Al. Bertrand, Loc. cit., p
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de notre vie, devient l'écho de toutes les impressions inconscientes du présent et du passé i.
Il est pourtant des heures où ces impressions sont plus décisives. Quand le fœtus se développe dans le sein de la mère, il reçoit de tous côtés des pressions dont l'effet sera décisif : c'est peut-être alors que l'être inconscient prend la forme qu'il imposera plus tard à la vie consciente 2, Tout ne vient pas pourtant de l'extérieur. Pour que l'action de celui-ci soit efficace, il faut qu'il y ait une réaction intérieure, et donc une énergie primitivement donnée.
C'est dans l'inconscient, que nous trouvons la raison des joies et des douleurs qui paraissent sans cause : Ce qu'il est, nous le savons par le retentissement qu'il a dans le sentiment immédiat de l'existence.
Mais son action ne s'arrête pas là.
Quand il eut découvert la volonté lihre, Maine de Biran se crut au port. Il lui sembla qu'il allait trouver le repos et que la joie qui n'avait été jusqu'ici qu'une bonne fortune passagère, désormais il pourrait la conquérir de haute lutte et, conquise, la placer en lieu sûr. Mais il ne tarda pas à s'apercevoir que, comme ses impressions étaient mobiles, sa volonté était changeante. Et il en vint bientôt à se demander d'où procédaient les variations de cette faculté autonome et si cette force hyperorganique était aussi indépendante qu'il l'avait cru. Il reconnut alors qu'elle n'était pas entièrement maîtresse d'elle-même, que sa fermeté et sa faiblesse dépen-