SCENE IV Les Mêmes, moins GARRIGUE
MADAME BRIDIER.
Là! Maintenant que nous sommes entre nous... Je dis entre nous, parce que Bridier ne compte pas.
Mettez deux sous dans l'appareil, et vous aurez une aménité.
MADAME BRIDIER.
Il s'agit de délibérer avant le retour de votre mari. Avez-vous un plan de conduite ?
COLETTE
Je ne sais pas... Je suis malheureuse! J'ai la tête
vide! Ah! mon Dieu!
Elle pleura.
BRIDIER.
Voulez-vous un conseil?
MADAME BRIDIER.
Nonl
BUIDIER.
Je VOUS le donne tout de même... Soyez indulgente.
MADAME BRIDIER.
Il vous sied Lien d'élever la voix, ù vou.> «pu ;im z donné l'exemple de l'inconduite ! Qu'elle oublie tout, n'est-ce pas, pour que son mari profile de la permis sion et recommence demain.
BRIDIER.
II n'en nura guère envie, le malheureux I II n'.i pas revu cette femme de son plein gré ; rappelezvous ses propres paroles : « Bon sang I c'est pas un métier ! »
MADAME BRIDIER.
Il ne manquerait plus que ce fût un métier*
BRIDIER.
Il va là-bas, contraint et forcé. Vraiment il paie la faute qu'il a commise. Pardonnez ! C'est le plus simple.
MADAME BRIDIER.
N'écoutez pas mon mari! Il est complètement gâteiixl
BRIDIER.
Mais, ventre du Pape! Vous avez pardonné, vous.
MADAME BRIDIER.
Il le fallait bien! je n'avais pas de dot I
BRIDIER.
Ah I que ne le disiez-vous plus tôt I MADAME r.niniER.
Ttudis qu'elle est iniiépendanlc î au demeurant, 1:1 -dière amie, vous agirez j\ votre gir.so, cl je me lor is un scrupule de peser sur votre décision.