M"= DORVAL, FERVILLE
Ilssoi'lent de la pieinicrc maison, qui est celle de iNl' Dorval •
M"" D,^iBVAL. Yotie pi'oposition est une insulte.
FEBVii.i.E. Mais ma dière voisine.
mmc rioHVAi.. Il y a trois mois que vous m'avez offert d'acheter ma maison; et maintenant que je vous la laisse au prix que vous m'en av.;/. donn?, vous m'offrez à peine la moitii^ de la valeur dj cjlte propriété !
PEiivii.LE. C'est une e'.iose toute simple et qui se fait tous les joH:s.
M""' noRVAL. Parmi vos pareils.
FEBviLLE. Il fallait accepter mes propositions dans le temps.
v.'^' DOBVAL. Excellente raison !
FEBVILLE. La maison est mal située.
M"" DORVAL. A ce que vous dites.
FEBVILLE. Vous voyez que personne ne se présente pour l'acheter ? 4
M"" DORVAL. Grâce à vous qiii méprisez mon bien, pour l'avoir à meilleur compte.
FEBVILLE. Si vous en trouvez davantage, je vous conseille de le laisser.
M»' DORVAL. Je m'arrangerai de façon qu'il ne restera pas à un arab: comme vous.
FEiiviLLE. On est toujours un arabe quand on songe à ses intérêts.
M"» DORVAi. Vous songez aux vôtres, aux dépens de ceux d'autrui.
FERViLLE. Chacun agit à sa manière Acceptezvous mas propositions ?
M""" DORVAL. Non, encore une fois, non.
FERVILLE. A votre aise, vous vendrez votre maison si VOUS le pouvez.
M""= DORVAL. Sans rancune Vous verrez
Qu'il vienne un acquéreur ; et s'il en croit mes conseils Les avantages que vous retirez de mon voisinage 11 suffit, je m'entends. Adieu.
FERVILLE , en s'en allant. Elle a beau dire, la maison me restera.