‹ Maine de Biran [microform]Chapitre 21 sur 135 · Pensées, p · texte numérisé non relu

Pensées, p

vers lequel, dès le début, à travers bien des hésitations et des incertitudes il a toujours marché ^

Nous connaissons à présent son âme, les forces qui Font agitée et conduite, les attraits qu'elle a subis : ce sont là les causes secrètes, et comme les moteurs obscurs, qui ont produit la lumière et suscité la doctrine. Nous pouvons maintenant aborder celle-ci. Nous sommes préparés à la comprendre non pas seulement dans sa lettre, mais dans son esprit, à en pénétrer le sens. Nous allons la voir naître, se développer et grandir. Elle ne se déduit pas comme un système abstrait et mort; elle évolue comme la vie.

1. Le germe de cette vie de l'Esprit existe toujours au fond de l'âme, où il a été déposé par l'auteur de la nature, en attendant les occasions propres à le développer... C'est dans ce sens que l'homme intérieur se renouvelle en même temps que l'homme extérieur se détruit, comme le dit si bien le grand apôtre {Pensées^ p. 417).

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