Ibid., p
tinct de toutes ces impressions, qui ne se confond avec
aucune ^.. »
Il est indépendant et libre. Nous avons le pouvoir de commencer, de suspendre, de continuer un mouvement : « C'est un fait de sens intime aussi évident que celui de notre existence même. » Cette activité, rien ne peut la contraindre à entrer en exercice et rien ne peut l'empêcher d'agir. « Ni les amorces du plaisir, ni l'aiguillon de la douleur ne sauraient Tentrainer d'une manière invincible. Quand eUe s'exerce, toutes les lois physiologiques sont troublées; tous les signes extérieurs de sensibilité ou de contractilité sont incertains et peuvent être muets ou trompeurs. Eh ! que peut, par exemple, la douleur la plus atroce, sur la volonté d'unMucius Scévola? Avant quelle cède, le bras qu'elle tient immobile sur le brasier ardent pourra tomber en cendres. N'est-ce donc pas une force propre et sui juris, que celle qui domine ainsi la sensibilité, l'enchaîne à ses propres lois, qui force le corps à s'arrêter ou à se précipiter en avant quand son instinct l'entraîne à la fuite 2? »
Ce que nous venons de décrire est la liberté déjà développée, entièrement maîtresse d'elle-même et s'élevant, à raide des motifs qui lui sont un attrait et un appui, jusqu'au subhme. Mais, « avant qu'il y ait des motifs d'agir, il y a bien sûrement une puissance de mouvement ou d'action; avant que ce mouvement soit devenu moyen, il a commencé par être lui-même le but ou le terme propre du