

Madame bridier.

El vous êtes montée derrière lui ?

COLETTE

Non... je suis restée dans mon fiacre, à quelques pas de la maison.

MADAME BRIDIER.

Maladroite ! Il fallait monter aprôs lui avoir laiss-ô le temps moral de...

COLETTE, vivement.

Je n'ai pas osé... J'ai Laissé les stores et j'ai attendu environ une heure. Ah ! les pensées qui m'ont traversé la tête durant ces minutes-là !

BRIDIER.

Pauvre petite I

COLETTE

Je voulais encore espérer; je me disais ; ce n'es pas possible! Il m'a si souvent répété que j'étais tojil pour lui. A cinq licurcs, il est sorti. Il n'était pas seul.

MADAME BRIDIER.

II était .. avec l'autre I

COLETTE

MadomoiselloIIorleusc! Elle e.st laide, pas jeune...

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