‹ Maine de Biran, sa vie et ses penséesChapitre 73 sur 85 · Lettre du 21 septembre · texte numérisé non relu

Lettre du 21 septembre

396 AVERTISSBHBHT.

Maine de Biran à l'oubli qui les menaçait. ) hélas Isa mort si prématurée, si douloureuse pour sa famille et pour ses amis, pour l'État et pour sa contrée natale, est encore un deuil pour la religion et la morale, sciences auxquelles Touvrage qui l'occupait aurait donné de nouveaux appuis. » Quelques ébauches de cet ouvrage existaient et ont été publiées ^ ; mais ce sont de simples ébauches, et rien ne pouvait mieux lescompléter que la publication des feuilles auxquelles V homme confiait, dans toute la pureté de leur conception première, les pensées que Vauteur se proposait de rédiger dans les conditions d'une exposition scientifique.

Il convenait donc de publier, mais il était nécessaire de choisir. Il fallait justifier la confiance de la famille du défunt en respectant ses intentions. Il fallait encore ne pas commettre ce que M. de Lamartine appelle < des larcins faits à la pudeur de la vie ou à l'intimité du foyer delà famille ^. » Pour tout dire, en un seul mot, il fallait éviter l'indiscrétion. Or voici quelle est ma pensée à ce sujet. Les événements publics composent l'histoire de la société ; tous la font en une certaine mesure; tous ont le droit de la

1. Frai^ments des Nouveaux essais d^anthropologiei dans le 3"*tolume des Œuvres inéaites de Maine de Biran.

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