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la douceur de sa nature le ramène. Il porte envie aux natures saines et fortes qui, même sous le poids des affaires publiques, savent garder intacte leur liberté d'esprit et sont prêtes à parler, à agir comme il convient, en ebaque occasion qui se présente K Quel contraste avec sa préoccupation babituelle^! Mais pour remédier à ce défaut, ajoute-t-il avec tristesse, il faudrait commencer par guérir
les nerfs ^.
Il est malade en effet. Le vent qui souffle, la pluie qui tombe, l'biver qui arrive secouent, abattent, immobilisent son organisme débilité; et son âme délicate et attentive en éprouve le douloureux contre-coup. Cette faiblesse qui le met à la merci des variations les plus légères de la température, rare à cette époque et dans cette génération vaillante et robuste, mais depuis lors si fréquente, elle a un nom : c'est la neurasthénie. Maine de Biran en a tous les stigmates, et la mémoire qui très tôt défaille ^ et Tanesthésie partielle et intermittente et l'obnubilation de l'esprit et l'agitation fébrile. Gomme ses sens, son âme est parfois insensible : rien ne le touche, ni ne l'émeut ^ Pour secouer cette torpeur, il fait appel à l'étude. Mais alors rien de suivi. Il prend, laisse, reprend des travaux qu'il ne peut poursuivre, feuillette au hasard