‹ Maine de Biran, sa vie et ses penséesChapitre 64 sur 85 · Féoelon, Maximes des Sainu · texte numérisé non relu

Féoelon, Maximes des Sainu

les empêchent de prédominer; et cela sans aucune influence directe de l'âme sur le corps, ou du corps sur l'âme, sans que la substance spirituelle parta^ les passions de l'âme sensitive, ni agisse sur elle pour la modifier, mais seulement en tant que Tétat de l'une est la condition naturelle ou habituelle de l'exercice des opérations ou fonctions de l'autre. Ce qui me parait inconcevable, d'après les faits d'expérience, c'est que la vie intellectuelle reste inaltérable, indépendamment de toutes les oondilions naturelles qu'elle peut avoir dans la vie sensitive et réciproquement. Voilà le miracle de Vh/ûmme-Dieu : le stoïcisme ne peut aller jusque-là.

Deux conditions : 1* Désirer ^ vouloir, faire eObrt pour s'élever au-dessus de cette condition animale par laquelle tous le êtres sentants naissent et meurent de la même manière. 2'^frier afin que Tesprit de sagesse vienne ou que le royaume de Dieu arrive. Il n'arrive qu'autant que la voie lui est préparée, il n'éclaire que le sens disposé à recevoir son impression . tel est l'emploi de notre activité. Elle nous a été donnée pour préparer l'accès à et tle lumière divine dont la lumière physique est un emblème. Lud comparata invenUur prwr ^, Il faut en eflet que notre œil soit ouvert, bien disposé à se diriger volontairemeut vers l'objet d'où sont réfléchis les rayons lumineux, pour que la vision s'accomplisse : de même pour cette intuition in. terne d'une lumière plus haute, il faut une préparation. Optavi {conatus sum) et datus est mihi sensus. Invocavi et vemt in me spiritus sapientise '.

Désirer (sentir ses besoins, sa misère, sa dépendance), et faire effort pour s'élever plus haut; prier, tenir l'œil tourné vers la source d'où vient la lumière : ainsi l'homme te trouve

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