‹ Maison à vendreChapitre 2 sur 25 · M"= DORVAL, FERVILLE · texte numérisé non relu

M"= DORVAL, FERVILLE

Ilssoi'lent de la pieinicrc maison, qui est celle de iNl' Dorval •

M"" D,^iBVAL. Yotie pi'oposition est une insulte.

FEBVii.i.E. Mais ma dière voisine.

mmc rioHVAi.. Il y a trois mois que vous m'avez offert d'acheter ma maison; et maintenant que je vous la laisse au prix que vous m'en av.;/. donn?, vous m'offrez à peine la moitii^ de la valeur dj cjlte propriété !

PEiivii.LE. C'est une e'.iose toute simple et qui se fait tous les joH:s.

M""' noRVAL. Parmi vos pareils.

FEBviLLE. Il fallait accepter mes propositions dans le temps.

v.'^' DOBVAL. Excellente raison !

FEBVILLE. La maison est mal située.

M"" DORVAL. A ce que vous dites.

FEBVILLE. Vous voyez que personne ne se présente pour l'acheter ? 4

M"" DORVAL. Grâce à vous qiii méprisez mon bien, pour l'avoir à meilleur compte.

FEBVILLE. Si vous en trouvez davantage, je vous conseille de le laisser.

M»' DORVAL. Je m'arrangerai de façon qu'il ne restera pas à un arab: comme vous.

FEiiviLLE. On est toujours un arabe quand on songe à ses intérêts.

M"» DORVAi. Vous songez aux vôtres, aux dépens de ceux d'autrui.

FERViLLE. Chacun agit à sa manière Acceptezvous mas propositions ?

M""" DORVAL. Non, encore une fois, non.

FERVILLE. A votre aise, vous vendrez votre maison si VOUS le pouvez.

M""= DORVAL. Sans rancune Vous verrez

Qu'il vienne un acquéreur ; et s'il en croit mes conseils Les avantages que vous retirez de mon voisinage 11 suffit, je m'entends. Adieu.

FERVILLE , en s'en allant. Elle a beau dire, la maison me restera.

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